Ciao bella Italia (parto due)

Aloooooooors, nous nous sommes donc arrêtés à notre arrivée dans la nature toscane… Donc, une fois dans cette voiture, nous voilà partis à l’assaut des routes et du monde toscan… Notre première nuit se passera dans un petit camping près de Montepulciano, petit village au sud de Sienne réputé pour sa beauté médiévale… Mais nous ne le verrons que le lendemain. En effet, le premier soir, nous étions tellement occupés à nous remplir les yeux de routes et de paysages qu’on s’est fait avoir, la nuit est tombée et nous n’avions pas d’endroits pour dormir en tente. C’est avec un coup de chance que, à la lueur des phares, Bruno aperçoit enfin un petit écriteau indiquant « campeggio » alléluillaaaaa!!! Ce camping reste parmi nos préférés d’abord parce qu’il est minuscule, il y a en tout trois autres tentes hormis la nôtre… Ensuite parce que le propriétaire en est à sa quatrième bière quand nous déboulons à neuf heures passés du soir et quand Bruno lui demande sans vergogne s’il n’en a pas une pour lui, hop ni une ni deux ce monsieur jovial prend sa voiture pour aller en racheter quelques kilomètres plus loin! Il nous explique, semi italien semi français que son camping est un camping familial, sans trop de monde et qu’il aime ça comme ça. Ca nous va à ravir, en plus les étoiles sont au rendez-vous, nous qui voulions absolument camper après tous les petits hôtels de Naples et Rome, nous sommes enchantés!

Nous repartons le lendemain, car nous comptons partir au sud-ouest de Sienne après notre visite dans Montepulciano. En effet, c’est charmant et ancien, mais nous allons vite nous rendre compte que partout en Italie toscane, les villages sont vieux et charmants…

Hop, nous voilà partis pour notre deuxième journée de découverte toscane… L’inconvénient, c’est la chaleur il fait plus de quarante degrés passé onze heures du matin et dans la voiture c’est encore pire. Nous décidons donc de nous rendre sur la côte, en face de l’île d’Elbe afin de profiter d’un peu d’air frais. Erreur. Nous étions naïfs de nous imaginer que l’Italie est tellement grande qu’il y aurait de la place pour nous. En fait, il y a un million d’Italien au mètre carré le long de la côte et après une journée de voiture, nous n’avons pas les nerfs de supporter tout ce monde. En plus, à notre grande horreur nous apercevons au loin des horribles buildings dans une ville où nous comptions nous arrêter. Nous n’avons plus vu ces machins immenses depuis Paris et ça ne nous manquait pas. En plus qui dit building dit ville ultra touristique et endroits très chers pour dormir… Courage fuyons! Mais nous sommes tellement fatigués et pour ma part, la chaleur et le monde viennent à bout de mes nerfs que nous nous arrêterons dans un horrible camping pour passer la nuit. Je dis horrible car c’est le genre de camping immense, avec activités  et tarifs élevés. Bruno me relativise la journée en me disant qu’avant d’arriver à la côte nous avons de nouveau vu des paysages magnifiques où nous étions seuls sur les routes, mais ce soir là j’avoue que je m’en fous, je râle.

Le lendemain, hop direction Cecina marina, petit village certes touristique mais beaucoup moins fréquenté, nous nous poserons le long de la mer pour boire un café et relativiser de notre journée de la veille. Après cela, hop, direction l’intérieur des terres, vers Volterra, ville connue pour ses origines Etrusques ( petit rappel historique, les Etrusques sont le peuple qui précédait l’ère romaine et qui était déjà ultra moderne et organisé). Volterra se situe haut  sur les collines toscanaises. Nous y arriverons le soir, après une journée passée à suivre à nouveau un circuit de villages et de nature à couper le souffle. En fait, nous avons acheté un guide sur la Toscane à Rome et dans ce guide il y a des petits circuits à faire en voiture, dans les plus beaux coins de Toscane, ce guide nous est précieux et très pratique. D’ailleurs, la côte ne figurait pas au programme du guide, nous aurions mieux fait de l’écouter mais un voyage c’est aussi apprendre de ses erreurs de trajectoire. Bref, grâce à notre bouquin nous fréquentons des routes où nous sommes absolument seuls et nous voyons toujours plus de beauté dans les paysages. Il fait toujours aussi chaud et à la radio, les journalistes italiens nous annoncent une chaleur « incredible » et une semaine de canicule… Tuto va bene!

Arrivés à Volterra, nous irons dans un camping absolument fabuleux en raison de la vue qui s’offre à nous. Nous surplombons la Toscane, on y voit à des kilomètres, c’est magique et magnifique. Le lendemain, nous irons visiter Volterra, curieux de se promener dans la ville Etrusque de l’Italie. Pas de bol, les monuments à visiter se trouvent sur la grand place et évidemment c’est le week-end médiéval, avec concerts, danses et tout le tintouin paf neuf euros pour passer dans le centre ville. Bon, nous n’irons pas, les fêtes médiévales, je connais et ce n’est pas typique de l’Italie. Par contre, nous irons dépenser huit euros pour visiter le musée sur les Etrusques. Il est unique au monde et recèle toute la collection des stèles funéraires, des bijoux, objets quotidiens et l’histoire Etrusque dans son ensemble, couplée avec les influences de l’art hellénistique. Ce musée se dresse sur trois étages, nous y restons des heures, c’est magique lorsqu’on aime l’histoire et qu’on fait fonctionner son imagination. Je le conseille à tous les amateurs d’art et d’histoire antique. On en tire la conclusion que ce peuple avait déjà tout compris, nos peuples actuels se sont finalements contentés de reproduire leurs idées, après les années noires du Moyen-Age, qui  ont vu toutes ses merveilles enterrées et oubliées.

Après Volterra, direction Pise, il faut quand même que je vois la « torre pendente »! On y restera 15 minutes, il fait 45 degrés et hormis la tour et le dôme à côté, Pise est vide de monuments historiques. Mais effectivement… elle penche d’une façon certaine et je riais toute seule de voir tous les touristes prendre des poses style « je redresse la tour regaaaaarde »… Inutile de dire que je me suis passée de jouer l’andouille devant la tour, il fait trop chaud. Nous passerons la nuit dans un camping au bord de la mer, moins touristique. Nous irons admirer le coucher du soleil sur l’eau… soirée paisible…

Après cela,… direction les montagnes!!!! Ahaaaaaa!!! Notre petite voiture grimpe jusqu’à San pellegrino! On est à 1500 mètres d’altitude, mais c’est la voiture qui a fait tout le boulot, j’ai un goût de trop peu, j’adore la montagne, je veux aller marcher! Mais là, il est déjà cinq heures de l’après-midi, nous roulons à la recherche d’un camping pour être tranquille. Nous en trouvons un, que nous adorons et nous y resterons deux nuits, contrairement à notre habitude. Le camping est paumé dans les montagnes, de nouveau il n’y a quasiment personne et j’ai l’impression d’être dans mon jardin à Kain:-)  Hasard absolu, à plus de cinquante kilomètres de la veille, nous retrouvons nos voisines de tente de la mer! Deux allemandes très sympas qui font le tour d’Italie avec une liste de camping déjà dressée.

Le lendemain, direction la montagne! Il fait plus frais, bonheur de bonheur pour la petite belge que je suis qui n’est pas du tout habituée à la chaleur étouffante. Frais cela signifie qu’il fait 35° au lieu de 45° et cela fait toute la différence. Nous partons à l’assaut du Mont Pania del Croce, mont le plus connu de la région car c’est le plus haut (1858 mètres) et de plus, le paysage environnant est magnifique. Rien à voir avec le Mont Aigoual, nous ne marcherons « que » cinq heures en tout, car il faut rouler d’abord jusqu’au début du sentier et nous sommes déjà à 1400 mètres mais… Tout d’abord, ça grimpe jusqu’à un refuge, durant une heure et demi. Ca grimpe mais c’est en forêt, il fait frais c’est agréable. Au moment de sortir de cette forêt, plus très loin du refuge, nous sommes à 1600 mètres de hauteur, nous entendons des « BOIIIIING », comme du bois qui s’entrechoque. Je demande « c’est quoi ça?? » Bruno « bah sûrement un garde forestier » je sais pas pourquoi à cette hauteur j’ai un gros doute, nous avançons et en fait, une vingtaine de mètres plus loin se trouvent deux  muflons qui se bagarrent, le « BOIIIIING » vient de leurs cornes de bois qui se heurtent violemment… Je suis ravie de voir les animaux des montagnes mais nous avançons quand même, on ne sait jamais comment réagissent les animaux sauvages en pleine bagarre… Nous les croiserons qui remontent tranquillement un peu plus loin et je crie pour qu’ils ne bougent pas, que je puisse les prendre en photo. Ils restent bien immobiles à m’écouter quelques secondes mais non, ils avanceront trop vite pour que je les photographie…

Arrivés au refuge, je dis naïvement, « baaaaah ça va on a fait le plus dur, plus que quarante minutes jusqu’au sommet! »… En fait, j’ai dans la tête nos montées françaises où jusqu’au sommet, il y a toujours des sentiers, certes abrupts, mais des sentiers. Ici, au bout de dix minutes on comprend vite, regardant le paysage, que cette sacrée montagne est bel et bien sauvage. Si le chemin est en effet balisé, ce n’est plus un chemin. Ce sont des amoncellements de pierres qu’il faut souvent escalader et tu as intérêt à faire gaffe où tu poses tes pieds! La montée de quarante minutes est en fait très fatiguante et une fois de plus je croise des grimpeurs aguerris qui sautillent comme des cabris… Grr un jour on fera ça aussi!! Nous apercevons d’ailleurs, au sommet, des espèces de biches des montagnes, qui disparaissent très vite dès qu’elles sentent la présence humaine… Moi qui adore les animaux me voilà servie!

Une fois en haut, nous marchons le long de la crête durant quelques minutes, profitant de la vue, c’est superbe, c’est génial, la montagne ça se mérite!

La descente est aussi fatiguante, de plus Bruno est en sandales (allez savoir pourquoi il a boudé ses magnifiques chaussures de marches) nous n’avons quasiment rien mangé et nous ne nous sommes arrêtés qu’une quinzaine de minutes au refuge. Mais nous sommes heureux, nous avons arpenté la montagne! Le repas du soir est le bienvenu lorsque nous rentrons enfin au camping!

Le lendemain, c’est notre dernier jour de voiture, nous errons autour de Florence, rendrons visite à Vinci, là où est né le grand maître du 16ème et nous irons voir sa maison de naissance, planté en haut d’une colline, entourée de champs d’oliviers, la Toscane nous offre ses merveilles jusqu’au bout. Le soir, grâce à nos deux ex voisines de tente allemandes, nous trouverons un petit camping non répertorié sur internet à Florence, pour passer la nuit. Le lendemain, nous irons déposer la voiture dans la ville (horreur absolu pour trouver europcar, le centre de Florence est truffé de sens interdit, je m’énerve pendant 10 minutes et finalement après une demi heure d’errance nous tombons dessus par bol). Nous irons ensuite déposer nos affaires dans un petit hôtel que nous avions déjà réservé car ahahaha, ma Popo petit chou, Nicolo et notre Cath nous rendent visite durant le week-end!! Nous sommes impatients de les voir évidemment. Nous passons notre première après-midi dans Firenze à deux, découvrant ses merveilles dans le centre. De nouveau, c’est chargé d’histoire, comme toute la Toscane, l’histoire des Médicis, des mythes antiques, de l’enlèvement des Sabines…

Le lendemain matin, nous irons nous promener jusqu’à la piazza MichelAngelo, haut point de Firenze qui englobe toute sa beauté… L’après-midi, Nicolo et Popo débarquent et nous irons nous promener dans la ville, avant de prendre l’apéro et de s’offrir un bon resto! Le lendemain matin, ma soeur et son bel italien vont à la galerie des offices, là où sont exposées les oeuvres uniques de Boticelli, de Michel Ange, Léonard de Vinci et tant d’autres… Non pas que ça ne nous intéresse pas, mais le prix d’entrée est de quinze euros et notre sens de l’économie se rebelle, nous reviendrons un jour… Pendant ce temps, nous allons chercher Cath à l’aéroport! Nous nous baladerons avec elle pour la troisième fois déjà dans le centre de Florence et prendrons l’apéro avant que Popo et Nicolo nous rejoignent… Nous passerons l’après-midi à déambuler tous ensemble, s’arrêtant pour boire un verre, discutant tous ensemble, vraiment nous sommes plus qu’heureux de les voir… Après un autre resto (avec un serveur certes moins sympa mais nous mangeons bien, comme toujours en Italie!), nous rentrons bien fatigués dans notre petit hôtel, ils partent déjà tous le lendemain…

Et le lendemain, il pleut!!! Cath, nous sommes d’accord ma puce pour dire que c’est bien toi qui nous a ramené la drache de Belgique ;-)) Il pleut, cela rafraîchit l’air, mais n’empêche pas le départ… D’abord de Popo et Nicolo, qui rejoignent l’Ile d’Elbe et la famille de Nicolo pour le reste de leurs vacances… Evidemment, je pleure, voir ma soeur me quitter me déchire toujours car je sais que je ne la revois pas avant très longtemps et puis bon, c’est petit chou quoi! Je pleure, heureusement que j’ai Bruno et Cath pour me tenir compagnie… Cath s’envolera deux trois heures plus tard, nous l’accompagnerons jusqu’au bout de l’aéroport, nous avons parlé sans nous arrêter, ce fut bref mais intense et évidemment une fois qu’elle disparaît, nous repleurons en coeur, bah oui on est sensible, on aime notre voyage mais on aime nos amis-famille et puis tout d’un coup ça fait vide!  Il est temps de partir de Florence, elle appartient à nos retrouvailles et pas seulement à Bru et moi. Nous remarcherons dans la ville durant la soirée, respirant son ambiance une dernière fois mais je suis triste, chaque coin me rappelle ma soeur, Nicolo et Cath…

Le lendemain, direction non pas Venezia comme prévu mais Vicenza où nous attend Lorraine, la belle-mère de Cath, l’amoureuse de son papa. Elle nous invite très gentiment dans sa maison d’Italie, à quarante minutes de Vicenza, en plein campagne italienne de nouveau! Cela fait du bien, elle nous soigne en maman italo-belge et nous retrouvons également Lelle et Soupape (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont leurs deux chiens, que Bru et moi avons gardé deux fois, lorsqu’ils étaient en vacances). Nous resterons deux nuits, Lorraine nous fera visiter les alentours, la ville de la Grappa! C’est joli partout, il y a encore cependant des traces des guerres passées, c’est toujours chargé d’histoire humaine… Nous bavarderons beaucoup avec Lorraine, vraiment ce furent deux jours super! Merci Lorraine, je sais que tu nous lis merci pour ta gentillesse, la bonne bouffe italienne et les découvertes de ton coin d’Italie (y compris la grappa bien sûr;-) ).

Nous partons pour Venezia le mercredi 29, disant encore une fois au revoir… Lelle et Soupape nous jettent des regards tristes, mais nous les reverrons!!

Et nous voilà en camping à Venezia chers amis-famille! C’est beau, c’est unique, plein d’eau, de surprises, Venise ville romantique du nord de l’Italie… j’en écrirai plus la prochaine fois car nous partons seulement dimanche et il nous reste à découvrir…

Pour terminer, j’ajouterai que nous sommes très heureux. Oui, heureux. Pour les esprits plus critiques (mais néanmoins aimants nous le savons) de notre entourage, sachez que notre changement de cap depuis nos deux mois nous est bénéfique, c’est-à-dire:

C’est vrai, nous ne marchons pas, nos gros sacs sur le dos, des journées entières sur les routes goudronnées ou balisées d’Italie. Nous avons choisi des transports peu chers. Nous avons également choisi de ne pas sillonner l’Europe de l’Est durant un mois mais de privilégier un pays. En effet, nous ne faisons pas un tour d’Europe, nous avions déjà le visa russe pour septembre avant de partir et après beaucoup de discussions nous avons décidé de sillonner un pays. L’amitié nous attendait en Italie, nous avons donc opté pour elle! J’ajouterai que si nous n’avions fait que marcher, nous n’aurions pratiquement rien vu, pour connaître l’Italie comme nous la connaissons maintenant en marchant, il faudrait au moins trois mois.

Nous regrettons juste de ne pas avoir fait de bonnes marches en Toscane, mais les températures extrêmes ne le permettent pas. La Toscane, c’est le désert, il n’y a pas beaucoup d’ombre et pour avoir souffert d’une insolation à Naples, je ne souhaitais pas réitérer l’expérience. La Toscane est parfaite pour marcher, mais si vous voulez y aller, attendez l’automne ou le printemps, lorsque le soleil est clément et ne brûle pas tout ce qu’il touche…

A ceux qui se demandent si notre tente nous a servis avec un sourire ironique, nous répondrons et bien oui! Mais comme beaucoup de gens nous ont accueillis avec leur amitié et leur grand sourire, nous l’avons moins utilisée que prévu… Mais elle a été plantée dans le sud et partout en Toscane, et elle trône maintenant dans notre camping vénitien. Nous pensions d’ailleurs faire du camping sauvage en Toscane mais en fait c’est difficile, en bas en tout cas. La Toscane est un immense désert brûlé par le soleil et on repère une tente de la route à des kilomètres et de toutes façons, les températures ne s’y prêtaient pas. Il existe bien sûr des bouquets d’arbre et de verdure mais si vous vous approchez, bien vite vous arrêtent des panneaux « vietato passare, vietato camper, strada privada », alors c’est vrai que nous aurions pu aller sonner aux fermes et aux habitations pour plaider notre cause. Mais nous ne l’avons pas fait. Nos amis italiens nous avaient prévenus, en Italie du Nord, les gens sont devenus méfiants, ils n’accueillent pas les étrangers chez eux et le camping sauvage n’est vraiment pas connu. Même chose pour l’auto-stop ceci dit nous n’avons pas essayé! Mais peu nous importe, nous avons planté notre tente dans différents campings, nous avons appris énormément de ce pays, de son histoire et des Italiens. Nous avons beaucoup ri de la mode dans les villes, de l’extrême féminité des femmes, capable de se changer trois fois par jour en fonction de l’endroit où elles se rendent (elles me rappellent continuellement que décidemment je suis un peu garçon manqué), des lunettes de soleil énormes qu’ils ont tous sur le nez même quand ils sont à l’ombre. Nous avons trouvé dingue que des touristes se prennent en photo devant des magasins Gucci, Prada, Miu Miu, tellement cela fait partie de la culture Italienne. Nous avons ri jaune devant les prix de ces marques… Nous avons remarqué leur amour de la propreté physique et des bidets, du soin extrême attaché à leur personne, de leurs horloges jamais à l’heure nulle part et du soin qu’ils prennent pour t’indiquer un chemin quand tu es perdu… Même si ils ne savent pas, ils émettront un avis, à toi de te démerder pour savoir lequel est le bon! Mais même si ils ne sont pas accueillants pour leur chez eux, les Italiens sont drôles, gentils, ils te parlent même si ils savent que tu ne comprends pas, ce n’est pas grave, ils te parlent! Ils sont curieux, les femmes se donnent toutes des petits noms « bella, amore » ils parlent fort, ils sourient et disent « grazie » tout le temps, bref un peuple que l’on prend en affection!

Le plus important, les amis-famille, c’est que vous sachiez qu’on se sent bien Bruno et moi. Nous trouvons notre rythme de voyage, entre économie et dépense lorsque quelque chose nous tient vraiment à coeur… Nous ne sommes pas des personnes qui ressentont le besoin de vivre de l’extrême, de camper au coeur des villes ou de marcher sous un cagnard pas possible jusqu’à s’en rendre malade. Mais nous aimons les montagnes, dépasser nos limites en grimpant parce que l’appel du sommet nous tient. Nous aimons déambuler dans les villes pour ensuite aller nous perdre dans les campagnes, mais nous préfèrons le faire en laissant nos lourds sacs à dos dans un endroit sûr, et en ayant les épaules presque légères (nous avons acheté un baby sac à dos qui nous accompagne dans toutes nos balades, difficiles ou non). Nous nous aimons toujours, certains jours sont plus difficiles car nous sommes confrontés à nos limites, mais nous trouvons toujours un terrain d’entente et l’amour est plus fort que le reste. Bruno est le meilleur compagnon de voyage et de la vie que je puisse trouver et je crois pouvoir dire haut et fort qu’il le restera.

La Russie et l’Asie nous attendent, avec d’autres montagnes, d’autres villes, d’autres cultures… Nous allons renvoyer notre tente et notre réchaud lorsque nous serons à Vienne, les sacs seront moins lourds, nous pourrons faire plus de trajet avec eux sur le dos! L’avenir nous attend, soyez heureux pour nous car nous sommes biens et en harmonie avec notre voyage, notre amour, notre chemin…

Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur jusqu’à nos prochains écrits, nous pensons souvent à chacun d’entre vous, je dois dire que mon Loulou me manque plus que je n’aurai jamais cru mais c’est ainsi, on ne peut tout avoir dans la vie…

Soyez heureux et amoureux les amis-famille! On vous aime, ciao ciaooooo!

les photos de Toscane: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/LaToscane?authuser=0&feat=directlink

les photos de Florence: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/Florence?authuser=0&feat=directlink

Vicenza, Grappa (chez Lorraine): https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/DansLePetitParadisDeLorraine?authuser=0&feat=directlink

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Catégories : Italie | 7 Commentaires

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7 réflexions sur “Ciao bella Italia (parto due)

  1. Cécile

    Salut les amoureux, contente de vous lire si heureux.

  2. Qu’il est plaisant de lire vos récits et de vous voir toujours aussi heureux d’être ensemble
    Dans l’attente des photos de Florence et de Venise…et puis bon séjour à Vienne

  3. Claudine (maman de Bruno)

    Les photos de Florence y étaient, je n’avais pas encore tout visionné
    Très belles photos encore…toute la magie de l’Italie et une part de mes (nos) racines

  4. Jean-Claude Leroy

    C’est gentil de nous faire rêver comme vous le faites ! Magnifiques photos !

  5. Marraine

    Je suis admirative et envieuse…merci pour ce reportage haut en couleurs, on pense fort à vous, plein de bisous!

  6. Arnaud

    J’aime ! J’ai appris que vous passez par Vienne en direction de la Russie, par hasard vous ne passez pas par Bratislava aussi ? (ce serait un miracle mais bon, j’y suis le 10 septembre, sait-on jamais)

    • elodiestockman

      Salut salut cousin, malheureusement non, on ne passe pas par Bratislava (bien que j’ai failli y atterrir, si Bruno ne m’avait pas réveillée pour me dire qu’on devait descendre du bus à Vienne, j’y serai actuellement:-)) ), mais je te souhaite bien du plaisir dans cette ville, tu vas y voir des amis Erasmus? Nous partons demain matin pour St Petersbourg avec un arrêt de 8h à Riga (dont je sais maintenant que c’est la capitale de la Lettonie). Si jamais l’envie te prend de te balader quelque part en Asie cette année par contre, préviens nous, qu’on se donne un rendez-vous! Gros bisous et belle nouvelle année à toi!!

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