Thaïland, Korp kun kra, korp kun krap!! (part 2)

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Et voici nos dernières journée en terre thaïlandaise! Nous revenons de Birmanie le 21 mars, le temps pour nous de nous poser une nuit à Bangkok, avant d’attraper un train le lendemain soir pour le sud et les plages magnifiques de Thaïlande!

Ceci est un article dédié à la glande, la farniente, la vie douce au fil de l’eau… Comme je sais que notre pays et ses voisins croulent sous la neige, je préfère vous prévenir… Ames jalouses et sensibles à l’hiver, s’abstenir! 😉

Vous êtes toujours là?? Bon. Vous l’aurez voulu! Je continue.

Le 22 mars, on a choisi notre plage, parmi une multitude d’autres, nous optons pour Koh Phangan. Pourquoi donc? Et bien tout d’abord car nous n’aurons pas le temps pour notre baptême de plongée, comme nous avions tout d’abord pensé le faire. Le PADI, que beaucoup de touristes viennent passer dans ce pays, ce ne sera pas pour cette fois-ci! En effet, il nécessite 5 jours de formations intenses avant de vous certifier apte pour la plongée en Thaïlande, suivi d’autres journées supplémentaires si vous désirez augmenter votre champ de plongée et votre profondeur. Ca fait rêver mais non, pas les sous et pas le temps, notre avion pour le Népal décolle le 30 mars et pour rien au monde, on ne manquerait ce départ pour l’Himalaya.  Alors, nous éliminons les îles qui se consacrent exclusivement à cela, au point de vous virer si vous ne payez pas de cours de plongée. Tel Kho Tao par exemple-du moins c’est ce que  relate notre guide du National Geografic et le lonely. Mais pas de panique, il y a plus que le choix! Ensuite, nous recherchons… le calme! Si, si, on y tient mordicus, on se persuade que c’est possible en Thaïlande, peu de touristes et un coin de plage presque UNIQUEMENT pour nous (comment ça impossible? Impossible n’est pas français, ni belge par ailleurs!)

On trouve des bungalows pas trop chers sur un coin isolé, au nord de koh Phangan. Bon, évidemment, la publicité se fait dans le lonely mais on se dit qu’on peut espérer moins de monde pour deux raisons principales:

1) Nous sommes en train de sortir de la saison haute.

2) Nous tombons en pleine période de full moon party. Au sud. Nous sommes à l’exact opposé, on peut donc espérer raisonnablement que les guindailleurs vont se ruer sur les bungalows au sud de l’île. Nous n’avions pas tout à fait bon pour ce coup là.

Bref, on réserve pour quatre nuits notre petit coin de paradis et le soir du 22 mars, c’est parti, on embarque- et ça fait longtemps- dans un train de nuit! Le train, ça nous manquait et nous avons choisi des couchettes car, après l’expérience de la Chine, nous avons compris que les nuits sont précieuses dans  un voyage au long cours, et donc, autant dormir plutôt que de rester assis et serré au milieu d’autres pauvres gens en troisième classe. Nous sommes toujours pauvres, certes, mais pas à ce point. Et bien nous en a pris parce que nous devons bien admettre que les couchettes de deuxième classe sont confortables à souhait! Le matelas le plus moelleux depuis longtemps et le luxe de regarder les étoiles, allongée sur ma couchette en écoutant ma musique n’a pas de prix pour moi, j’ai des souvenirs du transsibérien qui me reviennent, nostalgie russe que fais-tu là, au milieu de l’Asie? Par contre, pour continuer sur notre lancée birmane, l’arrivée est prévue à 4h25 du matin. Grr. Mais il n’y avait pas d’autre choix. Donc vlan, avec les autres blancs du train, nous sommes sur le bitume à l’heure plus ou moins annoncée.  Mais nous sommes immédiatement pris en charge-efficacité Thaï toujours- par des dames qui nous dispatchent dans les bons bus, en fonction des îles choisies. Une petite heure de bus et nous voilà à l’embarcadère, où nous attend un énorme cargo, qui naviguera jusqu’à Koh Phangan pendant deux heures et demi.

C’est ici que la magie de la mer de Thaïlande commence sa danse…

Ici, les eaux sont si claires qu’on pourrait presque se mirer dedans. L’eau et le ciel ne forment qu’une couleur suivant les heures du jour ou de la nuit… Les îles devant lesquelles nous passons, de loin, se dressent fières et rivalisent de beauté. L’horizon donne un éclat bleuté à tout ce qui l’entoure et si vous observez la surface de l’eau, vous y verrez, par dizaines, des éclats d’argents sautiller de ci de là… Les poissons sont nombreux et heureux par ici…

Nous sommes fatigués mais déjà heureux d’être là… Nous nous rendons bien compte que la full moon party du 26 mars attire une quantité certaine de bons fêtards mais on se dit qu’ils iront à l’opposé de nous… Et de fait, une fois à Koh Phangan, les trois quarts du bateau s’en iront vers le sud ( elles-sont-où-les-bières-et-les-autres-drogues) et nous partons en petit groupe de huit vers le nord, en touk-touk. Après cela, Bruno et moi sommes les seuls de la matinée à nous rendre encore plus loin, par petit bateau, vers notre plage qu’on espère déserte et magnifique. Magnifique, elle l’est, déserte mmmm, c’est presque ça. Les bungalows ne sont pas tous remplis (alléluillaaaaa) et les personnes qui sont ici, y sont pour les mêmes raisons que nous, en majorité: du calme et personne n’embête personne. Donc, nous adorons, bien entendu, cet endroit. Nous craquons et achetons un hamac – de toutes façons, ça fait trois mois que je fais des gros sous-entendus à Bruno sur les bienfaits d’un hamac- pour nous balancer devant la mer, qui est bien sûr au pied de notre bungalow…

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Aaaaaaaaah. Et c’est tout. Car nous n’allons presque pas bouger- excepté pour manger- de notre périmètre de plage. L’eau est délicieuse, le soleil tape dur, mais nous bénéficions d’un emplacement parfait, avec un grand arbre et même une balançoire (??) juste devant chez nous. Pas de balade dans la jungle derrière. Pas de plongée. Juste nager, dormir, lire, écrire et réfléchir. Manger et boire quand nous le voulons. Le seul bémol est l’arrivée, de midi jusque quatre heures de l’après-midi, des envahisseurs des autres plages- aux hôtels plus luxueux et au confort d’internet je présume- qui viennent squatter NOTRE (oui oui NOTRE) bout de sable, en débarquant par bateau et en poussant des cris. Je me sens l’âme d’une indigène au temps des colonisations « c’est-qui-ces-gens-j’aime-pas-leur-tronche-je-veux-qu’ils-dégagent ». Ca doit se voir sur mon visage parce que quelques personnes me regardent d’un air gêné et vont étendre leur serviette plus loin. Il faut dire que de mon hamac je les regarde sans sourire, en télépathisant très fort qu’ils me bouffent mon oxygène et mon paysage. Grr. Je suis à deux doigts de dresser les chiens de la plage pour qu’ils aillent les emmerder mais je n’en ai pas besoin, une femelle Louloute va s’étendre d’elle-même sur toutes les serviettes à proximité. Entraînant une réaction de hauts cris et de repli de jambes bronzées. Nierk nierk nierk. Oui, oui je sais c’est mauvais pour mon kharma. Mais tant pis. Bruno et moi devenons parfaitement asociaux et remarquablement sélectifs pour le partage des coins merveilleux de la terre. C’est l’effet Thaïlande. Je tiens d’ailleurs à préciser que nos voisins sont en majorité comme nous, ils s’effacent à ces heures-là, chacun dans son  bungalow ou son hamac.

Ceci mis à part, nos moments préférés sont l’aube, le crépuscule et la tombée de la nuit. Plus d’envahisseurs, plus de grosse chaleur, juste nous, les habitants des bungalows. Le matin, nous nous baignons seul dans l’immensité. C’est unique et merveilleux quand on sait le nombre de touristes dans ce pays. Le soir, les couleurs sont si belles que je me suis demandée si même un peintre de génie pourrait arriver à les enfermer sur une toile. Le dernier bain de la journée, aux lueurs mauves, bleutées et aux éclats d’argent, goûte une saveur toute particulière, mélange d’or de la journée et de noirceur étoilée.. . La solitude et l’immensité vous font comprendre qu’on est bien chanceux d’avoir cette planète et toutes ces merveilles naturelles, et d’en plus pouvoir en profiter. Les repas sous les étoiles, les balancements du hamac sous le vent, le clapotis des vagues qui vient lécher le sable… Merci la terre de nous offrir tout cela, malgré les égoïstes qui te peuplent et ne te respectent pas…

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Ce sont des heures douces, à la réelle saveur des vacances, que nous avons passé en cet endroit. Le soir de la pleine lune, nous avons admiré les jeunes en tenue de combat pour la nuit folle qui les attendait au sud de l’île. Ils sont revenus tôt le matin, bariolés de toutes couleurs et beuglant pour la forme mais ils sont vite rentrés dormir. C’était notre dernier matin et nous avons pu profiter d’une matinée exceptionnellement calme.

Et comme l’Himalaya nous attend, nous nous sommes extirpés de cette superbe plage pour revenir vers Bangkok, toujours par un train de nuit, au milieu des zombies de la full moon party. Une nuit bruyante mais plaisante, au milieu du fracas du train par les fenêtres grandes ouvertes, une lune orangée et un orage de nuages…

Nous sommes à présents fin prêts pour le Népal, un de nos grands rêves, une de nos destinations phares… L’Himalaya, que je connais depuis Tintin au Tibet…

Petit à petit, nous approchons également de la fin… Quand on est parti depuis 9 mois, deux mois et demi semblent petits, mais nous savons pertinemment que nous les remplirons de multiples endroits, d’amitié et de marche dans l’Himalaya… Que de rêves encore sur le point d’aboutir et d’endroits à respirer et à aimer…

Surtout avec vous qui me lisez et toujours, qui nous supportez…

Merci les amis-familles! On se revoit dans un mois, tout là-haut, tout là-bas!

Kho Phangan

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Catégories : Thailande | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Thaïland, Korp kun kra, korp kun krap!! (part 2)

  1. Les photos donnent à rêver au soleil qui nous manque tant et nous invitent à une paresse bien tentante

  2. Maman (d'Elodie)

    Je viens aussi de regarder les photos… elles sont magiques et très diversifiées, les temples de Bangkok sont particulièrement extraordinaires, je trouve.

  3. Magnifique récit de voyage. Moi ce que j’aime en Thaïlande c’est le paysage et la simplicité des gens, ça vous touche vraiment.

    Caroline N.
    Ma prochaine mission : Le tour du monde

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