Del glaciar Perito Moreno a Fitz Roy… naturaleza, ruta 40…

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Après deux jours intensifs de repos à Puerto Natales- et un anniversaire fêté tout à fait dignement en compagnie de deux de nos co-trekkeurs Ruth et Paul (des pros!)- nous décidons donc de repasser du côté argentin, direction El Calafate, pour voir l’incontournable glacier Perito Moreno (du nom d’un grand explorateur de la Patagonie, qui n’a cependant jamais vu le glacier portant son nom…)
El Calafate, c’est cher. En fait, en Argentine, tout est toujours cher, on ne s’y fait pas trop mais il y a tellement de beaux coins à voir qu’on ne peut pas passer outre. La ville en elle-même n’est pas très attrayante, la rue principale regorge de petits restos colorés, de cafés et de boutiques en tous genres. Ce qui attire le regard, c’est le mélange de couleurs dont sont dotés les bâtiments d’Amérique du Sud, ça met de bonne humeur même si le ciel est tout gris. Contraste.
El Calafate, on y reste deux journées, la première on déambule, on fait le plein de sous (ayayayayaya) et on se repose. Oui oui, pas d’abus, le repos c’est bon pour la santé aussi! Le lendemain, direction El parque nacional de los glaciers. Premier coup dans le portefeuille: le prix du bus, attention tenez vous bien (nous on a failli s’envoler) 30 euros/personne pour deux malheureuses heures de trajet et pan! Round un. Ensuite, deuxième coup,l’entrée du parc est payante: 21,50 euros/personne SVP et bing! Round deux, Knock out, ayayayayaya le portefeuille se fait sacrément léger en exactement 1 minute (temps de payement par la Visa). Ce pays n’est décidément pas fait pour les personnes qui ont de petits budgets et qui souhaitent voyager longtemps . Mais bon, pas moyen de passer à côté de ce sacré glacier. D’ailleurs, si vous avez envie de vous faire mal encore un peu plus (ou alors si vous êtes riches), vous pouvez décider de prendre le bateau pour l’approcher (20 euros/personne clac bing pan ayayayayaya). Dimension de la bête (le glacier pas le bateau): 60 mètres de haut, approximativement, pour 15km de longueur, 4km de largeur. Avec le bateau, vous vous sentirez tout petit, insignifiant et léger (mais ça c’est parce que votre portefeuille-vide-se sera envolé) durant la petite heure que dure la navigation. Ou alors, vous faites comme nous: vous marchez! Il y a des passerelles qui longent toute une partie du glacier, construction impeccable(les passerelles, pas le glacier quoi que…) avec plusieurs étages et de très beaux points de vue où l’on peut rêvasser tout à son aise et manger son pique nique (cafétaria à l’entrée du parc mais autant vous dire que vous préfèrerez emporter votre nourriture, pour éviter à votre portefeuille de démissionner de ses fonctions)…

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Le glacier Perito Moreno est, d’après nos sources, le seul au monde à être aussi accessible. En effet, c’est (trop) simple: vous marchez, vous marchez, de haut en bas et de bas en haut pendant plusieurs heures , vous regardez et écoutez. Car ça vit, un glacier! Celui ci craque, tonne,résonne jusqu’aux montagnes et au délà. Il avance de 70 cm par jour sur les côtés et de 2m en son centre, résultat il déborde sur certains terrains de la péninsule de Magellan et de temps en temps, ça se brise et ça crée une « rupture » comme on dit. Nous n’avons pas eu la chance d’assister à cela mais nous avons quand même observé de gigantesques blocs de glace s’effondrer dans le lac qui lui lèche les pieds. Très impressionnant, tant au niveau visuel que sonore.
Nous y étions un dimanche, donc il y avait du monde. Comme d’habitude, cela nous agace (pourquoi les gens ont ils toujours besoin de PARLER et de choses futiles en plus, devant un magnifique spectacle naturel) mais on doit faire avec. On essayera d’éviter la populace la majeure partie de la journée (le meilleur moment, c’est à midi quand les riches vont tous manger à la cafétaria) et on se baladera évidemment sur tous les sentiers proposés, le dernier longe le lac qui est d’une couleur magnifique, avec les montagnes comme décor de fond… Encore une fois on se dit « roh mais c’est beaaaaauuuuuu la Patagonie! »

 

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Et vers la fin d’après-midi, nous voilà rentrés! Le lendemain, prochaine destination: El Chalten, village au pied du Fitz Roy (3405m), montagne mythique qui a représenté un challenge plus que conséquent pour les alpinistes des années 50. Et vous connaissez mon goût pour les montagnes mythiques… il n’est pas question de passer à côté! (enfin si, mais de près, pas de loin!) Trois petites heures plus tard, nous y sommes! Je dois ici confesser quelque chose: j’adore les voyages en bus! (A défaut de louer une voiture mais le conducteur doit rester concentré) Spécialement ici, nous suivons la ruta 40, route aussi mythique que le Fitz Roy et qui traverse la Patagonie, c’est la route qui vous conduit au milieu de nul part et qui vous fait sentir tout petit. J’adore le bus parce que je peux coller mon nez à la fenêtre en toute impunité et rêvasser au paysage pendant des heures (ce que la marche ne m’offre pas, les yeux sont rivés au sol pour ne pas se tordre les pieds, mais elle offre autre chose, la liberté). D’ailleurs, quand je regarde autour de moi dans un bus, rares sont ceux qui sont comme moi, en général tout le monde dort. Ou lit. Ou mange. Et (comble) a tiré les rideaux pour ne pas être gêné par les rayons du soleil. Au secours l’humanité! Le jour où le wifi sera dans tous les bus, alors sonnera le glas de l’utilité des fenêtres.
Bref, c’est en suivant une route magnifique que nous voilà à El Chalten. C’est (toujours) cher, j’avoue qu’on aurait pu choisir les campings mais vu le vent qui nous accueille, on a préféré l’auberge, au moins là, on est sûr de pouvoir dormir! Nous y resterons trois jours et demi (on débarque à midi). Premier après-midi, on dort et on essaye de se balader mais le vent souffle si fort qu’il soulève des montagnes de graviers qui clac-bing-pan-reclac viennent vous frapper les jambes avec violence aieaieaieaieaie (ayayaya version douleur physique), on court se réfugier dans un petit café. Puisque c’est comme ça, on va boire la bière d’ici c’est une autre façon de profiter de la Patagonie (j’en profite pour dire que nous fîmes honneur à la réputation des Belges, tous les patrons sont ébahis devant notre descente « vous êtes sûrs que vous voulez deux grandes bouteilles?? » « oui oui! » non mais oh!! 🙂 )
Le lendemain et le surlendemain, il fait beau, il fait chaud, le Fitz Roy se dévoile et nous on se met en marche pour les deux grandes randonnées du coin; celle qui mène au laguna torre et celle qui mène au laguna de los tres, devant le Fitz Roy donc. On décide de ne pas camper dans le parc (il y a beaucoup de monde pour un petit périmètre) et de marcher en mode vacances: avec un petit sac sur le dos. Autant vous dire qu’après notre entraînement à torres del paine, c’était du gâteau, on a fusé sur les sentiers tels deux cabris surentraînés. On a même dépassé des gens! (vous ne vous rendez peut être pas compte mais ça ne nous arrive jamais…) Les sentiers ici, sont très jolis, très pratiques, accessibles à tous, super aménagés. Résultat: on vole! L’endroit est superbe, évidemment! On en prend plein la vue et les poumons, c’est un réel plaisir de pouvoir randonner sans souffrir, pour cette fois! Le vent reste calme, si ce n’est une petite poussée lors de la grimpette (assez raide: 400m de dénivellé sur deux km, seule vraie difficulté et encore, on bondissait je vous dis!) qui mène en face du Fitz Roy et de ses comparses, le Poinçenaut (3002m) et le cerro Torre (3102m). Là haut, on en prend vraiment plein la vue; même si le Fitz Roy joue son Monsieur Timide jusqu’au bout et laisse son sommet tant convoité voilé de nuages… Le paysage est fantastique, la Patagonie c’est tous les reliefs réunis en proximité, la lande, la montagne, la neige, les glaciers, les lacs…Toute cette beauté accessible à l’homme, c’est presque trop, on s’en gaverait à perpétuité. Et accessible à tous, que ce soient grimpeurs ou trekkeurs (pour autant que vous aimiez ces sports)… Vous pouvez aussi camper et trekker pendant deux-trois jours d’affilé si vous le souhaitez. Le seul bémol, c’est de bien se renseigner sur le temps (les rangers vous font un petit briefing lorsque vous arrivez au village) car si le vent est trop violent, ils ferment les sentiers les plus exposés.
Le soir venu, nous allons nous régaler de bières et de vin argentin dans une petite gargotte plus que sympathique, devant le Fitz Roy qui se dévoile pour notre plus grand plaisir en la fin d’après-midi. C’est qu’il en impose, cet immense morceau de roc, dressé contre le vent et encerclé par ses pairs… Je peux très bien comprendre la fascination qu’il exerce sur ceux qui aiment grimper et se dépasser en conquérant les sommets de ce monde…

En ce dernier jour, comme prévu par les rangers, il pleut et donc nous en profitons pour trier, écrire et préparer la suite de notre voyage. Nous nous sommes ruinés en achetant notre billet de bus direction Puerto Madryn (deux jours et demi de bus, ayayayayaya!), immense réserve naturel d’animaux marins, unique au monde… Je vous en dirais plus dans mes prochains écrits… Mais ça promet d’être toujours aussi splendide. Après cela, il sera temps de quitter l’Argentine, décidément trop onéreuse pour nous, malgré toutes ses beautés…

Hasta luego, ciao ciao!

Les photos

Glacier Perito Merono

El Chalten

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Catégories : Patagonie | 3 Commentaires

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3 réflexions sur “Del glaciar Perito Moreno a Fitz Roy… naturaleza, ruta 40…

  1. Le Fitz Roy (El Chalten) reste un sommet mythique. S’il n’est pas très haut (3405 m) il est cependant très difficile à atteindre. Le granite très compact requiert un haut niveau d’escalade et les conditions climatiques sont généralement extrêmes. Bref, il vaut mieux comme vous le contempler d’en-bas. Les photos du glacier sont à couper le souffle. Je comprends que l’on se sente léger face à cette masse de glace que son portefeuille soit allégé ou non. Sympa la rencontre du Tincantruck, Vous avez discuté avec eux de leur projet ? Dommage que tout soit si cher en Argentine et que cela vous empêche de poursuivre votre découverte de ce beau pays.

  2. william

    Waw super beautiful pics guys!!! faut que j y aille un jour dans votre coin. j adore la photo du glacier sur le lac, les couleurs de la glace resortes super bien avec le gris du ciel…bravo.

    • stockmanelodie

      merci Wiwi 😉 check celles de torres del paine, c’est encore plus sauvage et surtout beaucoup plus dur d’accès! (ça se mérite comme tu le sais 😉 ) abrazo grande los amigos!!!

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