Alta y magnifica Bolivia! Bienvenidos los amigos!

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Nous voilà partis, on est le 22 janvier, il est 8h00 du matin et Bruno et moi embarquons dans une camionnette, avec quatre autres jeunes étudiants Français (expats du Brésil et de l’Argentine) pour passer la frontière… Qui se situe à 200 mètres, honnêtement on aurait pu s’y rendre à pied! Là commence les deux heures d’attente pour le tampon de sortie du Chili (San Pedro, c’est touristique, on est au moins 50 à attendre mais ils n’ouvrent qu’un guichet… allez comprendre). Ce qui commence à nous inquiéter par contre, c’est que notre petit groupe ne reçoit pas de notre guide chilien le petit papier vert à remplir pour passer la frontière côté Bolivie… sans doute le recevrons-nous après, car il faut encore une heure de route dans des paysages désertiques avant d’atteindre le poste côté Bolivien.
Tu parles Charles! La frontière Chilo-Bolivienne n’est qu’un tracé dans le sable (véridique) et seule une petite baraque délabrée fait office d’administration. Personne pour nous contrôler, notre guide Chilien nous laisse aux bons soins de notre chauffeur Bolivien. Je l’entend néanmoins lui demander s’il n’a pas les papiers pour l’immigration. Le chauffeur répond que non, après s’être renseigné (mais c’était au chauffeur chilien de les avoir) . En gros, c’est à ce moment là qu’on est fait f…. comme des bleus. On a beau demander au chauffeur « Donde es posible de hacer un tampun en el pasaporte? », il nous répond d’abord, « Plus loin ». Bon. Sauf que « plus loin » c’est uniquement l’entrée du parc naturel, où nous avons le droit de rester 4 jours. Ce n’est pas le tampon officiel. Mais on est au milieu du désert, le chauffeur n’a pas du tout l’air stressé pour ces fichus tampons.On Verra à Uyuni, trois jours plus tard. En attendant, on découvre la Bolivie avec des yeux extasiés: le désert de ce côté ci regorge de montagnes aux teintes rosées, de lacs innombrables sur lesquelles se posent une quantité incroyable de flamands roses… Le désert de ce côté ci, ce sont des lamas à perte de vue, des étendues de sable déchiquetées de montagnes, d’eau et de geysers fumants et bouillonnants… Le premier jour, nous jouons dangereusement avec l’altitude (nous passons de 2500m à 4800m pour ensuite nous poser pour la nuit à 4200m) . Bruno passera la plus mauvaise nuit de son existence. Les guides nous disent que c’est normal et assez courant. Oui on s’en doutait un peu… chacun sa façon d’encaisser le manque d’oxygène. Les Français et moi, on s’en tire avec un bon mal de tête et de la fatigue, Bruno lui ne mangera plus, ni ne boira rien durant presque 24h, à l’exception du Mate de coca, salvateur contre le mal d’altitude. Quand je vous dis qu’il faut être prudent…
Le deuxième jour, nous sillonnons beaucoup le désert en jeep. Le bémol de cette excursion magnifique c’est que vous êtes en permanence avec 20 autres jeeps et tout le monde visite la même chose en même temps. De plus, c’est la saison des vacances pour les petits jeunes et les petits jeunes, ça grimpe partout, ça se selfie dans tous les coins, ça parle, ça crie ou alors ça médite sur le moindre rocher (impossible de prendre des photos de roche sans eux dessus!)… Bref, on se fait vieux et ils nous énervent. On passe donc notre temps à éviter la faune pour profiter des zones magnifiques du désert. Mais on est bien obligé de partager (oui en plus de devenir vieux, on devient asocial… ça ne s’arrangera pas je crois!) Le meilleur remède, c’est d’en faire de l’humour sur photo en les imitant quelque peu… ça canalise l’énervement! Je pense aussi que Bruno et moi passons un cap dans notre façon de voyager, nous préférons déambuler seuls et par nos propres efforts mais malheureusement, le Salar d’Uyuni ne se fait qu’en jeep et accompagné. Néanmoins, si vous payez le prix fort (nous, on en était déjà à 120 euros par personne pour trois jours « classiques ») alors vous pouvez vous faire un itinéraire avec guide qui suit les endroits beaucoup moins fréquentés (pour l’instant, avec l’engouement que cela apporte, dans 5 ans tout le désert sera envahi par le tourisme de masse). Oui il y a des questions à se poser (ce que ne font absolument pas les agences qui cherchent le plus de profit possible).
Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est absolument magnifique et le soleil est de la partie, en saison des pluies… On ne se lasse pas des paysages et on terminera le troisième jour par le clou de l’expédition… Le Salar!! Avant cela, nous aurons droit à une petite visite des vieilles locomotives du pays (elles ont une centaine d’années), échouées dans le désert pour le plaisir des enfants et des jeunes touristes qui les escaladent dans tous les sens… Les gens d’Uyuni ont peu à peu récupéré les matériaux mais ont laissé certains wagons intacts, pour l’histoire. Après cet intermède, en route pour le Salar! En janvier et février, le plus grand désert de sel du monde est inondé et, pour notre plus grande joie, nous avons pu le découvrir ainsi. L’infini du ciel se reflète sur l’immensité du désert à la perfection et l’impression immédiate est celle de marcher dans un rêve éveillé. On ne se lasse pas de s’y balader, pieds nus sur le sel et l’eau… On s’arrêtera à divers endroits, certains étant secs et d’autres bien humides… Nous mangerons dans un hôtel de sel, où dorment les touristes qui commencent le tour par la Bolivie. C’est assez impressionnant à observer…On photographie dans tous les sens, en sachant très bien que c’est unique au monde et absolument indescriptible dans son entièreté. Un des plus beaux endroits de cette planète et une immense richesse pour le pays…
Après ces trois jours de désert et de découvertes, on arrive à se poser à Uyuni pour deux bonnes journées de repos. Uyuni, ce n’est pas vraiment laid, mais ce n’est pas beau non plus, c’est juste la petite ville proche du désert pour tous les départs en excursion. Comme il n’y a pas grand chose à faire, on prend le temps de se reposer. Hormis, ahaha, la meilleure visite de tous nos voyages, celle faite à l’immigration! Où le chef des douaniers nous apprend gentiment qu’en gros l’agence a bien foiré, que ça fait 4 jours (nous le somme le 25) qu’on est illégaux et donc clandestins en Bolivie et par voie de loi… bing une amende, passez par la case payement et vous ne retoucherez pas d’indemnisation merciiii! Haine contre l’agence. Le chef nous explique de plus, que si nous étions contrôlés dans la rue ou dans un hôtel et bien c’était retour à la frontière et « au plaisir de ne plus vous revoir, bande de clandestins belges! » Sympa tout ça!

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Photos:

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Après toutes ces émotions, on reprendra un bus, direction Tupiza, petit village planté au milieu d’un décor de Far-West. Le bus pour nous y rendre est certainement l’ancêtre de tous les bus que nous avons déjà pris dans ce monde, ça vibre, ça balance et c’est bondé. Après trois heures de massages vibrants non demandés, on s’arrête pour changer (ah quand même!) et pour grimper dans un bus plus costaud car ça va grimper et descendre sec encore pendant trois heures. Je dois bien avouer qu’il s’agit d’une des plus belles routes que nous ayons prise mais également la plus dangereuse. Moi qui adore me coller le nez à la fenêtre, j’ai plus d’une fois détourné les yeux en aggripant le siège de devant lorsque notre grand bus tanguait dangereusement au dessus de précipices (sans garde fous ni barrière bien entendu)… au grand étonnement d’une petite bolivienne, assise au milieu du bus et qui ne se rendait compte de rien ou bien qui était blasé du chemin. C’était beau, c’était grandiose et j’ai aussi eu une des plus belles trouilles de ma vie! Enfin, on est arrivé entier (merci le conducteur trop balèze qui connaît son chemin par coeur…)

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Tupiza, plus joli qu’Uyuni mais il n’y a pas grand chose à faire dans le village même. On décide donc de s’offrir trois heures à cheval dans les décors du Far West. Pour ceux qui nous suivaient en Asie, je m’étais jurée de ne plus remettre les fesses sur un canasson depuis l’indiscipliné Goulaf, hormis si j’étais bien accompagnée. Je décide donc de faire confiance à l’auberge qui m’assure que les chevaux sont très doux, très gentils et sont habitués à tous les touristes. Mouais. C’est donc le coeur un peu battant que je grimperai sur Tortillo, le plus calme de tous les chevaux du ranch. Et bien c’était vrai! Ouf! Une balade de trois heures fantastique, au milieu de canyon, de montagnes rouges et ocres, sur des sentiers dignes du Mordor. Le guide (et éleveur des chevaux) qui nous accompagne est d’une gentillesse rare et nous fait revivre les moments passés :nous passons ainsi près d’une « porte du diable », lieu ancestral de sacrifices humains et animaux, qui était aussi l’endroit où l’on vénérait le dieu soleil et Pachamama (la déesse mère de la terre). Il nous raconte l’histoire de son bout de pays, quand les Espagnols sont arrivés au 18 ème siècle, brisant toutes les coutumes en érigeant à la place des croix et des églises. Dans un autre endroit, Wilson (notre guide) m’explique que si la Bolivie n’avait pas connu une grave révolution il y a trois ans à propos de la privatisation du gaz, et bien le Seigneur des Anneaux aurait pu se tourner dans le décor que nous avons sous les yeux (la partie du Mordor justement) En effet, j’imagine très bien Gollum sautiller de roche en roche, avec l’ammoncellement de nuages et de pluie qui s’annonce… Nous terminerons par le canyon des Incas, pas très large mais où il est possible de marcher (de grimper plutôt) sur 7 km. Nous sommes en Bolivie et rares sont les villes ou villages en dessous de 2500m. Ici, nous nous hissons à 2900 et des poussières. A part ces très beaux moments, nous avons déambulé dans la petite ville, comme à notre habitude, par le marché coloré, la place principale et les rues adjacentes.

Photos: Tupiza
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Après deux jours, nous partirons en direction de Potosi, la plus haute ville du monde (4070m), ancien eldorado des Espagnols qui l’ont pillée jusqu’à son déclin, de tout l’argent dont regorgent ses mines environnantes (au 18ème s toujours) Actuellement, certaines mines sont toujours actives et les mineurs qui y descendent savent bien qu’ils ne vivront pas vieux, ils mourront de silicose après 10 à 15 ans passés dans les galeries aux poussières mortelles. Mais les mines coopératives leur appartiennent désormais et pour vivre, il faut bien extraire du minerais. Depuis plusieurs années, les agences et hostels proposent des circuits touristiques qui descendent dans certaines mines, où l’on peut se rendre compte des conditions de travail des mineurs. Nous avons tergiversé, pesé le pour et le contre et finalement, nous n’y avons pas été. Bruno trouvait que c’était du voyeurisme déplacé et après renseignements, les pourcentages versés par les agences aux mineurs en fonction des touristes sont tellement ridicules que cela ne les aide qu’à peine. Moi, cela m’était égal si ce n’est que ma légère claustrophobie m’aurait empêché de m’y sentir « bien » (ceci dit j’ai survécu aux tunnels au Vietnam mais c’était un autre contexte). Nous avons demandé à un Islandais ce qu’il en avait pensé et nous avons pu observer l’émotion avec laquelle il nous a répondu qu’à part en Afrique, il ne devait plus exister de conditions aussi horribles de travail. Apparemment, la lampe frontale permet d’éclairer … de la poussière, de la poussière et encore de la poussière. Les mineurs sont cependant très fiers de leur travail et apprécient qu’on leur rende visite (il est d’ailleurs maintenant obligatoire de leur faire des cadeaux: dynamite, cigarette, feuille de coca…). On ne les voit pas travailler et les touristes passent de galeries en galeries. Notre ami Islandais nous a ému plus que les quelques greluches que nous avons vu rentrer à l’auberge en s’écriant « oooh it was SO amazing, you know? » « I’ve never seen that befoooooore » comme si elles s’étaient rendues à un spectacle de danse contemporaine. Bref.

A Potosi, nous avons préféré simplement nous balader et visiter deux musées: l’un est une partie restaurée du couvent Santa Teresa, qui abritaient (et abritent encore en petit nombre) des nonnes recluses de la branche Carmélite. La partie musée du couvent est restaurée et nous offre plusieurs tableaux de l’ère chrétienne (dont certains étaient confisqués durant l’Inquisition) et aussi, les anciens lieux de vie de ces nonnes, qui passaient leur journée à prier, tisser des broderies et n’avaient le droit de parler qu’une heure par jour. Leur chambre était minuscule et pourvu d’une petite fenêtre (pour les plus riches, lespauvres dormaient en salle commune). Il y avait une hiérarchisation parmi la communauté, celles dont la dot avait été conséquente prenaient toutes les décisions et les plus pauvres se chargeaient des tâches ingrates, au service de leurs supérieures. Leur famille avait le droit de leur rendre visite une fois par mois, mais derrière un voile noir et sans aucun contact. C’était une branche très dure de l’église catholique (l’Opus Dei de nos jours approximativement) et les nonnes se flagellaient également pour endurer la souffrande du Christ. La croyance voulait qu’une vie de pureté et de discipline donnaient automatiquement droit à une place au paradis. (Tiens. L’histoire des religions, finalement ne fait que se répéter).
Le deuxième jour, nous nous sommes rendus au Musée de la Monnaie, qui est le plus imposant de toutes la ville. Avec beaucoup d’intérêt, nous apprîmes comment on frappait la monnaie, depuis le 18 ème siècle jusqu’à nos jours. En gros, comment les Espagnols ont répandu le pire fléau de l’humanité dans ce pays. Comme d’habitude, on a d’abord sacrifié les animaux, les esclaves et les indigènes, jusqu’à l’évolution d’un processus mécanique et ensuite électrique. Diverses monnaies étaient utilisés, aussi bien pour les visites des nantis, que pour la vie de tous les jours. Le musée conserve beaucoup de liquidités (pas la peine de penser à un braquage, cela n’a aujourd’hui plus qu’une valeur historique 😉 ) , dont les dessins de plusieurs pièces sont finalement des moments symboliques de l’histoire. Le musée à conservé les énormes machines d’antan, qui étaient actionnés par des tractions de mules (les pauvres bêtes ne survivaient pas plus de quelques mois à ce régime) pour que l’homme indigène puisse ensuite récolter les plaques d’argent (amincies au maximum dans les machines), pour les couper, les frapper et ensuite les livrer.
Pour le reste, nous avons déambulé dans la grande ville. La Bolivie, ça grimpe et ça descend tout le temps, autant vous dire que parfois même une marche d’une heure est un véritable sport! L’avantage c’est que nous sommes maintenant complètement habitués à l’altitude et que nous pouvons profiter de tout.

Photos: Potosi

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Notre prochaine destination sera Sucre, la capitale officielle de la Bolivie, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. Un endroit sacré où l’indépendance du pays sera proclamé par Simon Bolivar (d’où le nom du pays) et la déclaration d’indépendance signée le 6août 1825. D’emblée, nous aimons beaucoup, beaucoup Sucre. La ville regorge de facades blanches et de toits rouges, architecture amenée par la colonisation espagnole. Autant Potosi est difficile à sinuer, les rues sont étroites et les gaz qui s’échappent des pots d’échappement vous asphyxient tous les 5 mètres. Ici, les rues sont larges, propres et belles et c’est avec un grand plaisir que nous allons partir à leur découverte. La période pré-carnaval se fait sentir, les jeunes ont comme jeu ici de se balancer des ballons d’eau un peu partout, dans les appartements, dans les voitures et même sur moi… (vive l’étui de l’appareil photo qui l’a protégé d’un bain impromptu). Sucre est une ville d’étudiants et en fait, cela se sent, l’ambiance n’est plus aux mineurs ou au far-west, on se trouve ici au coeur d’une modernité Bolivienne (les idées et politiques de Sucre sont apparemment réputées pour être avancées en matière d’ouverture et de tolérance). Nous y resterons trois journées bien complètes et cela nous permet d’explorer la ville et son centre à notre aise. Nous nous rendrons au musée de l’ethnographie, oh miracle, oh bonheur, il est gratuit! S’y trouvent l’histoire des Chipayas, tribu vivant aux alentours de Sucre et qui a été persécutée, non seulement par les Espagnols mais également par leurs pairs. Ils se sont battus pour conserver leur tradition et croyance et vivent aujourd’hui toujours reculés.
Beaucoup d’agences pourraient vous proposer de leur rendre visite, en gros 4X4, armés de vos appareils photos et de votre curiosité malsaine. Je vous le déconseille, si vous avez un tant soi peu de respect pour vos semblables. Les Chipayas préfèrent de loin qu’on leur fiche une paix royale et que vous vous absteniez de braquer vos appareils photos sous leur nez. Quand on voyage, il faut apprendre qu’on ne va pas partout en toute liberté, nous avons déjà pu constater les nombreux dégâts de l’industrie du tourisme dans les pays que nous avons déjà traversé. Soyez responsables et posez vous les bonnes questions avant de vous embarquer dans n’importe quelle expédition, aussi alléchante paraît-elle. Si vous vous intéressez à eux, j’ai trouvé ceci en ligne, un gros et très précis travail universitaire sur les Chipayas. A noter que de nombreux scientifiques, ethnologues et anthropologues se sont intéressés à eux, car leurs conditions de survie étaient extrêmes et leur histoire fascinante.

http://www.erudit.org/livre/aidelf/1981/000704co.pdf

Le musée de l’ethnographie recèle aussi une collection de masques ahurissante et parfois même effrayante! Les explications vous révèlent qu’ils sont utilisés lors de carnavals ou de fêtes et que chacun a son rôle bien précis à y jouer (vous avez la mort, le diable, la vache,… et tant d’autres dont j’ai déjà oublié les noms!) Et enfin, des expositions temporaires, nous, on a eu droit à des peintures très class de dames… et aussi des publicités françaises depuis le début des années 1900! Une évolution jusqu’à nos jours, très, très intéressante et qui nous a bien fait rire suivant certains slogans. Il est toujours comique de se dire que l’on est en Bolivie afin de découvrir leur culture… pour se retrouver nez à nez avec la nôtre ou presque!
Le lendemain, nous nous sommes rendus à la casa de la Libertad, endroit historique puisque c’est là que se sont prises toutes les décisions pour l’indépendance et la bonne marche du pays. Notre visite est guidée et très instructive. L’endroit est resté le même, et la déclaration d’indépendance trône dans la salle principale, sous les tableaux de Bolivar ses comparses: Hugo Ballivian et San José de Sucre. A cette époque, les classes sociales étaient bien différenciées. Enfin… c’est toujours le cas aujourd’hui et les dames très colorées aux amples jupes que vous croisez dans les rues et qui sont si représentatives de la Bolivie, sont en fait les dames les plus pauves, imitant le style vestimentaire des  Espagnoles de la haute voilà 3 siècles. Ceux qui ont participé à la mise en place d’un système législatif, exécutif et judiciaire étaient des hommes espagnols, nés sur la terre Bolivienne. L’histoire dans son entièreté, des guerres d’indépendance jusqu’à aujourd’hui est trop longue à restituer, je me bornerai à vous donner ce lien sérieux sur l’histoire de Bolivar:

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Sim%C3%B3n_Bol%C3%ADvar/109361

Sachez cependant que la Bolivie a connu plus de 60 présidents, du à de nombreux coups d’état militaire. Une dictature s’y est même installé pendant un temps, avant de voir la démocratie revenir à l’oeuvre. L’actuel président, Evo Morales est grandement apprécié de son peuple de part son origine indigène et de ses combats pour la préservation de son pays.
Hormis ces deux musées tout aussi intéressants l’un que l’autre, nous nous sommes baladés un peu partout, du parque Bolivar (très vert) jusqu’au point le plus haut de la ville, qui offre une vue de maisons blanches et de collines. Nous avons aussi visité le Templo Nuestra Senora de Merced, qui est un mélange saisissant de sobriété et de décoration luxueuse: l’autel, les murs et la chaire sont un mélange d’or, d’architecture de la Renaissance et d’ajouts baroques (sic le Lonely Planet). On peut grimper sur son toit et admirer la vue sur la ville, très agréable également. Bref, on a bien profité de cette ville magnifique aux accents de Séville (selon notre guide de la casa de la Libertad). Pour terminer, nous nous sommes rendus au cimetierre national, absolument immense et aux mausolées gigantesques pour les familles de l’époque coloniale. Sont aussi présentes des mausolées dédiés aux congrégations religieuses, ainsi que des centaines de vitres abritant les cendres des défunts..

Photos: Sucre

Arrive ensuite la deuxième partie de notre voyage, de la Paz jusqu’au lac Titicaca mais ce sera pour un autre article. Comme vous l’aurez remarqué, nous remplissons nos lacunes culturels en Bolivie, la saison des pluies ne permet pas de faire de treks tel que nous les aimons et donc, nous avons privilégié les villes à la campagne (sachant de plus que les tribus sont ici très méfiantes des étrangers, voire même hostiles)

Je ne tarderai pas à mettre le post suivant en ligne… Pour l’heure j’ai le Titicaca qui s’étend devant ma fenêtre d’hôtel (écolo et aytpique mais chuuut.. prochaine fois j’en parlerai!)… Et il est temps de sortir se balader!
Ciao ciao y suerte los amigos!

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Catégories : Bolivie, Info | 4 Commentaires

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4 réflexions sur “Alta y magnifica Bolivia! Bienvenidos los amigos!

  1. Quelles magnifiques photos ! De l’immensité du désert au Salar, de la ruelle de Sucre aux Églises richement décorées, vous nous permettez de découvrir toujours et encore et avec
    ô combien de justesse dans le récit, ces contrées qui étaient pour nous si lointaines hier.

  2. Xavier Stockman

    A la lecture de votre remarquable récit et des belles photos qui l’accompagnent je me sens (très) fatigué à votre place ! Profitez pleinement de ce périple, en restant prudents comme d’habitude. A bientôt, le retour dans notre petit pays (de moins en moins froid) n’est plus très éloigné, gros bisous.

  3. Quelles splendeurs !!

  4. Maman (d'Elodie)

    Que de beautés! Que d’étonnements pour moi face à ces paysages dont je ne soupçonnais pas du tout l’existence… et puis les églises baroques, les bâtiments immaculés de Sucre et….les lapinous à queue de chat….

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