Bolivie

Alta, siempre mas alta en Bolivia!

DSCF4673 (Copier)

Ainsi commencent nos deux dernières semaines boliviennes… par un bus qui nous emmène d’une capitale à une autre, de Sucre à la Paz (plus de 3700 d’altitude), où ont été transférées toutes les compétences administratives du pays. Sucre reste la capitale constitutionnelle et conserve le pouvoir judiciaire, tandis que la Paz possède le siège du gouvernement Bolivien, ainsi que les compétences législatives et exécutives.
C’est à 5h du matin (vlan!)le 5 février, que nous émergons dans cette ville immense et étonnante. Après plusieurs tournicoti-tournicota sur l’avenue principale – notre hostel est tout près du terminal de bus mais la dame pas très réveillée des infos touristiques nous a envoyés dans l’autre sens ^^ – nous aboutissons dans une auberge sympathique et…calme (alléluilla!). Notre première journée à la Paz est symbolique des lendemains de nuit dans un bus: on ne glande pas grand chose! Nous avons du sommeil de retard – du à l’auberge très bruyante de Sucre- et donc, on se bornera à faire un tour dans le quartier Sopocachi, lieu de fête de la Paz, à 15 minutes de notre hostel. Ce quartier très bruyant et animé d’une foule de gens nous surprend et nous étourdit quelque peu, avec la fatigue de la nuit. Néanmoins, nous aimons: ça vit, ça bout, ça parle, ça crie, ça vend de tout et n’importe quoi et puis, nous passons devant la basilique San Fransisco, immense et devant laquelle se joue à toute heure du jour et d’une partie de la nuit, des spectacles de chant, de danse, de comédie. Oui, la Paz a une âme et elle nous paraît bien jolie. Néanmoins, nous attendrons le lendemain pour la découvrir plus à notre aise. De plus, ici, il pleut et pas qu’un peu! Toutes les matinées sont placées sous le signe symbolique d’une bonne grosse drache et c’est donc l’après-midi, dès qu’on entrevoit une éclaircie, que nous nous jetterons dehors pour aller marcher un peu. En fait, on va déambuler trois bonnes heures, en commençant par la place principale où siège le gouvernement, pour nous rendre au centre-ville, au point du « parque urbanisto de la Paz » où pour la première fois, nous allons nous rendre compte de l’ampleur de la ville. Les Boliviens ont eu cette idée géniale de placer une longue passerelle qui nous permet d’apprécier un panorama à 360 degrés complètement détonnant. Cette ville est grimpée à l’assaut de toute colline environnante. Il y a environ 2.000.000 d’habitants à la Paz, les riches vivent dans le centre-au climat plus clément- et les pauvres sur les hauteurs. On différencie d’ailleurs la ville de la Paz (le centre) de la ville del Alto, où vivent des paysans ayant quitté leur terres, et qui sont la richesse migratoire du pays (mais où il ne fait pas bon se balader avec votre gros appareil photo ou votre gourmette à plus de 100 euros) Nous apprendrons par ailleurs qu’il peut exister une différence de température de 10 degrés entre son point le plus bas et le plus élevé (il y a presque 1000m de différence entre le haut et le bas)! Au bout de la passerelle, nous déboulons au milieu d’un marché gigantesque, sorte de mélange d’une foire et de vente artisanale avec quelques échoppes de nourriture. A cette heure de l’après-midi, tout n’est pas encore ouvert mais il règne ici une ambiance bon enfant, nous découvrons des rangées de Kickers, de billards où se mélange gaillardement jeunes, vieux et… flics! (oui oui, après tout ils ont bien le droit d’en profiter un peu aussi 🙂 ). Nous remonterons jusque chez nous par la grosse avenue du centre, bourrée de bureaux, de magasins et de restaurants en tout genre. Une chouette ballade, au coeur du poumon de la Bolivie. Le bémol, bien entendu, c’est la pollution incessante et réellement très invasive (j’ai quelques souvenirs de Chine qui sont remontés à ma mémoire), malheureusement nous n’y pouvons rien pour le moment. J’ai lu quelque part que les importations de voiture augmentaient de plus en plus dans les villes Boliviennes… ils ne sont pas sortis de l’auberge! Et, bien entendu, ça grimpe sec, très sec et ça descend tout autant. Les villes d’ici sont des entraînements pour les mollets (et l’apnée au milieu des voitures aux gazs malodorants).
Le troisième jour, c’est samedi et on s’est fait avoir. On comptait se balader dans la rue Jaen, jolie et coloniale de la Paz, en furetant dans ses petits musées. Et bien, non. C’est fermé à 13h et la drache habituelle nous a fait sortir à cette heure là. Nous voilà refait. Idem pour le musée de la coca, qui se situe dans la rue de l’artisanat, près de la basilique San Fransisco. On avoue platement qu’on ne fait plus attention aux jours (ah oui meeeeerde c’est le we! tout est fermé!) ni aux heures (quoi il est déjà midi!).. c’est ça aussi le voyage, chaque jour est différent…et on oublie le temps! Du coup, la ruelle est vide, et on l’a un peu pour nous, ce n’est pas si mal…
L’ambiance du carnaval se fait de plus en plus sentir mais on sera déjà parti lorsqu’il commencera réellement, aux alentours du 14-15 février. Nous assisterons néamoins aux répétitions d’un cortège devant la Basilique, un carnaval reste un carnaval: des demoiselles jolies et qui virevoltent, un orchestre aux tempos d’ici pour les accompagner et ensuite les messieurs bigarrées et colorées qui ferment la marche dans leur propre danse mâle et enchantée. On regrette un peu de ne pas y assister mais rester près de deux semaines ici nous retarde beaucoup sur la suite du programme… De plus, nous savons déjà que ce sera bondé, et pas forcément évident à regarder d’une bonne place. Une autre fois qui sait…

La Paz

DSCF4614 (Copier)

Le dernier jour, nous nous rendrons dans la petite ville sacrée et historique de Tiwanaku, qui recèle d’importants vestiges pré-incas. Nous sommes avec un petit groupe de professionnels et uniquement hispanophone. Mais notre guide, Lidia, est polyglotte et parle le français à la perfection. Néanmoins, son accent espagnol est excellent et nous comprendrons tout de ses explications. La partie qui suit (ainsi que les photos) sont réellement pour les férus d’histoire (comme ma belle-soeur Cécile ^^) et c’est en pensant à vous, les loulous, que nous avons scrupuleusement noté et pris en photo la moindre parcelle de cet endroit symbolique et qui possède toujours une valeur énergétique certaine. Le site en lien ci-dessous reprend parfaitement toutes les explications que nous avons reçues durant la journée. Parcourez le et j’ajoute ci dessous quelques éléments de plus que j’ai noté:

http://www.ventdefolie.net/ameriquesud/Bolivie-Perou/2Bolivie/19tiwanaku.html

a) Il a fallu plus de 8 ans aux archéologues pour déterrer ce qui reste de la pyramide d’Akapana et plus d’un siècle pour la construire.

b) les pyramides de pierre sont scellées les unes aux autres sans aucun ciment. C’est encore aujourd’hui un mystère.

c) Le temple de Kasasaya était dédié à l’observation du ciel, la croix du Sud (qui guide tous les voyageurs), à l’adoration du soleil et de Pachamama (la déesse mère de la Terre)

d) La structure du temple est elle même signification sacrée: quatre murs extérieures (avec des escaliers aujourd’hui presque détruits) représentaient les 4 points cardinaux N-S-E-O , tandis qu’à l’intérieur, une structure supplémentaire de 3 murs représente le temps: passé-présent et futur.

e) La porte du soleil présente sur le site du temple ne se trouvait pas là à l’origine. Elle a été déplacée pour des raisons de facilité touristique. Nul ne sait exactement à quoi servait exactement cette porte, trop petite pour être une porte d’importance de cérémonie. Et c’est également la preuve que de nombreux autres temples existaient aux alentours.

f) La base des croyances pré-inca est que tout est équilibre dans l’univers et l’homme est forcément une interaction obligée avec la nature. Ainsi tout va par deux: le ciel et la terre, l’eau et le feu, l’homme et la femme. Lors de cérémonies, c’était toujours un couple de chaman qui officiait, afin de respecter l’équilibre.

g) Les trois animaux symbolique sont le serpent, maître de la terre, le puma qui représente la force et le courage et le condor qui domine le ciel et montre le chemin (symbole actuel de la Bolivie, ne le confondez surtout pas avec un aigle, vous vexeriez les Boliviens).

h)Nul ne sait ce qui a provoqué la destruction du site, mais on peut y voir une explication relevant de la catastrophe naturelle (tsunami) ou de l’effondrement de la civilisation par l’arrivée des incas.

I) Encore aujourd’hui, des cérémonies sacrificielles (on égorge un lama) ont lieu, par exemple pour honorer la visite du président Moralès.

De plus, nous n’avons pas visité le musée de la céramique (comme les touristes du site sus-nommé) mais bien celui des statues gigantesques et innombrables représentant Pachamama ou les chamans. Le symbole du puma est omniprésent et le dessin de la pierre varie d’une époque à l’autre (il peut être rustre ou finement travaillé)
Après ce séjour instructif et déroutant, nous ferons un arrêt resto dans le village, avant de repartir vers la Paz. Nous aurons ainsi la chance de voir la Paz d’en haut, du quartier el Alto (des funiculaires effectuent des ballets incessants entre le haut et le bas si cela vous tente) et c’est tout bonnement extraordinaire; cette ville est une apogée de la fourmilière à l’état humain, des milliers de maisons prolifèrent partout, jusqu’au plus haut des collines (où nous nous trouvons). Quiconque s’arrête à la Paz doit profiter de cette vue pour comprendre son étendue. Nous sommes restés une dizaine de minutes en contemplation avant de redescendre. C’est ainsi que nous clotûrons notre visite.

Tiwanaku

DSCF5167 (Copier)

Nous nous mettons en route, le 11 février pour notre ultime destination en Bolivie; Copacabana et le lac Titicaca! Nous partons vers 8h30 et nous arriverons à Copacabana vers 12h30. La route est belle et le soleil au rendez-vous, de plus nous avons réservé dans un hôtel écologique et à thème, quoi de mieux pour profiter d’un endroit paradisiaque! Copacabana est petite mais cependant très touristique. Le premier après-midi, nous avons déambulé dans la ville et je crois que l’on peut compter facilement 5 hôtels par portion de rue.. C’est là qu’on se félicite d’être hors saison et de ne pas subir l’assaut des foules. Au milieu de Copacabana, se dresse l’immense cathédrale, que nous visiterons. Elle est réellement gigantesque, le rez de chaussée est l’église à proprement parlé, couverte de dorures, de statues de Vierges, d’apôtres et de Jésus bien entendu (les photos étant interdites, vous ne pourrez malheureusement pas saisir l’ampleur du décor), plus des peintures de l’art chrétien. Le deuxième étage recèle une chapelle consacrée à l’adoration de la Vierge. Or, je note Vierge avec un grand V car en réalité il en existe une pour chaque département Bolivien, voire pour chaque ville ou presque. En bas, derrière l’église, se trouve une petite salle où chaque statue/poupée d’une Vierge est représentée, suivant la géographie. On vous avoue que ça fait un peu flipper quand même, toutes ces poupées/statues qui vous fixent, avec des fleurs en papiers machés de tout côté… il faut être profondément croyant pour y ressentir de la foi, c’est nous qui vous l’disons!

DSCF4706 (Copier)
Pour le reste, on sillonne les petites rues et on se rend au marché faire nos courses car, dans notre petite appart aux matériaux écologiques, en forme d’escargot SVP, et bien nous avons une cuisine juste pour nous… ça fait longtemps que nous n’avons plus eu un chez nous et ça fait du bien! Nous resterons deux autres journées, que nous mettons à profit pour ne rien faire, à part nous balader le long du lac et faire du hamac dans nos deux jardins… oui oui! Des lamas nous tiennent compagnie et j’ai eu ainsi la mauvaise surprise de me faire courtiser par le mâle, qui m’a confondue avec une femelle de son espèce (sale bête! ^^ ) vous pouvez rire, même si moi je suis partie en hurlant… ce gougat a commencé par me mordiller tendrement les cheveux avant d’attraper mes vêtements et de poser ses pattes sur mes épaules… je m’enfuis, outrée en lui hurlant des insanités! (De là à me prendre pour le beau juge en bois brut de Brassens il n’y a qu’un pas! Goujat de lama!) A part ce petit incident, nous nous reposons et profitons même du soleil qui se montre tous les après midi…

Copacabana

DSCF4905 (Copier)

Ensuite, nous irons passer deux journées sur l’Isla del sol, à une heure et demi de bateau de Copacabana. Cette île abritait également la civilisation inca aux environs du 15ème siècle. Selon la légende, le soleil serait né sur cette île et la lumière du monde aurait irradié du rocher sacré appelé Roca Sagrada (que vous ne verrez pas en photo pour cause de touristes multiples devant). L’île conserve encore aujourd’hui son aura sacrée et on y trouve encore les ruines d’un labyrinthe, du palais de Pilkokaina et également la table de cérémonie. L’île était en effet un sanctuaire, abritant des vierges dédiées au culte du soleil. De plus, c’est de cette île que seraient partis Mama Occlo et Manco Capac, fondateurs de Cusco et de la religion inca. Un haut lieu symbolique… et absolument magnifique! Nous logeons au sud de l’île, dans un autre hôtel écologique, et la vue de notre perchoir (situé tout en haut de l’île, je peux vous dire que ça grimpe sec pour y arriver) est splendide. Nous passerons deux journées à entièrement faire le tour de l’île, en nous émerveillant du panorama. Les gens d’ici sont d’une bienvaillance et d’une gentillesse vraiment rare, comme si le fait de vivre sur cette île sacrée leur conférait un caractère de bonté et de respect de l’autre. Le deuxième jour, nous arpenterons le chemin des Incas, qui surplombe toute les hauteurs et vous donne un panorama intégral sur les terres boliviennes et péruviennes, avec le lac qui s’étend tout autour, partout… pour ceux que le nom faire rire tant il sonne comme un mot d’enfant, le mot Titicaca tire son origine d’un rocher nommé Titi Khar’ka de l’Isla de sol et qui signifie Rocher du Puma en langue Aymara. Nous sommes véritablement à l’épicentre de la culture Inca et cela se ressent. Il faut payer pour arpenter l’île (environs 50 cents pour le sud de l’île et un peu moins de 2 euros pour le Nord, où se trouvent les vestiges importants des Incas) et sachez que votre argent part pour la communauté de l’île, qui l’utilise pour aider les anciens, pour construire des écoles et pourvoir à l’éducation de ses habitants. J’ai été touchée par la gentillesse des gens d’ici, au sourire et au regard vraiment avenant. L’île se parcourt à pied uniquement et les mules s’occupent de transporter la nourriture, l’eau et toutes autres choses nécessaire à la vie de ses habitants. Si le nord et le sud de l’île sont envahies par les hostels et les touristes, en se baladant, on traverse des villages et des zones authentiques, dédiées à la culture en terrasse. C’est encore sauvage et préservé et je souhaite de tout mon coeur que les infrastructures touristiques ne s’y développent pas plus, afin de conserver le caractère mythologique et la culture bolivienne.

Isla del Sol

Nous reviendrons donc sur Copacabana, bercés par la beauté, le côté paisible et sacré de l’Isla del sol. C’est ainsi que se terminent nos aventures en Bolivie, nous restons encore deux journées à Copacabana, que nous mettons à profit pour marcher jusqu’en haut du calvaire (sorte de chemin de croix dédié à l’adoration du christ), qui nous offre encore une vue superbe sur les alentours. C’est une belle journée pour le faire car nous sommes accompagnés de dizaines de Boliviens, c’est jour férié et le carnaval se fait de plus en plus sentir. Là haut, les gens d’ici pratiquent des cérémonies, boivent de la bière, bénissent l’endroit. Un joyeux capharnaüm qui a cependant un côté négatif: la pollution toujours… les pentes des collines sont jonchées de plastiques, signes d’offrandes à Pachamama. Espérons que les années qui viennent les sensibiliseront de plus en plus au réel respect de leur terre.
Nous partons donc le 16 février pour le Pérou, notre ultime pays.

Pour la suite de nos aventures en terre Inca, un peu de patience chers amis…

A très bientôt maintenant! Ciao ciao!

DSCF4939 (Copier)

Publicités
Catégories : Bolivie | 10 Commentaires

Alta y magnifica Bolivia! Bienvenidos los amigos!

DSCF3703 (Copier)

Nous voilà partis, on est le 22 janvier, il est 8h00 du matin et Bruno et moi embarquons dans une camionnette, avec quatre autres jeunes étudiants Français (expats du Brésil et de l’Argentine) pour passer la frontière… Qui se situe à 200 mètres, honnêtement on aurait pu s’y rendre à pied! Là commence les deux heures d’attente pour le tampon de sortie du Chili (San Pedro, c’est touristique, on est au moins 50 à attendre mais ils n’ouvrent qu’un guichet… allez comprendre). Ce qui commence à nous inquiéter par contre, c’est que notre petit groupe ne reçoit pas de notre guide chilien le petit papier vert à remplir pour passer la frontière côté Bolivie… sans doute le recevrons-nous après, car il faut encore une heure de route dans des paysages désertiques avant d’atteindre le poste côté Bolivien.
Tu parles Charles! La frontière Chilo-Bolivienne n’est qu’un tracé dans le sable (véridique) et seule une petite baraque délabrée fait office d’administration. Personne pour nous contrôler, notre guide Chilien nous laisse aux bons soins de notre chauffeur Bolivien. Je l’entend néanmoins lui demander s’il n’a pas les papiers pour l’immigration. Le chauffeur répond que non, après s’être renseigné (mais c’était au chauffeur chilien de les avoir) . En gros, c’est à ce moment là qu’on est fait f…. comme des bleus. On a beau demander au chauffeur « Donde es posible de hacer un tampun en el pasaporte? », il nous répond d’abord, « Plus loin ». Bon. Sauf que « plus loin » c’est uniquement l’entrée du parc naturel, où nous avons le droit de rester 4 jours. Ce n’est pas le tampon officiel. Mais on est au milieu du désert, le chauffeur n’a pas du tout l’air stressé pour ces fichus tampons.On Verra à Uyuni, trois jours plus tard. En attendant, on découvre la Bolivie avec des yeux extasiés: le désert de ce côté ci regorge de montagnes aux teintes rosées, de lacs innombrables sur lesquelles se posent une quantité incroyable de flamands roses… Le désert de ce côté ci, ce sont des lamas à perte de vue, des étendues de sable déchiquetées de montagnes, d’eau et de geysers fumants et bouillonnants… Le premier jour, nous jouons dangereusement avec l’altitude (nous passons de 2500m à 4800m pour ensuite nous poser pour la nuit à 4200m) . Bruno passera la plus mauvaise nuit de son existence. Les guides nous disent que c’est normal et assez courant. Oui on s’en doutait un peu… chacun sa façon d’encaisser le manque d’oxygène. Les Français et moi, on s’en tire avec un bon mal de tête et de la fatigue, Bruno lui ne mangera plus, ni ne boira rien durant presque 24h, à l’exception du Mate de coca, salvateur contre le mal d’altitude. Quand je vous dis qu’il faut être prudent…
Le deuxième jour, nous sillonnons beaucoup le désert en jeep. Le bémol de cette excursion magnifique c’est que vous êtes en permanence avec 20 autres jeeps et tout le monde visite la même chose en même temps. De plus, c’est la saison des vacances pour les petits jeunes et les petits jeunes, ça grimpe partout, ça se selfie dans tous les coins, ça parle, ça crie ou alors ça médite sur le moindre rocher (impossible de prendre des photos de roche sans eux dessus!)… Bref, on se fait vieux et ils nous énervent. On passe donc notre temps à éviter la faune pour profiter des zones magnifiques du désert. Mais on est bien obligé de partager (oui en plus de devenir vieux, on devient asocial… ça ne s’arrangera pas je crois!) Le meilleur remède, c’est d’en faire de l’humour sur photo en les imitant quelque peu… ça canalise l’énervement! Je pense aussi que Bruno et moi passons un cap dans notre façon de voyager, nous préférons déambuler seuls et par nos propres efforts mais malheureusement, le Salar d’Uyuni ne se fait qu’en jeep et accompagné. Néanmoins, si vous payez le prix fort (nous, on en était déjà à 120 euros par personne pour trois jours « classiques ») alors vous pouvez vous faire un itinéraire avec guide qui suit les endroits beaucoup moins fréquentés (pour l’instant, avec l’engouement que cela apporte, dans 5 ans tout le désert sera envahi par le tourisme de masse). Oui il y a des questions à se poser (ce que ne font absolument pas les agences qui cherchent le plus de profit possible).
Mais qu’on ne s’y trompe pas, c’est absolument magnifique et le soleil est de la partie, en saison des pluies… On ne se lasse pas des paysages et on terminera le troisième jour par le clou de l’expédition… Le Salar!! Avant cela, nous aurons droit à une petite visite des vieilles locomotives du pays (elles ont une centaine d’années), échouées dans le désert pour le plaisir des enfants et des jeunes touristes qui les escaladent dans tous les sens… Les gens d’Uyuni ont peu à peu récupéré les matériaux mais ont laissé certains wagons intacts, pour l’histoire. Après cet intermède, en route pour le Salar! En janvier et février, le plus grand désert de sel du monde est inondé et, pour notre plus grande joie, nous avons pu le découvrir ainsi. L’infini du ciel se reflète sur l’immensité du désert à la perfection et l’impression immédiate est celle de marcher dans un rêve éveillé. On ne se lasse pas de s’y balader, pieds nus sur le sel et l’eau… On s’arrêtera à divers endroits, certains étant secs et d’autres bien humides… Nous mangerons dans un hôtel de sel, où dorment les touristes qui commencent le tour par la Bolivie. C’est assez impressionnant à observer…On photographie dans tous les sens, en sachant très bien que c’est unique au monde et absolument indescriptible dans son entièreté. Un des plus beaux endroits de cette planète et une immense richesse pour le pays…
Après ces trois jours de désert et de découvertes, on arrive à se poser à Uyuni pour deux bonnes journées de repos. Uyuni, ce n’est pas vraiment laid, mais ce n’est pas beau non plus, c’est juste la petite ville proche du désert pour tous les départs en excursion. Comme il n’y a pas grand chose à faire, on prend le temps de se reposer. Hormis, ahaha, la meilleure visite de tous nos voyages, celle faite à l’immigration! Où le chef des douaniers nous apprend gentiment qu’en gros l’agence a bien foiré, que ça fait 4 jours (nous le somme le 25) qu’on est illégaux et donc clandestins en Bolivie et par voie de loi… bing une amende, passez par la case payement et vous ne retoucherez pas d’indemnisation merciiii! Haine contre l’agence. Le chef nous explique de plus, que si nous étions contrôlés dans la rue ou dans un hôtel et bien c’était retour à la frontière et « au plaisir de ne plus vous revoir, bande de clandestins belges! » Sympa tout ça!

DSCF4163 (Copier)

Photos:

Uyuni Dia 1-2

Uyuni Dia 3

Après toutes ces émotions, on reprendra un bus, direction Tupiza, petit village planté au milieu d’un décor de Far-West. Le bus pour nous y rendre est certainement l’ancêtre de tous les bus que nous avons déjà pris dans ce monde, ça vibre, ça balance et c’est bondé. Après trois heures de massages vibrants non demandés, on s’arrête pour changer (ah quand même!) et pour grimper dans un bus plus costaud car ça va grimper et descendre sec encore pendant trois heures. Je dois bien avouer qu’il s’agit d’une des plus belles routes que nous ayons prise mais également la plus dangereuse. Moi qui adore me coller le nez à la fenêtre, j’ai plus d’une fois détourné les yeux en aggripant le siège de devant lorsque notre grand bus tanguait dangereusement au dessus de précipices (sans garde fous ni barrière bien entendu)… au grand étonnement d’une petite bolivienne, assise au milieu du bus et qui ne se rendait compte de rien ou bien qui était blasé du chemin. C’était beau, c’était grandiose et j’ai aussi eu une des plus belles trouilles de ma vie! Enfin, on est arrivé entier (merci le conducteur trop balèze qui connaît son chemin par coeur…)

DSCF4232 (Copier)

Tupiza, plus joli qu’Uyuni mais il n’y a pas grand chose à faire dans le village même. On décide donc de s’offrir trois heures à cheval dans les décors du Far West. Pour ceux qui nous suivaient en Asie, je m’étais jurée de ne plus remettre les fesses sur un canasson depuis l’indiscipliné Goulaf, hormis si j’étais bien accompagnée. Je décide donc de faire confiance à l’auberge qui m’assure que les chevaux sont très doux, très gentils et sont habitués à tous les touristes. Mouais. C’est donc le coeur un peu battant que je grimperai sur Tortillo, le plus calme de tous les chevaux du ranch. Et bien c’était vrai! Ouf! Une balade de trois heures fantastique, au milieu de canyon, de montagnes rouges et ocres, sur des sentiers dignes du Mordor. Le guide (et éleveur des chevaux) qui nous accompagne est d’une gentillesse rare et nous fait revivre les moments passés :nous passons ainsi près d’une « porte du diable », lieu ancestral de sacrifices humains et animaux, qui était aussi l’endroit où l’on vénérait le dieu soleil et Pachamama (la déesse mère de la terre). Il nous raconte l’histoire de son bout de pays, quand les Espagnols sont arrivés au 18 ème siècle, brisant toutes les coutumes en érigeant à la place des croix et des églises. Dans un autre endroit, Wilson (notre guide) m’explique que si la Bolivie n’avait pas connu une grave révolution il y a trois ans à propos de la privatisation du gaz, et bien le Seigneur des Anneaux aurait pu se tourner dans le décor que nous avons sous les yeux (la partie du Mordor justement) En effet, j’imagine très bien Gollum sautiller de roche en roche, avec l’ammoncellement de nuages et de pluie qui s’annonce… Nous terminerons par le canyon des Incas, pas très large mais où il est possible de marcher (de grimper plutôt) sur 7 km. Nous sommes en Bolivie et rares sont les villes ou villages en dessous de 2500m. Ici, nous nous hissons à 2900 et des poussières. A part ces très beaux moments, nous avons déambulé dans la petite ville, comme à notre habitude, par le marché coloré, la place principale et les rues adjacentes.

Photos: Tupiza
DSCF4339 (Copier)

Après deux jours, nous partirons en direction de Potosi, la plus haute ville du monde (4070m), ancien eldorado des Espagnols qui l’ont pillée jusqu’à son déclin, de tout l’argent dont regorgent ses mines environnantes (au 18ème s toujours) Actuellement, certaines mines sont toujours actives et les mineurs qui y descendent savent bien qu’ils ne vivront pas vieux, ils mourront de silicose après 10 à 15 ans passés dans les galeries aux poussières mortelles. Mais les mines coopératives leur appartiennent désormais et pour vivre, il faut bien extraire du minerais. Depuis plusieurs années, les agences et hostels proposent des circuits touristiques qui descendent dans certaines mines, où l’on peut se rendre compte des conditions de travail des mineurs. Nous avons tergiversé, pesé le pour et le contre et finalement, nous n’y avons pas été. Bruno trouvait que c’était du voyeurisme déplacé et après renseignements, les pourcentages versés par les agences aux mineurs en fonction des touristes sont tellement ridicules que cela ne les aide qu’à peine. Moi, cela m’était égal si ce n’est que ma légère claustrophobie m’aurait empêché de m’y sentir « bien » (ceci dit j’ai survécu aux tunnels au Vietnam mais c’était un autre contexte). Nous avons demandé à un Islandais ce qu’il en avait pensé et nous avons pu observer l’émotion avec laquelle il nous a répondu qu’à part en Afrique, il ne devait plus exister de conditions aussi horribles de travail. Apparemment, la lampe frontale permet d’éclairer … de la poussière, de la poussière et encore de la poussière. Les mineurs sont cependant très fiers de leur travail et apprécient qu’on leur rende visite (il est d’ailleurs maintenant obligatoire de leur faire des cadeaux: dynamite, cigarette, feuille de coca…). On ne les voit pas travailler et les touristes passent de galeries en galeries. Notre ami Islandais nous a ému plus que les quelques greluches que nous avons vu rentrer à l’auberge en s’écriant « oooh it was SO amazing, you know? » « I’ve never seen that befoooooore » comme si elles s’étaient rendues à un spectacle de danse contemporaine. Bref.

A Potosi, nous avons préféré simplement nous balader et visiter deux musées: l’un est une partie restaurée du couvent Santa Teresa, qui abritaient (et abritent encore en petit nombre) des nonnes recluses de la branche Carmélite. La partie musée du couvent est restaurée et nous offre plusieurs tableaux de l’ère chrétienne (dont certains étaient confisqués durant l’Inquisition) et aussi, les anciens lieux de vie de ces nonnes, qui passaient leur journée à prier, tisser des broderies et n’avaient le droit de parler qu’une heure par jour. Leur chambre était minuscule et pourvu d’une petite fenêtre (pour les plus riches, lespauvres dormaient en salle commune). Il y avait une hiérarchisation parmi la communauté, celles dont la dot avait été conséquente prenaient toutes les décisions et les plus pauvres se chargeaient des tâches ingrates, au service de leurs supérieures. Leur famille avait le droit de leur rendre visite une fois par mois, mais derrière un voile noir et sans aucun contact. C’était une branche très dure de l’église catholique (l’Opus Dei de nos jours approximativement) et les nonnes se flagellaient également pour endurer la souffrande du Christ. La croyance voulait qu’une vie de pureté et de discipline donnaient automatiquement droit à une place au paradis. (Tiens. L’histoire des religions, finalement ne fait que se répéter).
Le deuxième jour, nous nous sommes rendus au Musée de la Monnaie, qui est le plus imposant de toutes la ville. Avec beaucoup d’intérêt, nous apprîmes comment on frappait la monnaie, depuis le 18 ème siècle jusqu’à nos jours. En gros, comment les Espagnols ont répandu le pire fléau de l’humanité dans ce pays. Comme d’habitude, on a d’abord sacrifié les animaux, les esclaves et les indigènes, jusqu’à l’évolution d’un processus mécanique et ensuite électrique. Diverses monnaies étaient utilisés, aussi bien pour les visites des nantis, que pour la vie de tous les jours. Le musée conserve beaucoup de liquidités (pas la peine de penser à un braquage, cela n’a aujourd’hui plus qu’une valeur historique 😉 ) , dont les dessins de plusieurs pièces sont finalement des moments symboliques de l’histoire. Le musée à conservé les énormes machines d’antan, qui étaient actionnés par des tractions de mules (les pauvres bêtes ne survivaient pas plus de quelques mois à ce régime) pour que l’homme indigène puisse ensuite récolter les plaques d’argent (amincies au maximum dans les machines), pour les couper, les frapper et ensuite les livrer.
Pour le reste, nous avons déambulé dans la grande ville. La Bolivie, ça grimpe et ça descend tout le temps, autant vous dire que parfois même une marche d’une heure est un véritable sport! L’avantage c’est que nous sommes maintenant complètement habitués à l’altitude et que nous pouvons profiter de tout.

Photos: Potosi

DSCF4432 (Copier)

Notre prochaine destination sera Sucre, la capitale officielle de la Bolivie, classée au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1991. Un endroit sacré où l’indépendance du pays sera proclamé par Simon Bolivar (d’où le nom du pays) et la déclaration d’indépendance signée le 6août 1825. D’emblée, nous aimons beaucoup, beaucoup Sucre. La ville regorge de facades blanches et de toits rouges, architecture amenée par la colonisation espagnole. Autant Potosi est difficile à sinuer, les rues sont étroites et les gaz qui s’échappent des pots d’échappement vous asphyxient tous les 5 mètres. Ici, les rues sont larges, propres et belles et c’est avec un grand plaisir que nous allons partir à leur découverte. La période pré-carnaval se fait sentir, les jeunes ont comme jeu ici de se balancer des ballons d’eau un peu partout, dans les appartements, dans les voitures et même sur moi… (vive l’étui de l’appareil photo qui l’a protégé d’un bain impromptu). Sucre est une ville d’étudiants et en fait, cela se sent, l’ambiance n’est plus aux mineurs ou au far-west, on se trouve ici au coeur d’une modernité Bolivienne (les idées et politiques de Sucre sont apparemment réputées pour être avancées en matière d’ouverture et de tolérance). Nous y resterons trois journées bien complètes et cela nous permet d’explorer la ville et son centre à notre aise. Nous nous rendrons au musée de l’ethnographie, oh miracle, oh bonheur, il est gratuit! S’y trouvent l’histoire des Chipayas, tribu vivant aux alentours de Sucre et qui a été persécutée, non seulement par les Espagnols mais également par leurs pairs. Ils se sont battus pour conserver leur tradition et croyance et vivent aujourd’hui toujours reculés.
Beaucoup d’agences pourraient vous proposer de leur rendre visite, en gros 4X4, armés de vos appareils photos et de votre curiosité malsaine. Je vous le déconseille, si vous avez un tant soi peu de respect pour vos semblables. Les Chipayas préfèrent de loin qu’on leur fiche une paix royale et que vous vous absteniez de braquer vos appareils photos sous leur nez. Quand on voyage, il faut apprendre qu’on ne va pas partout en toute liberté, nous avons déjà pu constater les nombreux dégâts de l’industrie du tourisme dans les pays que nous avons déjà traversé. Soyez responsables et posez vous les bonnes questions avant de vous embarquer dans n’importe quelle expédition, aussi alléchante paraît-elle. Si vous vous intéressez à eux, j’ai trouvé ceci en ligne, un gros et très précis travail universitaire sur les Chipayas. A noter que de nombreux scientifiques, ethnologues et anthropologues se sont intéressés à eux, car leurs conditions de survie étaient extrêmes et leur histoire fascinante.

http://www.erudit.org/livre/aidelf/1981/000704co.pdf

Le musée de l’ethnographie recèle aussi une collection de masques ahurissante et parfois même effrayante! Les explications vous révèlent qu’ils sont utilisés lors de carnavals ou de fêtes et que chacun a son rôle bien précis à y jouer (vous avez la mort, le diable, la vache,… et tant d’autres dont j’ai déjà oublié les noms!) Et enfin, des expositions temporaires, nous, on a eu droit à des peintures très class de dames… et aussi des publicités françaises depuis le début des années 1900! Une évolution jusqu’à nos jours, très, très intéressante et qui nous a bien fait rire suivant certains slogans. Il est toujours comique de se dire que l’on est en Bolivie afin de découvrir leur culture… pour se retrouver nez à nez avec la nôtre ou presque!
Le lendemain, nous nous sommes rendus à la casa de la Libertad, endroit historique puisque c’est là que se sont prises toutes les décisions pour l’indépendance et la bonne marche du pays. Notre visite est guidée et très instructive. L’endroit est resté le même, et la déclaration d’indépendance trône dans la salle principale, sous les tableaux de Bolivar ses comparses: Hugo Ballivian et San José de Sucre. A cette époque, les classes sociales étaient bien différenciées. Enfin… c’est toujours le cas aujourd’hui et les dames très colorées aux amples jupes que vous croisez dans les rues et qui sont si représentatives de la Bolivie, sont en fait les dames les plus pauves, imitant le style vestimentaire des  Espagnoles de la haute voilà 3 siècles. Ceux qui ont participé à la mise en place d’un système législatif, exécutif et judiciaire étaient des hommes espagnols, nés sur la terre Bolivienne. L’histoire dans son entièreté, des guerres d’indépendance jusqu’à aujourd’hui est trop longue à restituer, je me bornerai à vous donner ce lien sérieux sur l’histoire de Bolivar:

http://www.larousse.fr/encyclopedie/personnage/Sim%C3%B3n_Bol%C3%ADvar/109361

Sachez cependant que la Bolivie a connu plus de 60 présidents, du à de nombreux coups d’état militaire. Une dictature s’y est même installé pendant un temps, avant de voir la démocratie revenir à l’oeuvre. L’actuel président, Evo Morales est grandement apprécié de son peuple de part son origine indigène et de ses combats pour la préservation de son pays.
Hormis ces deux musées tout aussi intéressants l’un que l’autre, nous nous sommes baladés un peu partout, du parque Bolivar (très vert) jusqu’au point le plus haut de la ville, qui offre une vue de maisons blanches et de collines. Nous avons aussi visité le Templo Nuestra Senora de Merced, qui est un mélange saisissant de sobriété et de décoration luxueuse: l’autel, les murs et la chaire sont un mélange d’or, d’architecture de la Renaissance et d’ajouts baroques (sic le Lonely Planet). On peut grimper sur son toit et admirer la vue sur la ville, très agréable également. Bref, on a bien profité de cette ville magnifique aux accents de Séville (selon notre guide de la casa de la Libertad). Pour terminer, nous nous sommes rendus au cimetierre national, absolument immense et aux mausolées gigantesques pour les familles de l’époque coloniale. Sont aussi présentes des mausolées dédiés aux congrégations religieuses, ainsi que des centaines de vitres abritant les cendres des défunts..

Photos: Sucre

Arrive ensuite la deuxième partie de notre voyage, de la Paz jusqu’au lac Titicaca mais ce sera pour un autre article. Comme vous l’aurez remarqué, nous remplissons nos lacunes culturels en Bolivie, la saison des pluies ne permet pas de faire de treks tel que nous les aimons et donc, nous avons privilégié les villes à la campagne (sachant de plus que les tribus sont ici très méfiantes des étrangers, voire même hostiles)

Je ne tarderai pas à mettre le post suivant en ligne… Pour l’heure j’ai le Titicaca qui s’étend devant ma fenêtre d’hôtel (écolo et aytpique mais chuuut.. prochaine fois j’en parlerai!)… Et il est temps de sortir se balader!
Ciao ciao y suerte los amigos!

DSCF4050 (Copier)

Catégories : Bolivie, Info | 4 Commentaires

Propulsé par WordPress.com.