Italie

Venezia, Vienna…

Quelques lignes, quelques mots pour vous parler de Venise et Vienne…

Venise est belle, surprenante, on dirait qu’elle vous attend pour vous surprendre, je n’ai personnellement jamais eu autant envie de photographier une ville… Nous y sommes restés quatre nuits, trois jours complets et heureusement, nous avons pu marcher et la visiter un jeudi… Pas trop de monde, des touristes oui mais on a le temps de ressentir sa magie, de se balader de pont en pont, de Rialto au Soupir, de rive à une autre rive, de St Marc jusqu’à la gare… Vraiment, Venise est à voir, à ressentir, c’est une ville pour les rêveurs, les amoureux, les flâneurs…

Le deuxième jour, nous avons flâné d’un autre côté, dans le quartier Juif, très vivant, haut en boutiques, en articles en tous genres…

Le samedi, nous avons décidé de prendre le bateau, c’est cher, oui c’est vrai, Venise est chère, même très chère, mais comment ne pas y prendre un bateau, ce serait comme aller au Népal sans faire un seul trek dans l’Himalaya… Nous avons opté pour la formule la plus rentable selon nous, 20 euros pour visiter Murano, Torcello et Burano, les trois petites îles les plus connues dans l’immense lagune vénitienne… Murano, c’est la ville du verre, de l’art de le manier, nous avons assisté à la création d’un petit poisson en verre par un monsieur, qui manipule sa perche et le verre comme d’autres manipuleraient leurs pinceaux, leur appareil photo ou leur plume… Tout simplement avec brio! Ce métier se transmet de père en fils, nous avons ensuite visité toute une boutique emplie de créations de verre, des plus kitshs aux plus jolies, malheureusement il y était interdit de prendre des photos… Mais vraiment, nous ne serions pas en voyage aussi longtemps, nous aurions ramené un verre de Murano, tellement c’est beau…

 

Ca souffle!

 

Ensuite, direction Torcello, c’est tout petit, Torcello comprend treize habitants en tout! C’est une petite île intéressante historiquement parlant car c’est là que durant les grandes conquêtes autrichiennes, se sont réfugiés tous les habitants de Venise et c’est là que se sont prises les grandes décisions politiques sur l’avenir de la ville… Il ne reste plus grand chose sur Torcello, hormis deux églises très vieilles ( une date de 639) si ma mémoire est bonne.

Burano, notre dernière destination, c’est l’île des pêcheurs et de la dentelle, c’est super joli, selon moi, ce n’est pas possible d’être de mauvaise humeur à Burano, toutes les maisons sont en couleurs, vives et gaies! C’est une île de pêcheurs et à chaque maison en couleur, correspond une famille de pêcheurs… Nous avons visité une boutique toutes en dentelles, on y a appris que pour une dentelle en 17 points, il faut un mois de travail, et je crois 17 personnes différentes, chacune travaillant son point.

 

Après tout cela, nous pouvions quitter Venezia! Direction Verona, là où nous avons posé nos pieds pour la première fois en Italie, pour prendre un bus qui nous emmènera jusque Vienne! Nous y restons deux jours, le premier jour se passera surtout à nous reposer, à renvoyer notre tente et se balader dans le quartier de l’auberge… Aujourd’hui, nous avons déambulé dans le centre de Vienne, c’est sûr que ce n’est plus l’Italie, Vienne c’est baroque, c’est grand, ça respire l’espace et un peu la rectitude dans les rues droites et larges! Mais c’est très plaisant, d’ailleurs j’ai lu que c’était la première ville où il fait bon vivre en Europe, l’analyse date cependant de 2009 mais je le crois volontiers, on voit peu de pauvreté, la vie y est chère, répercussions du bon niveau de vie de ses habitants apparemment, en tout cas les apparences donnent une image de paisible et d’espace, maintenant nous n’y vivons pas! Nous n’irons pas à l’opéra, car demain matin nous partons très tôt et nous voulons nous reposer avant notre arrivée en Russie!

St Petersbourg, Moscou, le transsibérien et ensuite le Lac Baïkal, autant de noms pour l’instant étrangers et que d’ici un mois nous aurons connu et respiré!

En avant l’aventure nous attend! Gros bisous les amis-famille et à bientôt en Russie!!

photos de Venise: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/Venezia?authuser=0&feat=directlink

photos de Vienne: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/Vienne?authuser=0&feat=directlink

Catégories : Italie | 6 Commentaires

Ciao bella Italia (parto due)

Aloooooooors, nous nous sommes donc arrêtés à notre arrivée dans la nature toscane… Donc, une fois dans cette voiture, nous voilà partis à l’assaut des routes et du monde toscan… Notre première nuit se passera dans un petit camping près de Montepulciano, petit village au sud de Sienne réputé pour sa beauté médiévale… Mais nous ne le verrons que le lendemain. En effet, le premier soir, nous étions tellement occupés à nous remplir les yeux de routes et de paysages qu’on s’est fait avoir, la nuit est tombée et nous n’avions pas d’endroits pour dormir en tente. C’est avec un coup de chance que, à la lueur des phares, Bruno aperçoit enfin un petit écriteau indiquant « campeggio » alléluillaaaaa!!! Ce camping reste parmi nos préférés d’abord parce qu’il est minuscule, il y a en tout trois autres tentes hormis la nôtre… Ensuite parce que le propriétaire en est à sa quatrième bière quand nous déboulons à neuf heures passés du soir et quand Bruno lui demande sans vergogne s’il n’en a pas une pour lui, hop ni une ni deux ce monsieur jovial prend sa voiture pour aller en racheter quelques kilomètres plus loin! Il nous explique, semi italien semi français que son camping est un camping familial, sans trop de monde et qu’il aime ça comme ça. Ca nous va à ravir, en plus les étoiles sont au rendez-vous, nous qui voulions absolument camper après tous les petits hôtels de Naples et Rome, nous sommes enchantés!

Nous repartons le lendemain, car nous comptons partir au sud-ouest de Sienne après notre visite dans Montepulciano. En effet, c’est charmant et ancien, mais nous allons vite nous rendre compte que partout en Italie toscane, les villages sont vieux et charmants…

Hop, nous voilà partis pour notre deuxième journée de découverte toscane… L’inconvénient, c’est la chaleur il fait plus de quarante degrés passé onze heures du matin et dans la voiture c’est encore pire. Nous décidons donc de nous rendre sur la côte, en face de l’île d’Elbe afin de profiter d’un peu d’air frais. Erreur. Nous étions naïfs de nous imaginer que l’Italie est tellement grande qu’il y aurait de la place pour nous. En fait, il y a un million d’Italien au mètre carré le long de la côte et après une journée de voiture, nous n’avons pas les nerfs de supporter tout ce monde. En plus, à notre grande horreur nous apercevons au loin des horribles buildings dans une ville où nous comptions nous arrêter. Nous n’avons plus vu ces machins immenses depuis Paris et ça ne nous manquait pas. En plus qui dit building dit ville ultra touristique et endroits très chers pour dormir… Courage fuyons! Mais nous sommes tellement fatigués et pour ma part, la chaleur et le monde viennent à bout de mes nerfs que nous nous arrêterons dans un horrible camping pour passer la nuit. Je dis horrible car c’est le genre de camping immense, avec activités  et tarifs élevés. Bruno me relativise la journée en me disant qu’avant d’arriver à la côte nous avons de nouveau vu des paysages magnifiques où nous étions seuls sur les routes, mais ce soir là j’avoue que je m’en fous, je râle.

Le lendemain, hop direction Cecina marina, petit village certes touristique mais beaucoup moins fréquenté, nous nous poserons le long de la mer pour boire un café et relativiser de notre journée de la veille. Après cela, hop, direction l’intérieur des terres, vers Volterra, ville connue pour ses origines Etrusques ( petit rappel historique, les Etrusques sont le peuple qui précédait l’ère romaine et qui était déjà ultra moderne et organisé). Volterra se situe haut  sur les collines toscanaises. Nous y arriverons le soir, après une journée passée à suivre à nouveau un circuit de villages et de nature à couper le souffle. En fait, nous avons acheté un guide sur la Toscane à Rome et dans ce guide il y a des petits circuits à faire en voiture, dans les plus beaux coins de Toscane, ce guide nous est précieux et très pratique. D’ailleurs, la côte ne figurait pas au programme du guide, nous aurions mieux fait de l’écouter mais un voyage c’est aussi apprendre de ses erreurs de trajectoire. Bref, grâce à notre bouquin nous fréquentons des routes où nous sommes absolument seuls et nous voyons toujours plus de beauté dans les paysages. Il fait toujours aussi chaud et à la radio, les journalistes italiens nous annoncent une chaleur « incredible » et une semaine de canicule… Tuto va bene!

Arrivés à Volterra, nous irons dans un camping absolument fabuleux en raison de la vue qui s’offre à nous. Nous surplombons la Toscane, on y voit à des kilomètres, c’est magique et magnifique. Le lendemain, nous irons visiter Volterra, curieux de se promener dans la ville Etrusque de l’Italie. Pas de bol, les monuments à visiter se trouvent sur la grand place et évidemment c’est le week-end médiéval, avec concerts, danses et tout le tintouin paf neuf euros pour passer dans le centre ville. Bon, nous n’irons pas, les fêtes médiévales, je connais et ce n’est pas typique de l’Italie. Par contre, nous irons dépenser huit euros pour visiter le musée sur les Etrusques. Il est unique au monde et recèle toute la collection des stèles funéraires, des bijoux, objets quotidiens et l’histoire Etrusque dans son ensemble, couplée avec les influences de l’art hellénistique. Ce musée se dresse sur trois étages, nous y restons des heures, c’est magique lorsqu’on aime l’histoire et qu’on fait fonctionner son imagination. Je le conseille à tous les amateurs d’art et d’histoire antique. On en tire la conclusion que ce peuple avait déjà tout compris, nos peuples actuels se sont finalements contentés de reproduire leurs idées, après les années noires du Moyen-Age, qui  ont vu toutes ses merveilles enterrées et oubliées.

Après Volterra, direction Pise, il faut quand même que je vois la « torre pendente »! On y restera 15 minutes, il fait 45 degrés et hormis la tour et le dôme à côté, Pise est vide de monuments historiques. Mais effectivement… elle penche d’une façon certaine et je riais toute seule de voir tous les touristes prendre des poses style « je redresse la tour regaaaaarde »… Inutile de dire que je me suis passée de jouer l’andouille devant la tour, il fait trop chaud. Nous passerons la nuit dans un camping au bord de la mer, moins touristique. Nous irons admirer le coucher du soleil sur l’eau… soirée paisible…

Après cela,… direction les montagnes!!!! Ahaaaaaa!!! Notre petite voiture grimpe jusqu’à San pellegrino! On est à 1500 mètres d’altitude, mais c’est la voiture qui a fait tout le boulot, j’ai un goût de trop peu, j’adore la montagne, je veux aller marcher! Mais là, il est déjà cinq heures de l’après-midi, nous roulons à la recherche d’un camping pour être tranquille. Nous en trouvons un, que nous adorons et nous y resterons deux nuits, contrairement à notre habitude. Le camping est paumé dans les montagnes, de nouveau il n’y a quasiment personne et j’ai l’impression d’être dans mon jardin à Kain:-)  Hasard absolu, à plus de cinquante kilomètres de la veille, nous retrouvons nos voisines de tente de la mer! Deux allemandes très sympas qui font le tour d’Italie avec une liste de camping déjà dressée.

Le lendemain, direction la montagne! Il fait plus frais, bonheur de bonheur pour la petite belge que je suis qui n’est pas du tout habituée à la chaleur étouffante. Frais cela signifie qu’il fait 35° au lieu de 45° et cela fait toute la différence. Nous partons à l’assaut du Mont Pania del Croce, mont le plus connu de la région car c’est le plus haut (1858 mètres) et de plus, le paysage environnant est magnifique. Rien à voir avec le Mont Aigoual, nous ne marcherons « que » cinq heures en tout, car il faut rouler d’abord jusqu’au début du sentier et nous sommes déjà à 1400 mètres mais… Tout d’abord, ça grimpe jusqu’à un refuge, durant une heure et demi. Ca grimpe mais c’est en forêt, il fait frais c’est agréable. Au moment de sortir de cette forêt, plus très loin du refuge, nous sommes à 1600 mètres de hauteur, nous entendons des « BOIIIIING », comme du bois qui s’entrechoque. Je demande « c’est quoi ça?? » Bruno « bah sûrement un garde forestier » je sais pas pourquoi à cette hauteur j’ai un gros doute, nous avançons et en fait, une vingtaine de mètres plus loin se trouvent deux  muflons qui se bagarrent, le « BOIIIIING » vient de leurs cornes de bois qui se heurtent violemment… Je suis ravie de voir les animaux des montagnes mais nous avançons quand même, on ne sait jamais comment réagissent les animaux sauvages en pleine bagarre… Nous les croiserons qui remontent tranquillement un peu plus loin et je crie pour qu’ils ne bougent pas, que je puisse les prendre en photo. Ils restent bien immobiles à m’écouter quelques secondes mais non, ils avanceront trop vite pour que je les photographie…

Arrivés au refuge, je dis naïvement, « baaaaah ça va on a fait le plus dur, plus que quarante minutes jusqu’au sommet! »… En fait, j’ai dans la tête nos montées françaises où jusqu’au sommet, il y a toujours des sentiers, certes abrupts, mais des sentiers. Ici, au bout de dix minutes on comprend vite, regardant le paysage, que cette sacrée montagne est bel et bien sauvage. Si le chemin est en effet balisé, ce n’est plus un chemin. Ce sont des amoncellements de pierres qu’il faut souvent escalader et tu as intérêt à faire gaffe où tu poses tes pieds! La montée de quarante minutes est en fait très fatiguante et une fois de plus je croise des grimpeurs aguerris qui sautillent comme des cabris… Grr un jour on fera ça aussi!! Nous apercevons d’ailleurs, au sommet, des espèces de biches des montagnes, qui disparaissent très vite dès qu’elles sentent la présence humaine… Moi qui adore les animaux me voilà servie!

Une fois en haut, nous marchons le long de la crête durant quelques minutes, profitant de la vue, c’est superbe, c’est génial, la montagne ça se mérite!

La descente est aussi fatiguante, de plus Bruno est en sandales (allez savoir pourquoi il a boudé ses magnifiques chaussures de marches) nous n’avons quasiment rien mangé et nous ne nous sommes arrêtés qu’une quinzaine de minutes au refuge. Mais nous sommes heureux, nous avons arpenté la montagne! Le repas du soir est le bienvenu lorsque nous rentrons enfin au camping!

Le lendemain, c’est notre dernier jour de voiture, nous errons autour de Florence, rendrons visite à Vinci, là où est né le grand maître du 16ème et nous irons voir sa maison de naissance, planté en haut d’une colline, entourée de champs d’oliviers, la Toscane nous offre ses merveilles jusqu’au bout. Le soir, grâce à nos deux ex voisines de tente allemandes, nous trouverons un petit camping non répertorié sur internet à Florence, pour passer la nuit. Le lendemain, nous irons déposer la voiture dans la ville (horreur absolu pour trouver europcar, le centre de Florence est truffé de sens interdit, je m’énerve pendant 10 minutes et finalement après une demi heure d’errance nous tombons dessus par bol). Nous irons ensuite déposer nos affaires dans un petit hôtel que nous avions déjà réservé car ahahaha, ma Popo petit chou, Nicolo et notre Cath nous rendent visite durant le week-end!! Nous sommes impatients de les voir évidemment. Nous passons notre première après-midi dans Firenze à deux, découvrant ses merveilles dans le centre. De nouveau, c’est chargé d’histoire, comme toute la Toscane, l’histoire des Médicis, des mythes antiques, de l’enlèvement des Sabines…

Le lendemain matin, nous irons nous promener jusqu’à la piazza MichelAngelo, haut point de Firenze qui englobe toute sa beauté… L’après-midi, Nicolo et Popo débarquent et nous irons nous promener dans la ville, avant de prendre l’apéro et de s’offrir un bon resto! Le lendemain matin, ma soeur et son bel italien vont à la galerie des offices, là où sont exposées les oeuvres uniques de Boticelli, de Michel Ange, Léonard de Vinci et tant d’autres… Non pas que ça ne nous intéresse pas, mais le prix d’entrée est de quinze euros et notre sens de l’économie se rebelle, nous reviendrons un jour… Pendant ce temps, nous allons chercher Cath à l’aéroport! Nous nous baladerons avec elle pour la troisième fois déjà dans le centre de Florence et prendrons l’apéro avant que Popo et Nicolo nous rejoignent… Nous passerons l’après-midi à déambuler tous ensemble, s’arrêtant pour boire un verre, discutant tous ensemble, vraiment nous sommes plus qu’heureux de les voir… Après un autre resto (avec un serveur certes moins sympa mais nous mangeons bien, comme toujours en Italie!), nous rentrons bien fatigués dans notre petit hôtel, ils partent déjà tous le lendemain…

Et le lendemain, il pleut!!! Cath, nous sommes d’accord ma puce pour dire que c’est bien toi qui nous a ramené la drache de Belgique ;-)) Il pleut, cela rafraîchit l’air, mais n’empêche pas le départ… D’abord de Popo et Nicolo, qui rejoignent l’Ile d’Elbe et la famille de Nicolo pour le reste de leurs vacances… Evidemment, je pleure, voir ma soeur me quitter me déchire toujours car je sais que je ne la revois pas avant très longtemps et puis bon, c’est petit chou quoi! Je pleure, heureusement que j’ai Bruno et Cath pour me tenir compagnie… Cath s’envolera deux trois heures plus tard, nous l’accompagnerons jusqu’au bout de l’aéroport, nous avons parlé sans nous arrêter, ce fut bref mais intense et évidemment une fois qu’elle disparaît, nous repleurons en coeur, bah oui on est sensible, on aime notre voyage mais on aime nos amis-famille et puis tout d’un coup ça fait vide!  Il est temps de partir de Florence, elle appartient à nos retrouvailles et pas seulement à Bru et moi. Nous remarcherons dans la ville durant la soirée, respirant son ambiance une dernière fois mais je suis triste, chaque coin me rappelle ma soeur, Nicolo et Cath…

Le lendemain, direction non pas Venezia comme prévu mais Vicenza où nous attend Lorraine, la belle-mère de Cath, l’amoureuse de son papa. Elle nous invite très gentiment dans sa maison d’Italie, à quarante minutes de Vicenza, en plein campagne italienne de nouveau! Cela fait du bien, elle nous soigne en maman italo-belge et nous retrouvons également Lelle et Soupape (pour ceux qui ne connaissent pas, ce sont leurs deux chiens, que Bru et moi avons gardé deux fois, lorsqu’ils étaient en vacances). Nous resterons deux nuits, Lorraine nous fera visiter les alentours, la ville de la Grappa! C’est joli partout, il y a encore cependant des traces des guerres passées, c’est toujours chargé d’histoire humaine… Nous bavarderons beaucoup avec Lorraine, vraiment ce furent deux jours super! Merci Lorraine, je sais que tu nous lis merci pour ta gentillesse, la bonne bouffe italienne et les découvertes de ton coin d’Italie (y compris la grappa bien sûr;-) ).

Nous partons pour Venezia le mercredi 29, disant encore une fois au revoir… Lelle et Soupape nous jettent des regards tristes, mais nous les reverrons!!

Et nous voilà en camping à Venezia chers amis-famille! C’est beau, c’est unique, plein d’eau, de surprises, Venise ville romantique du nord de l’Italie… j’en écrirai plus la prochaine fois car nous partons seulement dimanche et il nous reste à découvrir…

Pour terminer, j’ajouterai que nous sommes très heureux. Oui, heureux. Pour les esprits plus critiques (mais néanmoins aimants nous le savons) de notre entourage, sachez que notre changement de cap depuis nos deux mois nous est bénéfique, c’est-à-dire:

C’est vrai, nous ne marchons pas, nos gros sacs sur le dos, des journées entières sur les routes goudronnées ou balisées d’Italie. Nous avons choisi des transports peu chers. Nous avons également choisi de ne pas sillonner l’Europe de l’Est durant un mois mais de privilégier un pays. En effet, nous ne faisons pas un tour d’Europe, nous avions déjà le visa russe pour septembre avant de partir et après beaucoup de discussions nous avons décidé de sillonner un pays. L’amitié nous attendait en Italie, nous avons donc opté pour elle! J’ajouterai que si nous n’avions fait que marcher, nous n’aurions pratiquement rien vu, pour connaître l’Italie comme nous la connaissons maintenant en marchant, il faudrait au moins trois mois.

Nous regrettons juste de ne pas avoir fait de bonnes marches en Toscane, mais les températures extrêmes ne le permettent pas. La Toscane, c’est le désert, il n’y a pas beaucoup d’ombre et pour avoir souffert d’une insolation à Naples, je ne souhaitais pas réitérer l’expérience. La Toscane est parfaite pour marcher, mais si vous voulez y aller, attendez l’automne ou le printemps, lorsque le soleil est clément et ne brûle pas tout ce qu’il touche…

A ceux qui se demandent si notre tente nous a servis avec un sourire ironique, nous répondrons et bien oui! Mais comme beaucoup de gens nous ont accueillis avec leur amitié et leur grand sourire, nous l’avons moins utilisée que prévu… Mais elle a été plantée dans le sud et partout en Toscane, et elle trône maintenant dans notre camping vénitien. Nous pensions d’ailleurs faire du camping sauvage en Toscane mais en fait c’est difficile, en bas en tout cas. La Toscane est un immense désert brûlé par le soleil et on repère une tente de la route à des kilomètres et de toutes façons, les températures ne s’y prêtaient pas. Il existe bien sûr des bouquets d’arbre et de verdure mais si vous vous approchez, bien vite vous arrêtent des panneaux « vietato passare, vietato camper, strada privada », alors c’est vrai que nous aurions pu aller sonner aux fermes et aux habitations pour plaider notre cause. Mais nous ne l’avons pas fait. Nos amis italiens nous avaient prévenus, en Italie du Nord, les gens sont devenus méfiants, ils n’accueillent pas les étrangers chez eux et le camping sauvage n’est vraiment pas connu. Même chose pour l’auto-stop ceci dit nous n’avons pas essayé! Mais peu nous importe, nous avons planté notre tente dans différents campings, nous avons appris énormément de ce pays, de son histoire et des Italiens. Nous avons beaucoup ri de la mode dans les villes, de l’extrême féminité des femmes, capable de se changer trois fois par jour en fonction de l’endroit où elles se rendent (elles me rappellent continuellement que décidemment je suis un peu garçon manqué), des lunettes de soleil énormes qu’ils ont tous sur le nez même quand ils sont à l’ombre. Nous avons trouvé dingue que des touristes se prennent en photo devant des magasins Gucci, Prada, Miu Miu, tellement cela fait partie de la culture Italienne. Nous avons ri jaune devant les prix de ces marques… Nous avons remarqué leur amour de la propreté physique et des bidets, du soin extrême attaché à leur personne, de leurs horloges jamais à l’heure nulle part et du soin qu’ils prennent pour t’indiquer un chemin quand tu es perdu… Même si ils ne savent pas, ils émettront un avis, à toi de te démerder pour savoir lequel est le bon! Mais même si ils ne sont pas accueillants pour leur chez eux, les Italiens sont drôles, gentils, ils te parlent même si ils savent que tu ne comprends pas, ce n’est pas grave, ils te parlent! Ils sont curieux, les femmes se donnent toutes des petits noms « bella, amore » ils parlent fort, ils sourient et disent « grazie » tout le temps, bref un peuple que l’on prend en affection!

Le plus important, les amis-famille, c’est que vous sachiez qu’on se sent bien Bruno et moi. Nous trouvons notre rythme de voyage, entre économie et dépense lorsque quelque chose nous tient vraiment à coeur… Nous ne sommes pas des personnes qui ressentont le besoin de vivre de l’extrême, de camper au coeur des villes ou de marcher sous un cagnard pas possible jusqu’à s’en rendre malade. Mais nous aimons les montagnes, dépasser nos limites en grimpant parce que l’appel du sommet nous tient. Nous aimons déambuler dans les villes pour ensuite aller nous perdre dans les campagnes, mais nous préfèrons le faire en laissant nos lourds sacs à dos dans un endroit sûr, et en ayant les épaules presque légères (nous avons acheté un baby sac à dos qui nous accompagne dans toutes nos balades, difficiles ou non). Nous nous aimons toujours, certains jours sont plus difficiles car nous sommes confrontés à nos limites, mais nous trouvons toujours un terrain d’entente et l’amour est plus fort que le reste. Bruno est le meilleur compagnon de voyage et de la vie que je puisse trouver et je crois pouvoir dire haut et fort qu’il le restera.

La Russie et l’Asie nous attendent, avec d’autres montagnes, d’autres villes, d’autres cultures… Nous allons renvoyer notre tente et notre réchaud lorsque nous serons à Vienne, les sacs seront moins lourds, nous pourrons faire plus de trajet avec eux sur le dos! L’avenir nous attend, soyez heureux pour nous car nous sommes biens et en harmonie avec notre voyage, notre amour, notre chemin…

Nous vous souhaitons beaucoup de bonheur jusqu’à nos prochains écrits, nous pensons souvent à chacun d’entre vous, je dois dire que mon Loulou me manque plus que je n’aurai jamais cru mais c’est ainsi, on ne peut tout avoir dans la vie…

Soyez heureux et amoureux les amis-famille! On vous aime, ciao ciaooooo!

les photos de Toscane: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/LaToscane?authuser=0&feat=directlink

les photos de Florence: https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/Florence?authuser=0&feat=directlink

Vicenza, Grappa (chez Lorraine): https://picasaweb.google.com/104353200267102218474/DansLePetitParadisDeLorraine?authuser=0&feat=directlink

Catégories : Italie | 7 Commentaires

Ciao bella Italia! (Part 1/2)

Et voici, voilà, la suite tant attendue… Nos péripéties Italiennes!

Reprenons, nous avons donc quitté Montpellier pour arriver chez Tina et Lucas aux alentours du 20 juillet. Nous avons pris notre premier bus, à 23h à Montpellier, pour arriver à Vérone environ vers 10h30 du matin. Le trajet se passe sans mal si ce n’est qu’à une heure du matin, même pas encore arrivés à la frontière italienne, on nous fait tous descendre pour un contrôle anti-drogue… Ca m’a « gaiement » rappelé notre voyage à New-York où les conducteurs te rallument les lumières, te réveillant sans ménagements, t’intiment l’ordre de descendre du bus avec sacs et tout le tintouin et te voilà sur le bitume en train d’attendre… le chien! Oui, en France (à New-york, ce sont les flics style « je roule des mécaniques bouge pas ou je te colle au sol! » qui fouillent le tout), en France donc c’est le chien la star! Un beau chien, bien dressé qui va coller sa truffe humide dans tout le bus, snouffant comme un fou sous les encouragements de toute la douane anti-drogue « va y toutou en chef cherche cherche vas y »! Tu as beau adorer les animaux, comme tout le monde ça te gonfle d’être sur le bitume, avec ordre de ne PAS bouger tant que toutou en chef n’a pas fini sa ronde. Bref, toutou en chef se met à snouffer les gros sacs à dos et ne trouve rien (pour ceux qui pourraient nous soupçonner, il n’a même pas daigné jeter un snouf sur les nôtres 🙂 ). Mais ce n’est pas fini (grincements de dents des fumeurs qui n’ont même pas le droit de s’allumer leur cigarette, cela pertuberait le snouffage de toutou en chef) maintenant il faut qu’il (toujours toutou en chef) nous snouffe nous! Je me retiens de faire un gros câlin à ce bel animal, cela me vaudrait une fouille et des hurlements de toute la douane et admire le beau canin se jeter sur la seule italienne du bus, hop les grosses papattes sur les épaules de la belle… Signal évidemment pas que « je t’aime fais moi un câlin » mais « tiens tu sens quelque chose d’illégal… » hop, c’est parti pour la pauvre demoiselle qui doit vider tout son sac, ses poches etc etc etc… rien, truffe blanche, cela devait être des relents de délits passés ou alors toutou en chef est tombé amoureux… du coup, la douane nous fiche enfin la paix et nous repartons pendant que toutou en chef part, félicité par son maître qui va sûrement lui filer sa paye en croquettes…Dans le bus, j’entend un gars qui s’énerve en espagnol (le bus vient d’Espagne) en demandant aux chauffeurs pourquoi nous on a eu droit à une fouille pareille alors que d’autres bus passent tranquillement leur route avec leurs passagers qui dorment, bouche ouverte à la fenêtre… Le chauffeur, si je comprend bien, répond que c’est comme ça, pas de bol, quand la douane a décidé on a plus qu’à obéir… (On aurait bien mis une photo mais vous comprendrez que la situation ne s’y prêtait pas…)

Le reste du voyage se passe bien, juste un contrôle d’identité à la frontière italienne, formalité vite accomplie et nous y voilà aux pays des pâtes, des pizzas, du spritz et des bottes gucci ou prada…

Une fois à Vérone, nous prendrons directement le bus qui nous emmènera au lac de Garde, tout au nord, chez Tina et Lucas. Elle nous attend à l’arrêt de bus notre Tina devenue italienne et ce sont des chouettes retrouvailles! Nous passerons deux semaines dans leur petit paradis. Bruno tombe malade, son ventre et ses intestins ne s’accordent toujours pas et cela ralentit nos projets d’ascensions des montagnes, plus que nombreuses autour de nous, et de pèlerinages dans tous les coins. Il passera une semaine un peu morose et après avoir (finalement) consulté un médecin grâce aux connaissances de Lucas, il est enfin guéri et remis sur pied! Nous irons donc marcher quand même cinq heures dans les montagnes (il était temps je trépignais mais ce n’était pas sa faute le pauvre) et nous irons aussi faire une bonne petite marche jusqu’à une petite chapelle dans la montagne. Deux bonnes heures de solide grimpette et toujours de magnifiques paysages autour de nous, cet endroit est vraiment magnifique. Entre temps, je réapprend l’usage du vélo, assez épique mais là bas, tout le monde se déplace avec ça, le plus économique et le plus simple pour visiter les petits villages alentours. Nous verrons donc Riva, Toblone et Arco durant notre séjour et si ce sont de magnifiques endroits, ancrés dans les montagnes avec le lac s’étalant à leurs pieds, ce sont aussi des endroits monstrueusement touristiques et on devra faire avec, nous qui venons de Montpellier où nous avons arpenté des montagnes sans jamais croiser grand monde, c’est un choc! Mais on s’habitue et puis de toutes façons, le plus important est de voir Tina et Lucas! Nous les aiderons à la confection d’un temple indien, pour une fête locale de leur endroit d’habitation. Nous peignons, dessinons, découpons, colorions, comme des enfants et cela sauve Bruno de pas mal d’heure de maladies où il ne peut bouger énormément… Nous assisterons à un beau feu d’artifice (qui a du coûter des milliers d’euros vu la réussite), nous boirons des verres au café où Lucas et ses amis se retrouvent toujours, nous irons nous baigner bien sûr,bref nous partageons leur vie durant deux semaines et c’est très gai! Mais l’avant nous appelle, et nous les quitterons avec beaucoup d’émotions le 2 août pour continuer le voyage…

Un aperçu du magnifique paysage…

les photos: https://plus.google.com/photos/104353200267102218474/albums/5782177708669814209

Nous reprendrons la route pour Vérone, que nous visiterons sous un soleil de plomb (c’est là que j’ai commencé à comprendre mes futures douleurs) car il fait 41 degrés à l’ombre et terminé le lac pour nous rafraîchir! La journée se passe, nous verrons le balcon de Juliette et sa statue, qui a beaucoup de succès… Allez savoir pourquoi, mettre une main sur son sein porte bonheur, je ne vous raconte pas le nombre d’hommes enchantés d’être pris en photo, main en position, avec la statue de l’emblème de l’amour tragique…Par contre, Roméo est complètement occulté, ce que je ne trouve pas très juste parce qu’enfin ils sont deux dans cette histoire shakespearienne! Nous ne visiterons pas le musée (toujours nos économies, nous sélectionnons soigneusement ce que nous voulons payer), là où vivait effectivement la famille Capulet qui a inspiré le grand auteur pour son histoire.

Sinon, nous nous baladerons certes mais il fait tellement chaud et nous sommes fatigués donc, en attendant notre bus pour le sud, nous dormirons sur un banc, comme des bienheureux… A l’heure dite, hop nous embarquons dans le bus pour Lecce, dans le talon de l’Italie. Dans ce bus, terminé les touristes, nous sommes les deux seuls étrangers au milieu d’Italiens rentrant chez eux… En effet, le sud est moins prisé par les touristes, il y a moins de villes et de monuments saisissants… et ceux qui y vont prennent l’avion pour la Sicile directement et ne perdent pas leur temps dans les petits bus semi-confortables… Nous arriverons à Lecce le trois août après une grosse dizaine d’heures de trajet. Notre destination finale est Leuca, la fin du talon de l’Italie. Nous voulons y rejoindre Thomas (mon meilleur ami, mon frère quoi!:-) ) qui jouera avec d’autres le spectacle « Fear and desire » le 4 août, dans un petit village près de Leuca. Après un peu de galère au niveau des trains (oui c’est le sud, c’est paumé et c’est la galère pour se déplacer en train dans les trous paumés), Thomas nous repêchera en voiture au milieu de heu…nulle part… mais plus très loin de Leuca.  Lui et le reste de la troupe vivent dans une école maternelle et nous planterons notre tente de la cour de récréation pour deux jours. Il fait mourant de chaud, là nous sommes partis pour quarante degrés minimum pendant quelques semaines mais heureusement je ne le sais pas encore… Nous irons nous baigner dans la mer ionique, et c’est drôle le sentiment qu’on a de se dire qu’on est à un extrême de l’Italie, devant nous, rien, juste l’eau et très loin pourrait se dessiner la Lybie si nous décidions de prendre un bateau et d’avancer vers l’horizon…(finalement, nous n’avons pas eu envie:-)) En attendant nous nous baignons, c’est l’eau la plus salée que j’ai jamais connue, on y flotte tellement facilement que franchement je me demande à quoi ressemble la mer Morte… Nous nous baignons et Bru et moi assistons à la générale (dernière répétition avant le spectacle avec public) le soir du trois août. C’est là que nous remarquons l’hospitalité des gens du sud car une dame du village invite toute la troupe, et nous avec, à manger chez elle, elle a fait des pâtes pour tout le monde et cela lui fait juste plaisir de nous faire plaisir… C’est là que nous mangerons des pâtes au goût du sud, c’est délicieux, le soleil rend tout meilleur, les tomates, les aubergines, les courgettes, la mozarella, le jambon, tout est meilleur que dans notre plat pays! Certes, nous avions déjà goûté des plats typiques du nord avec Tina et Lucas, comme la polenta par exemple et c’était très bon mais là nous découvrons encore une nouvelle dimension culinaire. Nous sommes ravis. En plus, dans le sud, la vie ne coûte rien, paradoxe de l’Italie où le nord est riche et cher et le sud pauvre mais plus accessible…

Le quatre août, c’est le spectacle. Je me permets une parenthèse pour vous vanter ce spectacle. Ils sont une dizaine, ils sont acteurs confirmés ou pas, ils sont danseurs amateurs à une exception près, ils sont italiens, belges, espagnols, américains et ils sont géniaux. « Fear and desire » ce sont eux, tout nus dans leur âme sur scène qui vous racontent en danse et en musique leurs craintes et leurs émotions. Ils sont vrais, ils sont beaux et ils sont à Bruxelles en septembre. Je vous conseille d’aller les voir, jusqu’à présent le spectacle est gratuit et jamais je n’oublierai cette édition dans le sud de l’Italie, dans ce petit village que personne ne connaît où tous les habitants et plus ont assisté à leurs histoires. Nous étions à l’air libre, l’air était doux, l’émotion de les voir jouer était forte et j’ai eu le plaisir d’entendre une dame à la fin du spectacle dire (en français car oui même dans les trous paumés il y a toujours des gens qui parlent français) « Voir un spectacle pareil, cela réconcilie avec la vie »… Je ne fais que vous les vanter, à vous de décider mais vraiment, les voir vaut le déplacement. Ce n’est pas du grand drame, ce n’est pas une réedition d’une pièce connue, c’est l’imagination et l’introspection de tous ces jeunes gens qui explosent sur scène, dans l’amitié et l’émotion… Thomas, je te laisse le soin de leur traduire ces quelques lignes, toi qui les revois en septembre dis leur que vraiment nous ne les oublions pas!

Bref, après « fear and desire », nous sommes emplis d’émotions, de larmes et de fierté pour eux… Et rebelotte, voilà qu’un second habitant invite tout le monde chez lui, pour manger… Nous irons et là commence une soirée que nous ne pouvons oublier… Déjà, plusieurs personnes ont cuisiné des mets du sud et c’est juste délicieux… de nouveau, les saveurs des légumes, de la viande et du fromage déclenchent des feu d’artifices dans nos petites bouches belges… Ensuite, le maître de maison, poussé par ses invités, se met au chant, un garçon de la troupe attrape un tambourin et l’accompagne et la jeune fille de la maison se met à danser les danses de son coin de pays. L’Italie du sud est fière et belle ce soir là, les étoiles brillent et notre bonne humeur explose aux quatre coins de cette maison où le bonheur et la convivialité sont au rendez-vous… un gars du village se tourne vers nous et entonne des chansons françaises que nous reprendrons avec joie, heureux de pouvoir leur apporter quelque chose dans cette magnifique soirée… Bref, des moments inoubliables…

Les meilleurs choses ont toujours une fin, et le lendemain, la troupe se sépare… Nous irons deux petits jours chez Vijaya, l’amoureuse de Thomas, belle italienne dont les parents ont une maison dans le sud, à Cisternino, un petit village campagnard… Grâce à la gentillesse de Vijaya, nous découvrirons donc la campagne du sud encore un peu plus, avec les maisons où existe un « trullo », qui est la pièce la plus fraîche, indispensable dans cette région brûlée par le soleil… Nous mangerons d’excellentes pizzas et passerons une soirée avec des gens de la troupe, car Gaia (la metteuse en scène) habite non loin de là, dans la maison de campagne de ses parents également. Nous fêterons donc l’anniversaire du père de Gaia et de l’amoureux de Gaia avec eux, je ne peux que répéter que la gentillesse et l’accueil des gens du sud sont des exemples…

Un trullo, qui permet d’être au frais!

les photos: https://plus.google.com/photos/104353200267102218474/albums/5782460169493412161

Le 7 août, Bru et moi disons au revoir à Thomas sur le quai de la gare, nous partons pour Naples. Naples, dont beaucoup d’Italiens nous ont dits de nous méfier, Naples, la ville des bandits, la sale gosse de l’Italie. Hervé (amoureux de Gaia) nous a néanmoins nuancés la triste image de cette ville en nous précisant que la seule chose à éviter, ce sont les quartiers dits « espagnols » et qu’il ne faut pas s’y balader le soir. Après, comme dans toutes les villes, il s’agit de faire attention aux pickpockets et de ne pas étaler ses richesses au vu de tout le monde. Ca tombe bien, nous n’avons quasiment rien et par précaution nous prendrons notre petit appareil photo, pas le gros, pour nous balader. Nous arriverons à Naples vers la fin de l’après-midi et il fait tellement chaud et étouffant que ce soir là, je n’ai aucun courage et nous restons dans le petit hôtel en face de la gare, après une demi-heure de balade seulement. Naples est bruyante, Naples est folle, les scooters jaillissent de partout, les klaxons ne s’éteignent jamais et les règles de la circulation n’ont pas l’air d’être indispensable pour réussir son permis…Si tant est besoin d’avoir son permis… Après les campagnes du sud, c’est un choc, mais le lendemain, nous irons dans la périphérie, dans la famille lointaine de Bruno, deux adorables personnes se nommant Mitty et Antonio qui nous accueillent durant deux jours dans leur magnifique maison au bord de la mer. Mitty ne parle pas français mais nous nous comprendrons, ils sont âgés donc nous ne voulons pas les envahir tout notre séjour non plus. Nous profiterons de la mer et de l’excellente cuisine de Mitty avant de retourner dans notre petit hôtel en face de la gare. Durant notre séjour à Naples, nous irons sur le Mont Vésuve, à Herculaneum (plus petit que Pompéi mais apparemment mieux conservé), nous nous baladerons dans le vieux Naples et nous irons nous poser sur un banc, face à la baie… Bien sûr, tout cela n’est pas toujours gratuit mais peu nous importe, le mont Vésuve est un volcan, nous n’en avions jamais vu et il est intéressant d’observer les abords d’un cratère, la lave qui a « figé » et les différents types de roche d’un paysage très singulier. Quant à Herculaneum, pour ceux qui aiment l’histoire antique, vous comprendrez tous que vous balader dans les ruelles, les restes des maisons et les restaurants de l’an 79 (date de l’éruption) procure une sensation assez unique… Les cendres du Vésuve ont conservé intacts certaines structures, mêmes quelques lits, une table, sans parler des fresques, des amphores de vins…

un petit resto?

Quant au vieux Naples, c’est charmant, c’est vivant, ce n’est pas descriptible, la vie ne s’y arrête jamais et nous avons aimé déambuler dans ses vieux murs et ses ruelles étroites… Mais nous sommes restés prudents et nous sommes restés le soir dans notre petit hôtel, à manger des rustico (pains fourrés au fromage ou à la viande) et regarder des petits films sur notre bébé pc. De toutes façons, pas question de restaurants, l’économie doit se faire quand même!

les photos: https://plus.google.com/photos/104353200267102218474/albums/5782466245362980689

Nous quitterons Naples le 11 août je pense, pour aller à Rome. Tous nos transports se font en bus, Bruno est devenu un pro de la comparaison des prix trains-bus, nous ne prendrons jamais les bus touristiques (et attrape pigeons sauf quand on s’en fiche de la dépense bien sûr) mais toujours les moins chers, les moins confortables mais nous sommes jeunes et amoureux de notre voyage!

Roma, nous connaissons, nous y avons été en week-end en 2011, et c’est très plaisant de s’y retrouver à nouveau. Nous avons pris le même petit hostelworld que la fois d’avant, même si la haute saison le rend plus cher, cela reste abordable. Et nous nous promènerons dans Rome comme si nous étions un peu chez nous, revoyant le Colisée, l’Arche, les ruines du temple d’ Auguste, l’horrible palais (que vous reconnaîtrez sur les photos) où siégea Mussolini lors de son règne, nous reverrons la plazza d’Espagna, la plazza del populo, le Vatican et les parcs alentours durant nos trois jours de séjour…Sans parler des innombrables statues et fontaines qui vous sautent aux yeux dès que vous tournez un coin de rue… C’était chouette, Roma est belle et fière, chargée d’histoire comme presque toutes les villes du nord de l’Italie, Roma est grande, espacée et heureuse de nous accueillir…

Roma, nous la quitterons pour partir à Sienne où nous attend une voiture de location, avec laquelle nous avons décidé de sillonner une bonne partie de la Toscane durant septs jours.

les photos: https://plus.google.com/photos/104353200267102218474/albums/5782531179042158001

Nous commencerons par Sienne, avec sa grand place si célèbre et certes très spéciale avec ses gradins et son espace gigantesque, son église à la façade très belle (mais c’est le cas dans presque tout l’Italie), mais Sienne est petite et hautement touristique, nous ne ressentons pas le charme de la ville et pourtant nous y restons trois bonnes heures à la parcourir en tout sens. Nous la quitterons vers 18h et là, je n’oublierai jamais, en haut d’une montée, nous quittons la ville et PAF voilà la Toscane qui nous explose à la tronche, des paysages à pertes de vue de vallées jaunies, de collines et de quelques zones de verdure… Nous adorerons dès les premières secondes…

et PAF!!

Et je m’arrête ici pour ce soir car nos péripéties sont encore longues… je reprendrai demain matin pour la suite des épisodes de « BruElo bourlingos italianoooo » si si!!!

Belle soirée les amis-familles, nous vous aimons…

Catégories : Italie | 4 Commentaires

Créez un site Web ou un blog gratuitement sur WordPress.com.