Perou

Ultimo parte del viaje. Peru, Peru, Peruuuuuu

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Le lundi 2 mars, direction Huaraz (3080m) avec 8h de bus. On espère fortement pouvoir faire un trek dans le parc Huascaran, parmi les hauts sommets enneigés, dans un décor qui va nous émouvoir, comme toujours lorsqu’on se trouve au milieu des montagnes. Et bien non. Pas de chance (il en fallait quand même un paquet), nous apprendrons que dans ce coin du Pérou, le mois de mars est cette année le plus pluvieux de toute la saison des pluies. En gros, nous débarquons à 7h du soir sous une pluie battante et un brouillard opaque qui ne nous révèle rien des beautés environnantes. On est un peu déprimés… les jambes nous démangent et tant de beaux paysages sont inaccessibles. On se renseigne quand même pour la forme mais notre trek n’est pas faisable. Enfin, sauf si vous aimer marcher dans la neige, la pluie, le froid (très très froid) et le brouillard. Si même les locaux vous le déconseillent (eux qui sont toujours prompts à vous vendre tout et n’importe quoi), y’a plus qu’à faire notre deuil du trek en cordillère Blanche.

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Nous passerons donc deux journées à nous balader aux alentours de la ville, tout d’abord jusqu’au site plus élevé de Wilcahuain (3400m et qui signifie « la maison du petit-fils » en quechua), qui comprend des vestiges pré-incas de la civilisation Huari. En effet, cette partie du pays ne relève pas de la civilisation Inca. Pour y arriver, vu qu’on a peu de temps avec le ciel menaçant, notre aubergiste nous conseille un taxi jusqu’en haut pour ensuite redescendre à pied, cela prend deux petites heures. Vous pouvez aussi prendre un combi dans le centre de Huaraz, c’est beaucoup moins cher mais c’est aussi plus long.  Le taxi coûte 30 soles (oui c’est un peu cher mais elle avait déjà négocié pour nous, pas moyen de descendre plus bas!), le chauffeur Théo est super sympa et nous papotons pendant la demi heure de montée. La route est barrée à 300m de l’entrée du site, les Péruviens refont la route, nous finirons donc la montée à pied (ce qui nous permet de constater que malgré nos quelques jours en bord d’océan, nous sommes toujours bien acclimatés à l’altitude) pour ensuite prendre le temps de visiter les deux sites Huari. Le Pérou nous a fait découvrir un amour des sites ancestraux, de ces civilisations géniales qui avaient déjà compris et étudié tant de choses qui se sont perdues avec la colonisation espagnole. Ici, ce sont apparemment des mausolées sur trois étages plus les importants, où se trouvaient entreposés de nombreuses momies. Nous explorons les chambres sur le premier site, c’est toujours remarquablement conçu, apparemment les Huari possédaient un système de ventilation très efficace pour conserver les corps au sec. Je répète que la chance d’être momifié n’était permise qu’aux nobles et aux rois.  Le deuxième site est à 10 minutes à pied du premier et ne permet pas d’entrer dans les mausolées, ce qui n’enlève rien à la beauté du site. Apparemment, très peu d’étrangers prennent la peine de venir jusqu’ici, tout le monde ne pense qu’à grimper ou marcher et laisse un peu la culture du coin sur le côté. On est donc contents parce que les locaux sont contents de nous voir et nous saluent avec de beaux sourires. La descente sera plaisante si ce n’est qu’ici, les chiens ne sont vraiment, mais vraiment pas du tout sympas. Ca gronde, ça aboie, ça vous court après. Bruno se tenait prêt avec deux pierres à la main, heureusement nous n’avons pas eu à nous en servir. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, il ne faut pas les regarder dans les yeux (sauf dernier recours, quand vous décidez de les affronter), passez votre chemin sans les regarder et la plupart ne feront même pas attention à vous (enfin c’est ma théorie, mais ça me paraît logique, tout échange de regard avec un animal passe par un rapport dominant/dominé… et ces chiens- là ne vont pas vous laisser gagner!). Mais bon, mon amour pour les animaux en a pris un coup… momentanément bien sûr! La route jusqu’à Huaraz était sinon bien tranquille et nous a permis de traverser nature et petits villages en toute tranquillité.

Wilcahuain

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Le lendemain, nous partons en excursion guidée pour la journée. En fait, ce qui m’intéressait avant tout c’est le site sacré de Yungai, où ont péri 25000 personnes lors de l’incroyable tremblement de terre de 1970, qui a atteint une magnitude de 7,8 sur l’échelle de Richter et qui a détruit de nombreuses villes et villages (dont Huaraz, qui est aujourd’hui résolument moderne). La montagne Huascaran, sous le choc, a perdu plusieurs blocs de glace qui, en dévalant la montagne, ont atteint une vitesse supérieure à 200km/h, rasant ainsi Yungai avant d’aller percuter la cordillère noire. Yungai a été déclaré site sacré et nul ne peut y creuser (sous peine de tomber sur les corps ensevelis) ni construire. Nous nous y rendrons après une petite marche le long de la lagune LLanganuco, qui se trouve au début du parc Huascaran. On avoue que ça nous a fait déprimer un peu plus, le guide nous disant que par temps sec, on aperçoit à merveille les montagnes blanches et leurs glaciers, tout là- haut. Enfer et frustration, on se console en se jurant de revenir, il ne sera pas écrit qu’on ne mettra pas nos pas au milieu de ces montagnes- là! Auparavant, nous avons droit à un remarquable exposé sur la cordillère noire (qui atteint les 5000m d’altitude), qui sert de rempart contre les vents chauds du Pacifique pour la Cordillère Blanche (dont le sommet le plus haut est le Huascaran 6768m), préservant ainsi les neiges éternelles. La Cordillère Noire fait partie de la ceinture de feu du Pacifique, cette longue bande terrestre regroupe l’ensemble des volcans du Pacifique et est à l’origine de la majorité des tremblements de terre d’Amérique du Sud. Cela s’explique par la subduction de plaques océaniques sous d’autres plaques moins denses (comme les plaques continentales). Le jeu des plaques tectoniques donnent lieu à la formation de volcans « gris » (car ils crachent des cendres volcaniques grises) et/ou des tremblements de terre.

Après ce petit moment d’explication, revenons donc à Yungai ! Le site inspire le respect et il est étrange de se dire que l’on foule un sol dont les entrailles sont emplies de cadavres. Mais la beauté de l’endroit passe en premier, il y a des fleurs partout, les habitants y veillent. Quelques croix ont été déposés en mémoire de défunts et la plaza de armas a été symboliquement reconstituée, avec sa géométrie et ses palmiers. Les seuls survivants furent des enfants qui s’étaient rendus au cirque, à plusieurs centaines de mètres de l’avalanche et les adultes qui se trouvaient au cimetière, situé en hauteur. Le cimetière est toujours là, nous y sommes montés. Le Christ sauveur qui domine l’endroit n’a pas été trop endommagé lors que tremblement de terre et veille, toujours actuellement, sur Le site. Un lieu de mémoire qui ne laisse pas indifférent. Quelques monceaux de pierres témoignent de ce qui fut la cathédrale de Yungai (la façace principale a été reconstruite, en hommage aux victimes) et dans un coin, git un bus qui a dévalé plusieurs mètres avant de percuter un camion avec violence.

Au Nord de Huaraz

Nous reviendrons ensuite sur Huaraz, où nous restons encore deux jours. Nous voulions faire une petite rando d’une journée jusqu’à la laguna 69 mais Bruno tombe malade et ne bougera plus du lit jusqu’à notre départ. Décidément, ce n’est pas le bon moment pour être dans les montagnes, direction donc la côte et Huanchaco, devant le Pacifique !

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Huanchaco, c’est un petit village tranquille où il fait bon ne rien faire ou surfer, au choix ! Il fait beau et chaud (ça nous change de là- haut !) et c’est avec grand plaisir qu’on prend l’air de l’océan en pleine figure ! Aux alentours de Huanchaco se trouvent plusieurs sites pré incas également très intéressants et nous allons profiter d’une journée d’excursion pour les visiter. Le matin, nous nous rendrons sur le site de la Huaca de la Luna, de la civilisation pré inca Moche (aux alentours de l’an 800 de notre ère). Huaca signifie sanctuaire, ou lieu de culte plus généralement et ce nom a été donné par les colons Espagnols à l’endroit, confondant quelque peu les civilisations et pensant que les Moche pratiquaient également l’adoration de la lune et du soleil . Ce qui est faux, évidemment. Néanmoins, se font face une Huaca del sol et une Huaca de la luna comme vestiges de la civilisation, le peuple vivait entre les deux édifices. Ces immenses pyramides construites sur plusieurs étages ont été délabrées par le vent, la pluie et les gens eux-mêmes (les pierres sont en argile) et ce n’est que récemment que les sites sont devenus archéologiques et donc intouchables. La Huaca del sol, immense, ne peut être visitée pour le moment et malheureusement les recherches archéologiques ont stoppé, faute de moyen. Mais nous sillonnerons les différents étages accessibles de la Huaca de la luna, en fait nous en voyons le sommet, le reste est enfoui dans la poussière et la terre. L’entrée nous plonge directement dans la fonction première de l’endroit : les sacrifices humains. A cette époque en effet, cette civilisation s’attirait les bonnes grâces de la terre par des offrandes humaines. Des combats étaient décidés et le perdant se rendait au sacrifice, le sourire aux lèvres (et passablement drogué et ivre durant les deux semaines qui précédaient l’exécution). Tout un rituel était mis en place, les chamans buvaient du sang des sacrifiés égorgés et procédaient à la cérémonie du bûcher devant la montagne blanche, jugée sacrée par la civilisation. Ne vous écriez pas de dégoût, le Christianisme n’a pas fait mieux dans sa grande période et puis, il s’agit de coutumes ancestrales aujourd’hui éteintes. Nous apprenons par la même occasion qu’ici il ne pleut pratiquement jamais, au désespoir des gens. Tous les 10 ans, environ peut néanmoins se produire le phénomène climatique appelé « El Nino », qui apporte pluie torrentielle via le réchauffement des eaux du Pacifique, du à certains courants océaniques. Ce phénomène a déjà provoqué morts et inondations dans la région, les maisons n’étant pas construites pour résister à de grosses pluies. Le dernier notable en date s’est produit en 1998. Depuis, il y a quelques journées de pluie mais rien de plus.

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Ces pluies et le vent sont d’ailleurs responsables de l’ensevelissement de nombres de sites archéologiques, que les chercheurs d’aujourd’hui peinent à redécouvrir. La Huaca de la luna, hormis son rôle sacrificiel, regorge également de fresques colorées, à l’effigie du dieu Ae-Aepec. Les Moche sont apparemment la seule civilisation ayant eu recours aux couleurs pour décorer leurs sanctuaires. Une fois sorti du lieu, nous irons contempler du mirador la végétation alentour. Aujourd’hui, il y a des champs de canne à sucre à perte de vue, alimentés artificiellement par de l’eau provenant des montagnes. Cela devient de plus en plus un problème écologique, car les cultures demandent trop d’eau, il ne pleut pas assez et il y a de fortes chances que les cannes à sucre s’assèchent dans les années à venir. Ces plantations furent, bien entendu, introduites par les Espagnols, au détriment des nombreuses forêts qui peuplaient l’endroit. Vous verrez également sur les photos, un chien sans poil, très célèbre au Pérou et ailleurs dans le monde (ils se vendent plus de 2000 dollars, oui oui !), ces chiens ont une température thermique de 40 degrés et lorsque les gens souffrent de rhumatismes, on les pose sur le ventre, ou ailleurs, pour soulager les douleurs ! Génial non ? 😀 en tout cas, ils ne sont pas très câlins, je pense qu’on leur a fait ressentir leur importance un peu trop fort, ils sont un peu les rois du désert voyez?

Après une pause repas à Trujillo, dans un restaurant qui allie nourriture et spectacle de danse, nous nous rendons sur le site, immense, de Chan Chan, dont nous ne pourrons voir qu’à peine 2%, tant le site fut détruit. Si vous passez le long de la route entre Trujillo et Huanchaco, vous pourrez voir de nombreux vestiges, que l’on doit encore découvrir, qui parsème le désert, le long de l’océan Pacifique. C’était Chan Chan. Nous basculons ici dans la culture Chimu, qui a suivi les Moche, de l’an 1000 jusqu’à 1470 environ, un peuple qui vénérait la lune et haissait le soleil, en raison de la chaleur et de la sécheresse du désert. La proximité de l’océan Pacifique rendait la lune plus importante, au niveau des marées et bien sûr, symbole de la nuit qui apporte la fraîcheur.

Nous commencerons par le temple Huaca Arco Aris, remarquablement préservé, comparé à d’autres sépultures de l’immense ville de Chan Chan. Voici un résumé de l’endroit ci-dessous

http://www.trujillodelperu.com/arco_iris_frances.htm

Après cette visite sous un soleil de plomb, nous nous dirigeons vers Chan Chan, nom donné à l’immense temple qui ne fut conçu que dans le but d’y abriter le roi et, ensuite, sa dépouille. Le site est immense et nous traversons bien des corridors, aux murs gravés d’oiseaux, de poissons (suivant le sens du courant, représenté par les vagues) et d’autres effigies. Notre guide nous montre là où le roi et ses concubines vivaient, là où le peuple pouvait adorer sa dépouille et l’ancien observatoire des étoiles, aujourd’hui asséché et recouvert d’herbe. C’est très intéressant et je vous ajoute un lien ci-dessous pour saisir un peu mieux l’histoire de ce peuple.

http://whc.unesco.org/fr/list/366/

Nos photos:

Huaca de la Luna

Chan Chan

Après cette journée culturelle, nous ne ferons guère mieux que de profiter de la plage et de l’océan durant deux journées et ça fait du bien !

Il nous reste deux petites semaines avant de partir et nous décidons d’aller passer 4 jours un peu plus au nord, à Chiclayo, qui regorge de sites archéologique sur les Moche, en plus de la présence d’un parc écologique, géré par des fermiers, afin de préserver la faune et la flore dangereusement menacées, comme partout.

Chiclayo est la quatrième ville du Pérou et il y fait étouffant ! Il n’y a pas beaucoup d’infrastructures touristiques dans la ville même et donc, très peu de touristes. On s’y balade un peu mais c’est une ville, des magasins, des restaurants, un marché et plein de voitures. Bref, pas super fan. Par contre, les alentours sont géniaux, nous passons tout d’abord une journée à visiter (avec un guide anglophone) trois musées et le site du senor de Sipan, site archéologique où des dizaines de tombes et momies ont été découvertes avec leur histoire, les seigneurs se faisaient enterrer avec, à leurs côtés, épouse, concubines, guerriers, lamas à la gorge tranchée, fils et chien. Les enfants étaient sacrifiés lorsqu’ils étaient encore trop jeunes pour prendre le relais du trône, la croyance en l’autre monde voulait qu’ils soient alors mieux avec leurs parents, dans la mort.

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Le musée où repose les momies originales est très impressionnant (et non, vous ne verrez pas de photos, c’est strictement interdit et étroitement contrôlé), il recèle les trésors que les Espagnols n’ont pas réussi à prendre, des bijoux d’or, d’argent, de lapi lazulis, qui accompagnaient chaque uniforme de roi. L’or et l’argent représentaient l’équilibre bien connu de ces peuples pour tout ce qui est dans l’univers : terre et ciel, eau et feu, soleil et lune, homme et femme etc etc etc … Mais pour eux, la vraie richesse, c’était les coquillages de l’océan, considérés comme sacré et qui accompagnaient les défunts dans la tombe. Fi de l’argent et de l’or, les coquillages et leur histoire, c’est ça qui les intéressait le plus ! On est ressorti de là un peu bluffé tout de même … Ci-dessous un lien vers la culture Moche, si cela vous intéresse…

http://www.tourisme-perou.com/informations/histoire/moche.php

Le lendemain, sans transition, on file vers le parc Chaparri, écologique et à 70 km de Chiclayo. Nous traversons les campagnes et les villages, ça fait du bien après le tintamarre de la ville ! Dans ce parc immense, nous nous baladerons deux trois heures en compagnie d’un des guides de la réserve, un monsieur extraordinaire qui nous sort le discours écologique que nous aimons : la simplicité de vivre, d’agir pour la nature et de penser avec elle. Il commence son exposé en nous demandant de nous taire et d’écouter. On entend les oiseaux, les feuilles qui bruissent et les moustiques qui piquent. Il nous dit alors « En ville, les gens riches peuvent s’acheter le silence mais si vous vivez à la campagne, tout cela est gratuit ».

Ben oui !

Il nous apprendra les bienfaits des arbres contre le cancer, les plaies, les rhumatismes. Il nous montrera des couleuvres venimeuses et d’autres non, des tarentules. Elles étaient en cage bien sûr, dans la nature, il faudrait rester plusieurs heures en silence avant d’apercevoir toutes ces bestioles. Nous croiserons des tapirs, en liberté et pas farouche, puisqu’ici l’homme ne leur fait aucun mal. Des myriades d’oiseaux également (cette réserve est un paradis pour les ornithologues) et, clou de la balade, des ours à lunettes ! Ils sont en voie de disparition et les deux que nous avons eu la chance de voir sont derrière un gigantesque enclos. L’un d’eux sera relâché dès qu’il sera habitué à la vie sauvage (que les fermiers lui apprennent par palier), le deuxième, donné par un cirque, est trop vieux et faible pour se défendre et vivre par lui-même, ils le gardent donc jusqu’à sa mort. Des vraies peluches et évidemment, j’ai fondu devant eux. On les a même nourri de biscuits, ils sont inoffensifs et 95% végétariens (ils mangent certains insectes).

Cet endroit est un paradis pour qui veut réapprendre à aimer la simplicité et la nature. Ces fermiers qui s’occupent de cette réserve sont bienveillant et ravis de vous partager leur savoir et leur amour de leur coin de pays. Nous avons vraiment vécu une belle journée en leur compagnie.

Chiclayo

Et puis, la fin approche tout doucement, le voyage se termine… Nous sommes revenus à Huanchaco, afin de profiter encore de l’océan avant de retourner vers notre plat pays, où nous atterrissons le 21 mars au matin.

Huanchaco

Ce sera en face à face que nous vous partagerons nos dernières impressions, chers amis famille !!

A ce week-end pour la plupart, à dans les semaines qui viennent pour les autres !

Merci de nous avoir suivis dans notre épopée du Sud, le vrai !

On vous embrasse, à bientôôôôôôôôt !!!

BruElo.

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Peru y la Tierra de los Incas

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Départ de Copacabana le 16 février, nous voici en terre péruvienne quelque 10 km après le départ. Les formalités se passent sans soucis (cette fois, on a tous les papiers qu’il nous faut!) et le trajet se poursuivra de nuit, jusqu’au lendemain, 5h (revlan!). Nous voici à Cusco sous une pluie battante et un ciel toujours noirci de la nuit. Notre première journée se passera donc tranquillement, nous dormons la matinée et nous partons découvrir le centre de Cusco l’après -midi, après avoir organisé notre week-end jusqu’au Machu Picchu.

Et bien Cusco, on nous l’avait vantée comme étant une des plus jolies villes du monde, c’est en effet on ne peut plus vrai. La ville est de la forme d’un puma, preuve du sacré que les Incas conféraient à cet animal. Les colons Espagnols ont détruit en majeure partie les bâtiments incas mais en ont conservé d’autres, les transformant en églises, en majorité. Les temples Inca, dédiés au culte du soleil, de Pachamama et de tout autre élément naturel, sans oublier les observations du ciel, ont donc été démontés et remodelés en culte de la chrétienté. La ville en elle même fait penser à Sucre, de par ses maisons blanches aux toits rouges. Nul building à l’horizon-heureusement- ne vient troubler l’harmonie de cette petite ville, qui prolifère entre les collines, non loin de la vallée sacrée.

Le 18 février, nous embarquons pour un tour guidé durant toute l’après-midi, qui nous emmènera de site sacré en site sacré, aux alentours de Cusco. Nous commencerons par le temple jadis le plus important de la région, qui se trouve au coeur de Cusco, le Qorikancha. Les gens s’y bousculent pour le visiter, il est immense et conserve deux parties distinctes et un petit musée en sous-sol. Notre guide nous emmènera dans celle consacrée aux restes des Incas. Aujourd’hui, il ne reste plus que leur architecture, semblable à celles qu’on a déjà pu observer à Tiwanaku. En effet, les Incas possédaient cette sagesse de s’inspirer des peuples qu’ils rencontraient, sans pour autant les détruire. Ils ont ainsi agrandi leurs connaissances et leur curiosité sur le monde. Qorikancha était à l’époque Inca intégralement recouvert d’or, et pillé par la suite par les Espagnols. Les momies (apanage des riches et des nobles) furent également enlevées car riches en or et en bijoux divers. Cet or fut transporté en Europe et sûrement reconverti en d’autres bijoux ou construction et ainsi disparurent les plus grosses archives de cette civilisation extraordinaire. Tous nos guides le répèteront: leur culture ancestrale est réduite à presque rien, les recherches archéologiques coûtent très cher (et le krach des banques n’a rien arrangé au contraire)et la plupart des chercheurs spéculent plus qu’ils ne sont sûrs à propos du passé. Néanmoins, on reconnaît les lieux de culte, les portes tournées vers le soleil, des immenses bassins d’eau construits afin d’observer le ciel. Saviez vous que les Incas avaient déjà compris non seulement la structure de notre univers (dont certaines connaissances que nous avons redécouvertes il y a seulement quelques dizaines d’années), le mouvement de la terre, son déplacement dans le cosmos… sans parler des constellations, des galaxies… un peuple de génie, qui apprenait des autres pour s’améliorer ensuite et devenir de plus en plus puissant. L’or n’était pas pour eux de la richesse matérielle et représentait uniquement un  conducteur pour l’énergie. Tout est énergie pour les Incas, équilibre dans l’univers, parité parfaite et l’homme n’est qu’un élément au milieu de toute cette balance cosmique. Bien évidemment, ainsi que le souligne notre guide qui nous paraît bien engagé et écolo (on l’aime!!) aujourd’hui, les temps ont changé et les hommes ont oublié l’équilibre de la terre. Le seul élément perturbateur dans cet incroyable enchevêtrement d’énergie, c’est nous. Nous pillons, tuons notre planète à petit feu et nous oublions la sagesse du respect et de l’équilibre. Notre après-midi se déroulera sous les mêmes auspices quoique le temple Qorikancha est de loin le bâtiment le mieux conservé (puisqu’une église a été reconstruite au dessus). Nous passerons ensuite sur le site de Saqsaywaman, qui surplombe Cusco et possède une statue de San Cristobal à l’instar de Rio de Janeiro mais plus petite. Cusco, c’est la ville où religions chrétienne et Inca s’entremêlent et l’on peut passer de céramiques Inca à des tableaux de Vierge d’une salle de musée à une autre.

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Saqsaywaman possédait le plus grand observatoire cosmique de l’empire Inca et certainement d’autres temples gigantesques (la pierre la plus lourde du site pèse aux environs de 300 tonnes) mais il n’en reste pratiquement rien, les Espagnols ayant une fois de plus détruit les bâtiments pour construire leurs propres hébergements et fondations à Cusco. Néanmoins, les sites restent très intéressants à visiter, surtout lorsqu’on sait que les Incas tiraient des pierres de plusieurs tonnes sur des kilomètres (ils étaient des milliers), afin de construire leur temple au bon endroit, orienté vers le soleil et à l’emplacement idéal pour définir les solcistes d’hiver et d’été. La foi soulève des montagnes dit-on, dans le cas des Incas c’était plutôt l’amour de la nature et de la science. Nous passons ensuite sur les sites de Pukapukara et Q’enquo, où se déroulaient des cérémonies sacrées mais également des opérations à crâne ouvert! Dans le domaine médical aussi, les Incas étaient plus qu’avancés et entreprenaient des opérations que nous avons nous même découvertes il n’y a pas si longtemps. Les tables d’opération sont encore là pour en témoigner, judicieusement placées dans des grottes où le soleil pouvait se réfléchir sur les parois jadis couvertes d’or et offrant ainsi une visibilité parfaite aux médecins d’antan.Nous terminerons par Tambomachay,où se trouve un important temple d’eau. Nul ne sait pourquoi celui là est plus important qu’un autre ou encore pourquoi il a été épargné mais ce qui est certain, c’est que le système hydraulique des Incas permettait d’abreuver tout Cusco. Inspirées certainement par le système de Tiwanaku, de nombreuses rigoles, aux pentes minutieusement calculées, faisaient circuler l’eau de haut en bas et de bas en haut.

Dans les parages de Cusco

En rentrant, nous passerons par l’inévitable marché touristique où se trouvent des pulls en laine d’alpaga, de bébé alpaga mais également du synthétique ou du trois-quart synthétique. La visite a ceci de sympathique que les vendeurs nous expliquent comment ne pas nous faire arnaquer en achetant dans la rue des pulls soi disant pure laine alors qu’il s’agit de synthétique. Question de poids (la laine c’est lourd) et aussi au toucher. Toujours bon à savoir pour d’éventuels futurs achats!
Après cette journée bien remplie et riche en culture, nous passerons deux jours à simplement déambuler dans Cusco, aux mutliples ruelles pentues et aux églises innombrables. Il  fait bon vivre dans cette ville d’histoire et de tourisme. Les vendeurs du Machu Picchu vous sautent dessus à chaque coin de rue, ainsi que les dames aux chapeaux, aux ponchos, aux bijoux de toutes couleurs (et de toutes qualités).

Cusco

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C’est le 21 février que nous embarquons pour notre tour guidé jusqu’au Machu Picchu (qui signifie « Vieille montagne » en quechua). Les deux jours comprenant une journée dans la vallée sacrée, le train, le logement, l’entrée du site Machu (plus le Wayna Picchu) , le bus pour y arriver, un guide sur le site et la nourritude du premier midi nous sont revenus à 237 euros/personne. C’est cher oui mais ne vous faites pas d’illusion, le Machu Picchu c’est onéreux. Nous avons croisé quelques motivés qui ont fait le trajet du train à pied (environ 28km) à partir de Ollantaytombo et également quelques courageux qui ont fait l’ascension du millier de marche jusqu’à l’entrée du site à partir d’Agua Calientes. Même si nous aimons la marche (un peu, beaucoup, passionnément) en saison des pluies franchement ça ne nous bottait pas! Nous avions assez d’argent pour prendre le train, qui roule très lentement et vous laisse à loisir le soin d’admirer le paysage, avec ses multiples fenêtres panoramiques (en plus, j’adore les voyages en train et ce sera le seul de tout notre périple). Je pense même que nous avons eu un prix plus bas, étant donné que nous y étions en saison des pluies et donc en basse saison.

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Le 21, nous nous rendons donc tout d’abord jusqu’à Pisac. La vallée sacrée est absolument magnifique, on comprend aisément pourquoi les Incas s’y étaient installés. De l’eau à profusion, des champs à cultiver, de la verdure, un climat clément… le paradis sur terre. Le tout entouré de collines que les Incas ont en majorité transformées en terrasses pour leur observation des plantes et leurs cultures. Pisac est un village actuellement et, perché en haut des collines, se trouve le site d’antan. Nous y trouverons des anciennes tombes Inca (pillées par les colons, qui ont emporté leurs mystères et leurs cultures) creusées dans la roche et des vestiges d’habitats, où les fermiers entreposaient leurs cultures et y vivaient aussi la plupart du temps. Les terrasses qui dégoulinent jusque dans la vallée offrent un panorama splendide. Le site est immense et demanderait une journée pour tout visiter. Nous n’y sommes restés que deux petites heures mais nous avons pris le temps de nous balader entre les ruines et observer les tombes, de l’autre côté de la vallée.

Pisac

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Nous partons ensuite pour un arrêt artisanat (passage obligé dans tous les tours guidés) avant de poursuivre jusqu’à Ollantaytambo, un autre site sacré Inca, d’où nous prendrons le train jusqu’à Agua Calientes. Ollantaytambo est un petit village qui côtoie l’ancien site sacré des Incas. Il faut monter, monter, monter les hautes marches jusqu’au sommet de l’ancien édifice pour arriver à ce qui reste du temple du soleil. Une fois de plus, nous sommes éberlués par la force et le courage qu’il a fallu à ces hommes pour hisser ces pierres gigantesques en hauteur. Notre guide nous montre la montagne d’en face, à plusieurs kilomètres, pointe du doigt vers un versant et nous dit « voilà, la carrière de pierres d’où partaient les Incas. » Face à nous, se trouve une colline sur laquelle est gravée naturellement le visage d’un homme. Pour les Péruviens, comme pour les Incas d’antan, cet homme appelé « Tunupa » possède de grands pouvoirs, comprend le temps et porte symboliquement une grosse charge sur ses épaules. Le temple du soleil lui fait face, respectant ainsi l’orientation du soleil pour le solstice d’hiver et d’été. Notre guide nous répète, à nous étrangers, que leur culture et leur manière de penser sont fondamentalement différentes de ce que nous connaissons et qu’il n’est pas aisé de le comprendre parfois. Il parle de relativisme culturel et cela nous plaît. Notre premier guide nous en avait fait aussi la remarque. L’histoire ayant été écrite par les Espagnols et truffée de préjugés et de mécompréhensions à leur égard, on peut admirer qu’ils mettent un point d’honneur à essayer de bien se faire comprendre.

Ollantaytambo

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Après ces belles visites, nous voilà donc dans le train, qui met une heure et quarante minutes de trajet jusqu’à Agua Calientes. Le ciel se couvre au dessus de nous, ce qui n’est pas bon signe pour notre excursion au Machu Picchu mais nous étions prévenus de la saison des pluies. Agua Calientes n’est guère qu’un petit village coincé dans la vallée et très touristique, on n’y ressent pas vraiment une authenticité péruvienne. Nous y passerons la nuit avant de nous lever à 4h du matin, avec pour objectif le premier bus qui grimpe jusqu’au Machu, à 5h30. Comme beaucoup de gens veulent prendre celui là, on sera à l’avance, 4h45 devant le bus, en file indienne qui grossit de plus en plus. Pour ceux qui ratent le premier, pas de panique, il y en a au moins 3 ou 4 qui partent en même temps et se suivent et ensuite, c’est un ballet incessant toutes les 5 minutes. Mais nous, on veut être les premiers… et on le sera! Le site ouvre à 6h, il ne pleut pas, nous avançons dans le brouillard. Nous grimpons jusqu’à un point plus élevé et là, sous nos yeux émerveillés, le brouillard se déchire pour nous faire découvir les ruines du village Inca (Bruno a mitraillé chaque instant,vous pouvez ainsi le vivre tout comme nous via les photos). C’est absolument magnifique, avec le paysage qui l’entoure, hautes montagnes, collines et terrasses de verdure. Des lamas broutent paisiblement car à cette heure ci il n’y a encore personne. Nous avons le Machu pour nous (et une petite dizaine d’autres personnes) pendant une bonne partie de la matinée, nous sommes ravis. Nous emprunterons tous les sentiers possibles, avant de rejoindre notre guide pour deux petites heures qui nous apprend que si cette cité a réussi à être préservée, c’est simplement parce que les Espagnols n’ont jamais su l’atteindre. On pense qu’à un moment, au début des colonisations, les Incas ont abandonné l’endroit (où ils n’auraient finalement vécu que 40ans), détruit tous les chemins y menant et se sont enfuis dans la jungle, afin de reconstruire d’autre cités (il y a toujours le mythe des cités d’or Inca aujourd’hui). Ou qu’une épidémie les aurait décimés. Beaucoup de mystères subsistent sur l’utilité de la cité Inca et qui la peuplait. Sachez également que le site du Machu Picchu prend la forme du condor, autre animal sacré des Incas, et encore adulé actuellement (tout comme en Bolivie).

Voici un petit lien ci dessous qui offre quelques théories sur l’endroit

http://www.granpaititi.com/machu-picchu-paititi-141.html

Et voici un petit descriptif de l’endroit:

http://www.enjoy-machu-picchu.com/machu-picchu-fr/information-speciale-machu-picchu-description-fr.php

Nous finirons par la grimpette jusqu’au sommet du Wayna Picchu (qui signifie « jeune montagne » en quechua). Seules 400 personnes y ont accès par jour, en raison de la pente bien raide (seul chemin aller/retour). Nous montons avec allégresse en admirant au sommet des ruines Inca (selon notre guide, il est tout à fait possible que des chamans y officiaient le matin ou le soir) et des grottes très étroites. Une fois en haut, enfer et damnation il se met à pleuvoir et pas qu’un peu. Si nous avons le temps de profiter de la vue magnifique, redescendre n’est pas une mince affaire et j’avoue que j’ai maudit intérieurement les Incas d’avoir, au choix, creusé des marches petites et très étroites (surtout bien s’accrocher pour descendre) ou alors grandes et glissantes. Bref, la concentration est de mise et je confirme que cette ascension n’est pas pour les sensibles au vertige. Pour la petite anecdote, j’ai commencé à descendre avec une dame sujette au mal juste devant moi,son fils l’aidait pour chaque pas. Ca ne m’a pas aidé pour la confiance en moi. Sans compter que 500 mètres plus bas, c’est à pic et vous tombez au choix dans le site, dans la rivière ou dans la jungle. Miam miam c’est génial! Et les Incas étaient des superman et woman.

La pluie ne nous lâchera plus, nous sommes vraiment heureux d’être arrivés les premiers. Il est 13h30, on est trempés et on prend même le bus pour redescendre (alors qu’à la base on prévoyait le retour à pied) tellement ça drache. Le reste de la journée, on déambule de resto en café, après avoir changé de vêtements. Et le dernier train de la journée nous ramènera à Ollantaytambo, d’où nous prenons un bus jusque Cusco. On arrive à 23h à l’hostel et on est passablement crevés. Les trois journées d’après, on ne glande pas grand chose, une petite visite au musée régional, on déambule dans les rues et on prépare la suite du voyage.

Machu Picchu

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Prochaine étape, Lima, pour trois jours, avant de remonter vers le Nord et ses montagnes magnifiques. Cusco-Lima ce n’est pas la porte à côté et nous voilà partis pour 22h de bus, qui deviendront 24h, pour cause d’effondrement rocheux sur la route au milieu de la nuit. Le bus est confortable, on se croirait dans un avion, avec des écrans individuels pour chaque siège et pléthore de films, de musique et même internet suivant les endroits que vous traversez… Le Pérou est certes un pays riche dont profite une classe aisée…
Lima, on y arrive en début d’après-midi. C’est la seule ville de 11 millions d’habitants qui nous verra de tout le voyage et comme d’habitude, on met du temps à s’habituer… Parce que Lima est immense, le trafic infernal et le bruit omniprésent. On est en lendemain de nuit dans un bus, il fait chaud, il fait lourd bref c’est rude. On trouve le courage de se traîner jusqu’à la Plaza de Armas et de manger un bout juste à côté. Les anciens bâtiments coloniaux abritent aujourd’hui le siège du gouvernement sur la place, lequel n’est pas accessible au public. On reviendra le lendemain pour une balade touristique dans le quartier, sous un beau soleil et une grosse chaleur (on a plutôt de la chance car Lima est souvent « grise » selon les dires de ses propres habitants). On déambule donc à notre guise, en tournicotant autour de la plaza de Armas. Nous passons du quartier historique, qui recèle le couvent San Fransisco ( contenant des catacombes, la file pour y entrer fait une rude concurrence à la Basilique St Pierre) le palais du gouvernement et la cathédrale de Lima (où reposent les restes de Fransisco Pizarro, conquérant du Pérou contre les Incas et fondateur de Lima), au quartier chinois. Oui, ils sont partout et quand nous entrons là dedans, bien que ce soient des Péruviens pure souche qui tiennent les stands asiatiques, c’est un joyeux bordel comme on en a connu dans les grandes villes d’Asie. C’est samedi et ça grouille de monde dans tous les sens, de cris, de klaxons, bref un capharnaüm de vie. C’est plutôt sympa et on y déambule pendant une petite heure.

Le dimanche, direction, par opposition complète, le quartier très riche et résidentiel de Miraflorès, qui s’étend au bord de l’océan. C’est là que nous comprendrons d’où vient le surnom mérité de « Lima la grise ». Au bord de l’eau, on ne voit…rien! Pas de ligne d’horizon de l’océan, pas de bateau qui dérive, rien! On aperçoit peut être une petite dizaine de mètres sur l’eau, avec quelques courageux surfeurs qui attendent la vague dans le brouillard. C’est assez comique quand on arrive d’un autre coin de la ville où le soleil brille haut et fort. Du coup, on se balade sous le gris en constatant effectivement qu’ici, c’est pour les riches, avec magasins de luxe, restaurants et tutti quanti. En fait, on n’ aime pas tant que ça (surtout qu’on venait principalement pour flâner au bord de l’eau) et on est plutôt content de retourner dans notre petit quartier plus populaire.

Lima

C’est ici que se termine le récit de nos premières semaines au Pérou… Un dernier article du voyage paraîtra la veille de notre départ, le 19 mars! Au programme, montagnes et océan du nord du pays!

Au plaisir de vous voir très bientôt! Hasta luego!

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Catégories : Info, Perou | 2 Commentaires

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