Russie

Sur les routes de Sibérie

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Une de la route sur l’île d’Olkhon (mise dans l’article) et celle d’un loulou noir !

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RUSSIA ahahaha !! (part 2/2)

Me revoici, nous revoilou! Je m’en étais donc arrêtée à Moscou…

Ainsi que je l’écrivais hier, nous avons aimé Moscou et nous étions un peu tristes de nous dire que nous l’avons si vite arpenté et pas beaucoup connu… mais il en est ainsi des voyages au long cours, il faut sélectionner car le budget n’est pas illimité et Moscou n’est pas spécialement bon marché. Mais nous reviendrons, voir l’université, d’autres points de vue de la ville et quelques musées un jour… L’avantage, c’est que la Russie européenne n’est pas si loin de chez nous!

Nous voici donc au grand matin, une grande étape de notre voyage, l’attente pour le transsibérien! Il partira à une heure de l’après-midi, à onze heures nous sommes sur les quais, patientant avec d’autres voyageurs… Le soleil brille à nouveau (il a fait magnifique et doux à Moscou) et nous sommes impatients car cette fois ça y est on part loin et longtemps! Et le voilà qui arrive, notre grand train mythique, il s’arrête et nous attend. Check des billets par wagon, toujours l’admirable organisation russe, à chaque wagon ses hôtesses! Nous voici à la recherche de nos couchettes (nous les avons choisies en hauteur pour ne pas être embêtés par les vas et vient des voyageurs la nuit et surtout pour éviter qu’on squatte nos banquettes le matin lorsque nous voulons dormir!), ça y est, numéro 22 et 24, il y a 6 couchettes dans notre compartiment. Nous sommes, bien sûr, en troisième classe et en troisième classe il n’y a aucune porte entre les différents compartiments ce qui donne un mélange de vie absolument détonnant! Nos premiers colocs de compart’ sont Ahsan, Valery, Anna, et une autre demoiselle dont j’ai été absolument incapable de retenir le prénom parce que je suis incapable de le prononcer honte à moi… Tout de suite ou presque on sent que ça va bien se passer, ce voyage de quatre jours que les Russes détestent apparemment en majorité! En effet, nos hôtes à Moscou, lorsqu’ils ont gentiment commandé les tickets par internet pour nous nous ont demandés: « Vous êtes VRAIMENT sûrs que vous ne voulez pas descendre entre Moscou et Irkoutsk? Parce que c’est long!! »

Non, on veut pas, nous on veut le Baïkaaaaaaal on se tient plus d’impatience et en plus, oui oui, on VEUT passer quatre jours dans ce train, expérience inédite du genre humain!

Liliya me fera remarquer: « Nous autres les Russes, on arrive pas à comprendre ce qui fait que vous, les étrangers, vous êtes tous impatients de prendre ce train! C’est quatre jours, c’est long et pas forcément confortable! ».

En fait je suis d’accord, mais parfois on est un peu maso (et fier après de se dire: et tac je l’ai fait HAN, même pas peur d’abord!) on VEUT le machin inconfortable, pas cher avec plein de bruits et de gens pendant quatre jours!

Bref, c’est parti les kikis, direction l’Asie! Je pense qu’au bout de même pas dix minutes, nous avons commencé à discuter avec Anna et Ahsan qui parlent anglais tous les deux. Anna est du nord de la Russie, près du cercle polaire (ça nous fait rêver aussi) et Ahsan est Afghan, réfugié au Turkménistan avec sa famille depuis quelques années. Ils sont gentils, intelligents et on a l’impression de se connaître depuis plus longtemps au bout d’un quart d’heure de discussion. Les deux autres ne parlent pas un mot d’anglais mais! Merci Anna, merci Ahsan (qui parle 6 langues) de traduire de l’anglais au russe, nous finissons par nous connaître! Valery est un monsieur d’un quarantaine d’année et la copie conforme de Jules-Marie (pour ceux qui ne connaissent pas ma famille, il s’agit du frère de ma mère:-) un gai luron adorable!) , dès que je l’ai vu je me suis dit « oooooooh on dirait Jules-Marie, je parie qu’on va boire de la bière je le sens il va pas rester au café! », quant à la jeune demoiselle-dont-je-ne-me-rappelle-pas-le-nom, elle est aussi très discrète, adorable et jolie!

Et… en effet! Au bout d’une heure, chacun sort ses petites provisions. Alors évidemment, et on le constatera encore dans les jours qui viennent, nous on fait pitié. On a pris des pâtes à chauffer dans l’eau bouillante (chaque train russe est équipé d’un « samovar », qui distribue de l’eau chaude à tout moment) et des biscuits pour le matin… Hum. Les Russes, eux, n’y vont pas par quatre chemins, ils sortent de leurs bagages fruits, légumes, pâtes grasses, thé, café, biscuits etc etc etc… et… Valery paf sort une bière! (AH!) Temps de pause du décapsulage. Temps de pause pendant qu’il nous regarde. Temps de pause tout court. Paf, il sort deux bières (je le savaiiiiiiiiis):-)) Evidemment qu’on dit pas non (de toutes façons on ne dit pas non à un Russe qui propose de la bière quand on est un étranger, c’est comme ça que les liens se créent:-)) ) Anna et demoiselle-sans-nom déclinent le breuvage, Ahsan refusera la première. Bon, nous voilà à trois en train de boire, sans parler le même langage mais pendant les 24h suivantes, je répèterai « DAVOY VIPIEM » (traduction phonétique belge du russe pour dire « santé! ») à tire larigot, Valéry exige que je trinque en le disant distinctement. Il me reprendra environ 200 fois, moi et l’accent russe hein… En plus, ça ne se dit pas pareil pour les hommes et pour les femmes, devinez le plus difficile? Bruno lui à juste à dire « DAVOY!!! » la partie la plus simple pff..

Nous passerons la première journée avec eux, mais Anna nous quittera tôt le lendemain matin et Valery tôt dans l’après-midi. Demoiselle-sans-nom et Ahsan restent avec nous jusqu’à Irkoutsk ou presque pour demoiselle-sans-nom. La soirée fut excellente, je pense que nous avons bu 6 bières (en demi je répète, les Russes ne boivent pas les 25cl). Je suis la seule fille à boire, évidemment et je t’invoque mentalement, Catherine Patris, pendant toute la soirée! Tu m’as manquée, tu aurais revendiqué la fête avec moi! Nous mangerons également la nourriture russe, il est hors de question pour Anna, Valery, Ahsan et demoiselle-sans-nom de nous laisser manger les bêtes pâtes à l’eau! Allons-y pour le caviar sur tartine beurrée, les cornichons et les patates sautées, sans parler des biscuits et des pains fourrés à la viande bien grasse qu’ils vendent dans le train!

Nous nous endormons rapidement (bienfait de la bière…) et le lendemain au réveil, Anna a déjà disparu nous laissant un mot tellement gentil que j’ai décidé qu’on irait la voir dans le nord un jour, c’est sûr! Nous nous tortillons sur nos couchettes, privilège du train où le temps s’arrête, tu peux passer ta journée à dormir si tu le souhaites! Mais je vois l’oeil de Valery nous surveiller, je le vois qui nous guette, l’oeil pétillant, c’est que lui aussi descend dans quelques heures et il a encore envie de nous « parler » via Ahsan… La veille, le seul mot qu’il a appris d’anglais c’est « exam!! » parce que pour lui il nous faisait passer un test de bière! Je pense que nous l’avons réussi haut la main! 20/20 à l’examen! Bruno n’est cependant pas très en forme la deuxième journée, que ce soit les bières, la chaleur du train ou la nourriture grasse de la veille, ou tout à la fois, il ne peut rien avaler pendant quelques heures. C’est ainsi que, lorsque nous descendons de nos couchettes vers midi (une heure de décalage supplémentaire pendant la nuit), Valery nous tend l’indispensable bière du petit déjeuner:-))) Bruno devient vert et s’enfuit et moi je fais signe à Valery que je vais d’abord me rafraîchir et on verra « après ». Tu parles Charles! Lorsque je reviens des toilettes et que je me re-hisse sur ma couchette me disant « baaaah il va m’oublier… » erreur ma vieille, il me tend la bière avec insistance et un grand sourire tellement gentil que je descend et capitule, allons y pour la bière au déjeuner! Ahsan m’expliquera que puisqu’il nous quitte dans deux heures, il tient vraiment à encore boire avec nous et discuter! C’est trop mignon, en plus c’est reparti pour le défilé de nourriture, quand les Russes insistent pour que tu manges c’est difficile de refuser! Mais c’est super bon, donc pas de problème, en plus ça m’évitera d’être saoule 30 minutes après mon réveil! Par contre, Bruno doit refuser, il est blanc comme un p’tit goéland et c’est demoiselle-sans-nom qui explique à Valery qu’il est malade et donc en gros « fous lui la paix avec tes bières et la bouffe! »:-)) Mais ça ne dure pas:-)) Au bout d’une heure, Bruno va mieux, il a mangé, l’estomac est en place, hop, opération bière round deux:-)) Valery est ravi!

Il nous quittera vers quatorze heures, on l’accompagnera tous sur le quai et c’est vraiment avec beaucoup d’émotions qu’on se sépare, le transsibérien c’est le train de l’amitié, en quelques heures de parfaits inconnus deviennent les gens les plus proches de toi car ils partagent la promiscuité, la nourriture, la bière, le sommeil avec toi… Et tu les aimes très fort pendant peu de temps finalement… J’ ai demandé à Valery « go to Irkoustk with us! Don’t leave us! » et il a vraiment réfléchi!:-) Mais il descend pour des raisons familiales importantes, avant de partir, je lui glisse le Graal, c’est-à-dire des noms de bières belges incontournables et indispensables et je lui fais comprendre via Ahsan qu’il y en a quelques unes en Russie, il faut qu’il goûte! Eux qui ne connaissaient pas la Belgique avant de nous rencontrer, les voilà servis!:-)  Il part en nous faisant de grands signes et c’est à présent vide sans lui, il prenait la place avec son grand sourire, son babillage russe tellement chantant et ses bières qui pleuvent plus vite que des gouttes de pluie!

A la place d’Hanna et Valery, deux messieurs, un qui ronflera toute la journée avant de nous quitter le soir et le deuxième qui nous accompagnera jusqu’à Irkoutsk, il est discret et très gentil, on ne saura pas son nom mais il est médecin et il nous comprend un peu lorsque nous parlons anglais et français! Nous avons également attiré à nous deux autres belges, deux limbourgeoises qui vont étudier à Irkoutsk. Nous parlons en Anglais ce qui a fait beaucoup rire Ahsan et Valery, que nous ne parlions pas la même langue dans notre petit pays. Sur le quai, à un des arrêts, nous rencontrons également Barbara, petit bout de femme française partie seule à la conquête de l’Asie et de l’Amérique du Sud pendant un an. Nous nous entendons immédiatement, elle est dans notre wagon, mais tout au bout et elle aussi est entourée de Russes qui veillent sur elle comme un dragon femelle veillerait sur ses petits:-) Elle a une babouchka et un protecteur russe qui ne la perdent pas de vue et attention à celui qui lui manquerait de respect! Les Russes sont adorables, gentils et c’est dans ce genre de voyage qu’on le remarque et qu’on le vit. Un bout de notre coeur est resté dans ce train, avec les souvenirs accrochés aux couchettes et au paysage qui défile…

Les trois jours suivants se passeront au fil des discussions avec Ahsan, Barbara et Tim (un autre français qui monte dans le train à mi-chemin). Nous écoutons les Russes rire de notre langage, nous vivons au milieu de sourires, des yeux qui pétillent de bonne humeur, de gentillesse et de curiosité à notre égard. Demoiselle-sans-nom et monsieur docteur veillent sur nous d’un oeil bienveillant et continue de nous proposer à manger et de grands sourires. Parler le même langage peut aider c’est certain mais lorsqu’on sent que le coeur parle avec les yeux, alors on sait qu’on est en confiance et l’on peut profiter de ce voyage exceptionnel…Tous ces gens que nous n’avons fait que croiser vivent à présent dans mon coeur jusqu’à la fin, jusqu’à ce que mes souvenirs meurent… Nous avons gardé les mails de Valery, Anna et Ahsan. Nous leur écrirons et leur enverrons les photos que nous avons pris ensemble. Ils ont tous repris leur vie, nous continuons le voyage mais pendant quelques jours, quelques heures, nos vies étaient unies, réunies, uniques et mêlées en un train magique qui nous emmenait à l’autre bout de la Russie, en Sibérie, en terre d’Asie. Je ne peux décrire le transsibérien avec nos émotions parce qu’il faut monter dedans et le prendre quelques jours pour comprendre. Si vous le faites, n’ayez pas peur et prenez la troisième classe. N’allez pas vous enfermer en première ou deuxième classe, là où les compartiments sont cloisonnés et où vous vous sentirez coincés peut-être avec des gens pas très agréables… Prenez la Vie, la vraie, la culture Russe brassée avec les étrangers, n’ayez pas peur, embarquez, embarquez, cela vous fera rêver et aimer…

Notre wagon!

Le train

On se quittera comme on s’est connu, très vite et avec beaucoup d’émotions. Ahsan nous attend sur le quai pour nous serrer virilement la main et nous serrer dans les bras, qu’à cela ne tienne je lui colle fémininement un gros bisou sur la joue  (je l’avais prévenu, c’est comme ça en Belgique!) on se promet de s’écrire, on le fera!

Et dans notre sillage, les pieds à Irkoutsk et la tête encore dans le transsibérien, nous entraînons Barbara avec nous dans notre périple jusqu’au Baïkal. Nous sommes ensemble jusqu’à Pékin après quoi, nos trajets vont différer un peu. Mais nous n’y sommes pas encore, chaque jour sa saveur d’Asie… Nous resterons une nuit à Irkoutsk, dans une auberge du bonheur où nous ne rencontrons que des gens sympas et de partout dans le monde. Irkoutsk est un point où tous les voyageurs du transsibérien se rejoignent, ceux qui viennent de Chine, de Vladivostok et de Moscou! La plupart font comme nous, départ le lendemain matin pour l’île d’Olkhon, d’où la vue sur le Baïkal est apparemment la meilleure!

Irkoutsk

Nous voilà à dix dans un petit bus pour un trajet de cinq heures (pfff c’est court, trop facile:-) ). C’est ici que nous expérimentons la conduite russe. La conduite sauvage. La conduite brute. La conduite rapide et assurée des gens de Sibérie habitués aux plaines sauvages, désertes et aux routes-sentiers. Nous cahotons, nous bifurquons, nous rigolons:-) Nous ferons un transit par bateau pendant une vingtaine de minutes, le Baïkal n’est pas encore gelé, mais à la nage c’est un peu trop froid quand même! Nous voilà sur l’île, nous arriverons enchantés, ça y est le Baïkal est sous nos yeux! Nous sommes logés dans une auberge réputée, pension complète. Ce n’est pas bon marché pour la Russie, mais cela reste raisonnable et puis le paysage vaut tous les euros du monde! Nous resterons trois jours et nous allons tous simplement en prendre plein la vue… Premier jour, nous nous baladons, nous rêvons en haut des rochers et nous faisons connaissance avec les chiens sauvages de l’endroit. Contrairement à ce que beaucoup peuvent penser, ils ne sont pas dangereux, ils sont nourris par les gens de la « ville » Khoujir. Et ils sont beaux!

Un des Loulou!

Vous vous en doutez hein? Je les appelle tous « Loulou » parce que vraiment ils me rappellent tous mon gros lapin, ils ont le même regard fier, la même tête avec cette espèce de pedigree des chiens sauvages que personne n’arrive jamais vraiment à dompter… Et puis ils sont gentils, protecteurs et joueurs bref des Loulou!! Mais le vrai, l’unique me manque toujours autant…

Le deuxième jour, c’est parti pour l’excursion du nord de l’île. Si vous vous renseignez un peu, vous verrez que Olkhon est un lieu réputé sacré et un centre  du chamanisme. Nous verrons lors de notre excursion de hauts lieux de prières et de légendes, les rochers des trois frères, le rocher de l’Amour (célèbre pour ses pouvoirs de fertilité), d’innombrables arbres de prière et également le reste d’un goulag… il n’en reste rien, juste le dessin sur le sol via les structures, mais comme toujours on sent le lieu chargé du passé, bon-papa j’ai pensé à toi, un autre côté de l’inhumanité, les goulags de Staline sur ces lieux froids et isolés de tous…

Et bien sûr… les paysages… impossible de vous décrire le Baïkal. Aucun mot ne peut résumer sa grandeur, sa beauté, sa magnificence sur la terre. Aucune émotion ne peut se transmettre lorsqu’on se trouve face à lui, le respirant, le touchant du haut des rochers et de ses plaines désertes… Le Baïkal, j’en suis persuadée, est un des plus beaux endroits au monde, calme, serein, empli de prières et de sérénité… Le Baïkal, il faut le voir, il faut marcher le long de ses plages et de ses terres… Il faut regarder les chevaux, les vaches se balader, courir librement à ses côtés car ici, ce n’est plus l’être humain qui domine, c’est la nature qui vous envahit… Je sais que nous avons choisi une excellente période, sans trop de touristes, et nous en sommes heureux. En été, l’endroit est envahi, on peut y camper et le charme doit être amoindri… Ici, dans notre excursion à trois avec quatre grands finlandais taiseux (impossible de leur soutirer un mot mais ils savent sourire:-) ), et deux mamans françaises aventurières, nous pouvons respirer et ressentir… Parfois, on croise d’autres jeeps avec d’autres touristes mais c’est tellement grand, il y a tellement d’espaces qu’on arrive à se sentir toujours en harmonie avec le paysage et chacun respecte le ressenti de l’autre… Tout le monde est bercé par la magie, l’énergie de l’eau claire, limpide et scintillante du lac… Le soleil était de la partie, lorsque ses rayons rentrent dans la danse et se reflètent sur le lac, on se dit qu’on vivrait bien là, sans bouger, pour l’éternité…

Instants éternels que nous n’oublierons jamais…

Une des vues…

Je tiens également à saluer, plus prosaïquement, la conduite de notre chauffeur, les photos vous montreront les « routes » il a conduit comme un pro, on a fait des bonds dans tous les sens mais voilà quelqu’un qui sait conduire! Nos routes goudronnées vont nous paraître bien fades désormais et les autoroutes belges des promenades de santé!

Sympa la route non?

Le dernier jour, nous resterons à trois le long du Baïkal, sans personne d’autre sauf les chiens qui veillent sur nous. Nous osons avancer dans l’eau, Monsieur Baïkal j’aurai voulu me baigner, vraiment mais là c’était trop froid pour moi!

Je pense que l’eau n’était pas à plus de trois ou quatre degrés, selon la légende russe,s’y baigner rallonge l’espérance de vie de 5 ans, moi je m’y suis mise presqu’à moitié, jusqu’en haut des cuisses, j’ai gagné deux ans et demi vous croyez?

Autre particularité de l’île, il n’y a pas de douches. Nous tâtons des bania, les saunas russes! Pour nous, ils sont emménagés, nous restons dans le sauna et ensuite, nous attendent un immense bac d’eau froide et un robinet d’eau chaude nous pouvons mélanger les deux ou tester l’eau froide! C’est excellent pour la santé, Bruno et moi on ne se dégonfle pas, chacun a pris une grande barquette, l’a remplie d’eau froide et… une…deux…trois PLAAAAAF sur la tête, les épaules et le torse et le reste… on recommence l’opération quelques fois et nous prenons de temps en temps un peu d’eau tiède pour réchauffer un peu tout de même (Bon, je reprend sous la remarque hautement virile de Brubru, LUI n’a mis que de l’eau froide. Bien. Ce garçon fera un vrai Russe un jour, vous verrez!). Mais croyez-nous, ça fait du bien! Le sauna fait transpirer la peau, l’eau froide nous revigore et lorsqu’on sort de là, on se sent frais, propre et prêt à vaincre l’univers! Mais ce n’est rien à côté des Russes, les vrais, les durs. Un jeune homme rencontré à l’auberge nous racontera qu’il en a vu se jeter dans le Baïkal à la nuit tombée et s’y flageller après être resté plusieurs temps dans le sauna. Je savais que cette coutume existait, les Russes adorent ça, ça revigore et fouette le sang (au sens propre comme au figuré) et j’aurai voulu y assister, tant pis j’en aurai au moins entendu parler…

Nous assisterons à un concert également, un vieux monsieur joue dans l’auberge, il appartient à cette île et entonne des chansons russes, anglaises, françaises (jo dassin encore bien!), espagnols pour nous faire plaisir, à nous tous venus d’ailleurs! Une dame prend sa suite et sa voix un peu enrouée par le froid nous chante des songes russes sous la nuit qui s’avance…tant de rencontres d’un instant qui se figent à jamais dans le temps…

Le soir venu, nous partirons jusqu’au Baïkal y regarder les étoiles… Les plus belles et les plus nombreuses que j’ai jamais vu auparavant… Cet endroit n’a pas d’obstacles, le ciel est ouvert pour nous, il n’y a presque pas de lumières autour de nous, juste le rougoiement d’un feu sur la plage, quelques lumières de la petite ville, mais si peu (l’électricité y coûte très cher)… Rien sauf Barbara, Bruno et moi et Croc Blanc (oui un Loulou blanc et doux, voire la photo ci-dessus) sous les étoiles, sous le ciel dégagé… Nous nous allongerons dans le noir pendant plusieurs minutes, Loulou Blanc s’affalera à côté de moi (au grand dam de Bruno dixit l’intéressé « Il-a-piqué-ma-place! »:-) ) et nous ne bougerons pas, sous le vent froid, les lueurs pâles et multiples de beauté scintillantes, étincelantes au dessus de nos petits êtres, si petits sous la voie lactée et le firmament… Grand frère tu le sais, il ne manquait que toi à mes côtés;-)

Allez encore une 🙂

Et c’était le dernier jour au pays de l’intemporel… Nous voilà le lendemain de retour vers Irkoutsk et de là, nous sauterons quelques heures plus tard dans un train qui nous mènera vers Oulan-Oudé, d’où nous prendrons un bus vers la frontière… Mongolia… Russia… Mais ceci est une autre histoire…

Lac Baikal

Russie, chère Russie, nous reviendrons et laisse nous te dire merci. Nous te connaissons si peu, mais nous t’aimons déjà. Merci pour ta culture, tes habitants et leurs coutumes,tes jolies femmes juchées sur leur hauts talons, tes babouchkas rondes au yeux remplis de tendresse et aux poches remplis de vivres…Tes hommes et damoiselles qui aiment la bière parfois pour leur perte, parfois pour de jolis moments chargés de chaleur russe et d’amitié…merci pour leur gentillesse, leur curiosité. Merci pour les rencontres, les paysages, ton alphabet incompréhensible, merci pour les dorures des immeubles qui scintillent sous le soleil, merci à votre côté soviétique, unique, chargé d’histoire, parfois de douleur parfois de terreur mais aujourd’hui qui semble plus heureux et épanoui… Merci pour le transsibérien, pour tes paysages enchanteurs, parés de l’automne aux mille couleurs. Merci pour la Vie, merci Monsieur Baïkal qui a transformé un rêve en un magnifique souvenir… Merci…il nous reste tant à voir de toi, en Sibérie et au Nord, notre vie est un voyage infini…

Je vous laisse les amis-famille, nous avançons, nous nous aimons, nous rencontrons, nous vivons… Ce n’est plus nous seulement qui faisons un voyage mais ce sont tous ces instants, ces moments, ces gens, ces paysages qui le font avec nous… Autant de souvenirs figés pour autant de moments à vivre en avant, à respirer, à incorporer… La Vie est un Voyage et le Voyage est la Vie peu importe celui que l’on choisit…

Gros bisous à vous, soyez heureux, épanouis, aimez la Vie!

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Priviet, dasvidania, spasiba et bla et bla et bla RUSSIA!! (1/2)

Nous voici donc à un tournant de notre voyage, le début de l’aventure asiatique via les pays de l’est, la remontée vers Riga (capitale de la Lettonie) et enfin le passage tant attendu vers St Petersbourg!

Nous quittons Vienne le 5 septembre et nous embarquons dans le bus à 5h45 du matin. Nous sommes un peu hagards, d’ailleurs les tickets sont…en russe… donc nous n’y comprenons pas grand chose, le chauffeur de taxi s’indigne pour nous que ce ne soit pas AU MOINS écrit en allemand pour qu’il puisse nous aider! Mais pas de problème, le bus arrive, nous avons droit à une charmante hôtesse grande et blonde à l’image des gens de l’est. Nous serons pendant les 30h suivantes confortablement installés dans ce bus. En tout cas, le mieux possible, nous arriverons même à dormir et l’hôtesse sert  à manger  contre quelques menus euros (rien de très cher). Nous avons une légère surprise Bruno et moi, en effet nous n’avions pas lu correctement le détail de l’itinéraire (pourtant là écrit en anglais). Bruno est persuadé que nous remonterons de Vienne à Riga en 6h top chrono… Après quelques heures de route il nous devient évident qu’à moins que le bus ne se transforme subitement en avion de ligne, nous mettrons bien plus longtemps pour atteindre le nord… J’ai l’idée de lui demander « Mais t’es sûr que sur les tickets il est noté qu’on arrive le 6 à St Petersbourg?? » réponse de l’intéressé « Heu bah oui, je crois attends tu me fais hésiter… »

Temps de check du billet….

Marmonnement de maître Brubru: « heuuu… en fait ouais non, on arrive le 7 au matin… »

Ah!:-)

Pas de problème, c’est juste drôle de se dire qu’on y passera du temps dans ce bus, nous devons néanmoins prévenir notre couch surfeur qui nous attend à St Petersbourg que nous arriverons juste avec 24h de retard… Ca nous apprendra à ne pas bien lire!

Le 6 donc, nous voilà à Riga vers 11h du matin.(Commentaire de Bruno à cette ligne: « Mais non on est arrivé le 7 »

moi (regard désespéré): « mais noooon le 7 c’est la Russie!  »

lui « attend je vérifie! »

moi (regard de plus en plus désabusé): « c’est ça oui… »

Bru: » bon, je retourne à ma bière… »

Nous avons une attente de 9h avant d’embarquer dans un autre bus qui nous emmène dans le territoire russe! Nous passerons la journée à déambuler dans la ville, très sympathique au demeurant. Ce n’est pas bien grand mais c’est joli et chargé d’histoire, les rues sont larges en extérieurs et plus étroites dans le centre, il y a un fleuve qui y passe, le soleil brille et nous sommes de bonne humeur, la Russie n’est plus très loin! Nous finirons l’après-midi dans un café, triant les photos et buvant des bières lettonnes… très bonnes! 🙂

Riga

A neuf heures du soir, ça y est, nous embarquons dans le car russe… Et nous voilà en Russie! En effet, plus personne ne parle anglais (surtout pas l’hôtesse, russe c’est russe!)  . Dix minutes après le départ, ladite hôtesse nous met d’ailleurs un film en russe (sans sous titres bien sûr) à un volume pour le moins concurrentiel avec celui d’un avion de chasse… Protestations des grands-mères russes du car. Je pense que je peux comprendre le russe quand elles disent « y en a qui veulent dormir ici! »… Rien à faire, l’hôtesse russe tient mordicus à son film russe au volume d’avion de chasse. De plus, nous sommes tous censés avoir des plaids (ça caille un peu dans le nord de l’Europe) mais Bruno et moi en sommes dépourvus. En effet, l’hôtesse russe confortablement installée dans deux fauteuils a pris le nôtre. La dame derrière nous se sacrifie et nous fait comprendre qu’elle a bien chaud dans ses multiples couches d’habits, elle nous cède son plaid. Gentille dame, frustration de ne pas se comprendre, elle parle russe ( ah bon?) et…allemand! (Elle travaille en Allemagne). Popo où es-tu?? C’est dans les bus de touristes qu’il faut des traducteurs!

Après quelques heures, nous arrivons… à la frontière! Hop, tout le monde dehors, inspection des passeports et des bagages. Je suis de mauvaise humeur, il est une heure du matin et je déteste les passages de frontière. Mais bon, comme personne ne parle anglais, les douaniers ne t’embêtent pas et ne t’adressent pas la parole. Ils se contentent de regarder ton passeport, vérifient ton visa et hop hop un cachet russe de tamponné! Nous avons également droit à un divertissement, un petit renard a décidé de venir nous dire bonjour, il se faufile dans la soute à bagage et, pas du tout farouche, se glisse entre tous les voyageurs, sans doute espérant un bout de nourriture… Je suis émerveillée:

Elo regardant Bru: « regaaaaarde on dirait Loulou, c’est les mêmes oreiiiiilles! »

Bru (regard blasé): « mais oui mais oui… »

La plupart des voyageurs le trouve aussi très mignon et d’ailleurs quelques uns dégainent un appareil photo clic-clac et… hurlement des douaniers russes, traduction simultanée  « Qu’est ce que c’est que ce bordel, c’est la frontière ici, pas de photos, montrez moi ça tout de suite! » bégaiements du pauvre jeune homme pris en faute grave, il doit effacer les photos du mignon petit renard… qui finira par être chassé par les douaniers, nom de dieu il dissipe la discipline russe qu’est ce que c’est que ça! (traduction belge simultanée).

Nous voilà donc en territoire russe. On se rendort bon gré mal gré jusqu’au lendemain. Je verrai le soleil se lever sur le pays c’est vrai que c’est beau par ici… Mais quand nous arriverons à St Petersbourg, il pleut et nous sommes fatigués. Je ne tombe pas immédiatement sous le charme, nous sommes surtout concentrés sur le trajet à prendre pour arriver chez Arthem, notre premier couch surfeur. Heureusement, le métro est très bien indiqué et les directions à prendre aussi. Nous arriverons chez lui vingt minutes plus tard, il nous ouvrira après quelques tentatives d’appels ratés (je pense que nous l’avons réveillé…). Il est très gentil et nous avons une pièce pour nous! Nous trouverons le courage d’aller nous balader presque directement dans St Petersbourg, mais nous rentrerons vers 17h chez Arthem. Il a plu une bonne partie de cette journée, nous avons marché pendant deux heures avant de nous arrêter dans un café-restaurant où nous resterons jusqu’à ce que la pluie cesse. Ensuite, nous nous rebaladerons encore une heure avant de rentrer, le charme de la ville commence à agir… Nous avons vu l’Hermitage et la Cathedral of our Savior (celle que tout le monde peut voir sur les photos de publicité de St Petersbourg) et nous sommes baladés le long du fleuve. Le soir venu, nous discuterons beaucoup avec Arthem, mangerons nos premières pâtes russes et profiterons de la soirée (et boirons nos premières bières russes…) Nous nous coucherons vers minuit et le lendemain nous nous réveillerons à midi! Ca ne nous était pas encore arrivés depuis le départ, preuve que nous avions vraiment besoin de sommeil…Il y a également deux heures de décalage désormais et l’air de rien nous le sentons.

Vers quatorze heures, nous quitterons Arthem, il a en effet planifié son week-end avec des amis et nous ne voulons pas nous imposer. Nous avons réservé deux lits dans une auberge de jeunesse dans le centre de St Petersbourg. Petite surprise, nous arrivons à l’adresse mentionnée par le site, nous sommes en effet accueilli par une dame russe au grand sourire qui nous tend un téléphone (elle ne parle pas anglais of course)… Et au bout du téléphone, Bruno entend une voix mâle et virile lui expliquer (en anglais cette fois!) qu’il faut d’abord que l’on paye une taxe de logement avant d’être redirigé vers notre logement… Bon. On paye donc chacun l’équivalent de 6 euros (la voix mâle et virile ayant expliqué à Bruno que c’est au cas où, si la police nous arrête nous devons être enregistrés quelque part et avoir payé cette taxe. Ouais.) Nous finirons donc, après avoir retrimballé nos carcasses dans la ville par arriver au bon emplacement vers 4h de l’après-midi. Il y a peu de monde, Bru et moi avons tout le dortoir pour nous seuls, le grand luxe! Après avoir posé nos affaires, direction les rues de St Petersbourg pour la deuxième journée! Nous irons jusqu’au grand parc où brûle la flamme éternelle, le soleil brille, c’est bien plus joli ! En plus on a droit à des militaires en parade, sûrement un rassemblement pour faire de la pub pour l’armée. Certains posent très fièrement avec des beaux fusils… Mais vers vingt heures, nous sommes à nouveau crevés et après avoir déniché un petit supermarché nous rentrerons à l’auberge passer une soirée paisible et reposante. Le lendemain est notre dernier jour à St Petersbourg et nous avons décidé de traverser le fleuve pour aller visiter l’autre côté. C’est dimanche, le soleil cette fois va briller toute la journée et nous allons comprendre pourquoi St Petersbourg est une pépite russe… Quand le roi du ciel décide de briller, c’est tout St Petersbourg qui s’éveille, chaque rayon se répercute sur chaque dorure,  chaque partie colorée de cette magnifique ville. St Petersbourg se vêt de ses plus beaux atours pour le plaisir de nos yeux… Ce dimanche sera simplement magnifique, nous marcherons toute la journée, visitant un parc et le jardin d’été de Peter (de son nom de famille Bourg, et fondateur de la ville:http://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Ier_de_Russie), déambulant parmi les statues (d’inspiration italienne…nous qui pensions être loin de l’Italie:-) ). Nous traverserons le fleuve et nous retrouvons dans la partie des cathédrales les Paul and Peter Fortress, c’est toujours aussi beau (bien qu’il y ait beaucoup de travaux, Bruno et moi sommes poursuivis par les rénovations de bâtiments), ensuite direction l’immense théâtre Ploshchad tout en longeant le fleuve, nous arrêtant pour manger nos tartines et admirer le paysage, déambulant tranquillement… Après l’immense théâtre, nous irons jusque devant la Cathédrale Saint Nicolas (du nom du grand tsar) et puis nous rentrerons, fatigués mais heureux et étourdis de cette première ville de Russie…

Saint Petersbourgh

Le lendemain, direction Moscooooow, via un train qui nous y mène en dix heures. Nous sommes très fiers d’avoir réussi notre réservation par nous même au guichet (à grands renforts de gestes et notes sur les heures).  Nous sommes en deuxième classe, plus de place en troisième, les trains pour Moscou sont bondés très rapidement. Nous sommes dans un compartiment avec une demoiselle qui, bien que ne parlant pas anglais, nous offre très rapidement des bières avant de s’endormir paisiblement sur sa couchette. Oui, les Russes boivent! Et ils sont généreux, nous ne pouvons jamais offrir quoi que ce soit. Nos dix heures se passeront tranquillement, car nous nous endormons également (la bière fait toujours son petit effet)… Une fois réveillée, notre compagne nous vide quatre bières en moins de deux heures… avant de se rendormir! Je précise qu’en Russie, les cannettes sont des demi, nous apprendrons par nos hôtes à Moscou que celles de 25cl ne se vendent pas et ont été retirées du marché,… parce que-selon les dires de nos hôtes- « Les Russes boivent pour être bourrés, par pour goûter la bière ». C’est vrai que la saveur n’est pas la même qu’en Belgique mais quand même…

Nous arriverons à Moscou à 10h du soir, ce que je n’aime pas, j’ai toujours détesté me retrouver dans une grosse ville en pleine nuit, sans connaître les directions ni les transports… Heureusement, Liliya et Sergueï, nos hôtes russes, nous ont écrit un plan détaillé jusqu’à leur maison, qui se situe dans la banlieue de Moscou. Après quelques instants d’égarements (et d’énervements) nous finissons par trouver le bon train qui nous mènera jusqu’à eux. Nous arrivons à 23h30 chez eux et ils nous attendent avec un grand sourire, avant de nous montrer notre chambre. Nous les avions prévenus de notre arrivée tardive et ils sont absolument adorables. Liliya est enceinte et belle comme un coeur à côté de son grand mari au caractère plus réservé mais tout aussi gentil. Ils nous hébergeront trois nuits et deux jours. Le lendemain, nous quittons la maison en même temps qu’eux, vers neuf heures, nous voilà partis pour notre première journée moscovite! Nous marcherons pendant une grosse heure dans les rues avant d’arriver sur la place Rouge… qui n’était pas vide! On se tordra le cou à admirer toutes les structures du Kremlin à l’extérieur des murs, avant de se décider d’y rentrer! Il faut payer mais après tout on est pas tous les jours à Moscou! Nous prenons le tarif le moins cher, et passerons la fin de l’après-midi à explorer les cathédrales que recèle le Kremlin. C’est très intéressant, on y apprend l’histoire des Tsars et l’orthodoxie. Il fait beau, nous rentrons chez nos hôtes avec de belles impressions. Un autre aspect de la vie moscovite est également son métro qui est, littéralement et à toute heure, BON-DE! Il y a au moins cinq cents personnes qui bougent en permanence dans tous les sens et attention! Les russes ont cette mentalité d’avancer en fixant droit devant eux le but à atteindre et pas question de s’arrêter avant! J’ai une fois commis l’erreur de stopper en haut des escalators pour regarder les arrêts, PAF une seconde plus tard, le jeune qui me suivait me percutait assez violemment, oui à Moscou on ne s’arrête pas, on avance!

Le deuxième jour, direction Gorky Park! Scorpions en tête, nous déambulons à nouveau, passant devant la statue de Peter Colombus (petite note historique: à l’époque, les Russes avaient envoyé une énorme statue de Christophe Colomb à l’Espagne, statue qui a été refusée-relations diplomatiques bonsoir!- ladite statue a donc été décapitée et la tête de Colomb fut remplacée par celle de Peter the Great (fondateur de St Petersbourg et grand conquérant Russe). Nous verrons également le parc recelant les vieilles statues de l’empire Leninien et Stalinien. Lenine est d’ailleurs toujours aussi présent dans la ville, on tombe sur lui en permanence… Et dans le parc, les anciennes statues sont entretenues avec amour… allez comprendre la mentalité russe… Liliya me dira cependant que les gens se préoccupent désormais moins de Lénine mais que les jeunes gauchistes font un retour vers l’époque de Staline.. Finalement Poutine hein… où est le moindre mal?

Souvenir souvenir…

C’est déjà notre dernier soir à Moscou, nous ne voulons pas abuser de l’hospitalité de nos hôtes, lorsqu’on fonctionne par couch surfing, deux à trois nuits sont raisonnables, plus devient un peu de l’intrusion. Mais Liliya et Sergueï nous auraient bien gardé plus longtemps, nous reviendrons un jour… Moscou est mobile, ne dort jamais et il y a temps à y voir! Nous avons aimé la connaître mais je ne supporterai pas d’y vivre, ni Bruno. Il y a trop de monde, de bruits. C’est le New York soviétique, mais nous l’aimons tout de même…

Cependant, l’appel de la nature, du transsibérien et du Baïkal est le plus fort, nous sommes curieux d’avancer…

Moscou

La suite au prochain épisode, je m’arrête ici pour ce soir, il y a encore tant à raconter et ma tête et mes mains commencent à fatiguer…

A ciao bonsoir les amis-familles! A demain pour la suite!

Catégories : Russie | 5 Commentaires

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